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La respiration n'est pas sous notre contrôle, elle se fait malgré nous. Je vois des yogis pratiquer le pranayama, qui travaillent à maîtriser le souffle, comme les Hommes cherchent à maîtriser le cours des fleuves, en les enfermant entre des digues de béton. Mais, ils ne devraient pas faire ça, ils ne devraient pas chercher à maîtriser le souffle.

satsang de sri hans Yoganand ji sur La Voie, la spiritualité,  la méditation, le pranayama et le souffle.
Méditez en vous laissant aller, ne cherchez pas à maîtriser le souffle

 

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Le Saint-Nom est une technique de méditation qui donne comme objet de méditation les deux sons de la respiration. Il ne s'agit pas d'un mantra que l'on répète mentalement ou à haute voix, il suffit d'écouter attentivement.

 

 

Beaucoup de maîtres éveillés du passé enseignaient cette même technique, ainsi que les trois autres de La Voie. Disparus, ses disciples leur sont restés fidèles et les disciples de ces disciples, qui avaient connu le maître vivant, puis les disciples des disciples des disciples et ainsi de suite, jusqu'à ce que l'enseignement vivant du maître disparu se soit transformé en religion, comme le bouddhisme, le taoïsme, le sikhisme, le christianisme, le jaïnisme, le vishnouisme, etc.

 

 

Alors les techniques de méditation se sont transformées, car la référence avait disparu et la sadhana* de ces anciennes voies spirituelles (màrga) s'est fragmentée, en karma-yoga, bhakti-yoga et jnana-yoga, par exemple. La sadhana, enseignée par le maître vivant, était faite de trois pratiques qui, une fois le maître disparu, sont devenues trois chemins différents. Si vous séparez les pieds du tabouret, il ne tient plus debout !

 

*Sadhana : mot Sanskrit signifiant : « Ce qu'il faut faire » et désignant l'ensemble des pratiques d'une voie spirituelle (màrga).

 

 

 

Maître parfait ou satguru

 

 

 

Aujourd'hui, vous avez des maîtres indiens qui se disent satguru sans être éveillés ou qui se disent éveillés sans l'être en vérité. Je ne dis pas qu'ils mentent aux autres, mais ils se mentent à eux-mêmes. Le mot éveillé n'est pas déposé et il n'a pas qu'une seule acception. Le mouvement woke vient de là ; les wokes se considèrent comme éveillés. Gautama, des Sakyas, était un éveillé ou buddha. Il n'était pas un woke. Pour connaître l'éveil, celui des buddhas, il faut être passé par le nirvikalpa samadhi.

 

 

Aujourd'hui, un maître éveillé, qui a connu ce samadhi, ne peut pas dire qu'il est un éveillé. S'il le dit, on lui répond : « Un vrai éveillé ne dit pas qu'il est un éveillé ». Si vous me demandez, « Êtes-vous un éveillé ? », je ne vous répondrai pas. Pour autant, est-ce que ça signifie que je suis un vrai éveillé ? Je ne vous répondrai pas. Jésus a dit* que l'on reconnaît un arbre à ses fruits. Quels sont les fruits, ou le fruit d'un maître ? Son enseignement.

 

*« Un bon arbre ne produit pas de mauvais fruits, ni un arbre malade de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à ses fruits : on ne cueille pas des figues sur des buissons d'épines et l'on ne récolte pas du raisin sur des ronces. » (Luc, 6:43)

 

 

 

Précision de la technique

 

 

 

Pour en revenir à la technique du Saint-Nom, une des quatre de La Voie, je vous redis qu'elle est précise. Quand on s'installe en méditation formelle, sur son coussin ou son zafu, on écoute les deux sons, attentivement. On n'y pense pas, simplement, on écoute, comme on écoutait un album de « Génésis », par exemple, ou de « Yes », au casque, les yeux fermés. Sauf que pour la méditation, il n'est pas nécessaire d'avoir fumé de l'herbe, du hachisch ni d'avoir sniffé de l'éther !

 

 

Parfois, on force un peu les deux sons, pour mieux les entendre, mais au bout d'un moment, dans une phase plus profonde (dhyana) on respire tout à fait normalement et l'on écoute, passivement, comme étranger au phénomène. Alors, la respiration semble commencer et finir en dehors de nous et puis ne plus exister*. Pourtant, on doit bien respirer, sinon on mourrait ! Les pensées ne sont plus une gêne pour nous, pas plus que seraient gênants des nuages qui passent dans le ciel et que l'on ne regarde pas.

 

* « Cela étant (la maîtrise de la position), le souffle se fait imperceptible. La respiration est lente et subtile, elle commence et se termine hors du corps. Quatrièmement, la notion de souffle disparaît. Alors est retiré le voile cachant la lumière. » (Yogasûtra, 2.49/50/51/52)

 

 

 

 

Se soumettre au souffle

 

 

 

La respiration n'est pas sous notre contrôle, elle se fait malgré nous. Je vois des yogis pratiquer le pranayama, qui travaillent à maîtriser le souffle, comme les Hommes cherchent à maîtriser le cours des fleuves, en les enfermant entre des digues de béton. Mais, ils ne devraient pas faire ça, ils ne devraient pas chercher à maîtriser le souffle. Laissez-vous maîtriser par le souffle, soumettez-vous à lui, écoutez-le sans intervenir, voilà comment le pranayama était pratiqué du temps où les maîtres éveillés vivaient.

 

 

Des livres savants vous disent de faire de telle manière que vous maîtrisez le souffle ? Ils se trompent. Ils ont été rédigés par des gurus éminents ? Étaient-ils des éveillés ? Vous n'en savez rien ? Évidemment, pour le savoir, il faudrait que vous soyez éveillé. Considérez l'enseignement et voyez celui qui vous semble le plus pertinent sans vous fier à la réputation du maître qui le propose. On reconnaît un arbre à ses fruits.

 

 

L'Homme n'aime pas ne pas contrôler les choses. Voyez, quand vous êtes passager dans une auto et que vous freinez dans le vide, à l'entrée d'un virage ! Pourtant, il faut se soumettre à la béatitude, pour y pénétrer. Vous, les disciples, qui avez eu la Révélation des quatre techniques, que je vous ai donné, pratiquez-les comme je vous l'ai montré. Si vous avez un peu oublié, demandez-moi une révision.

 

 

Le Saint-Nom peut aussi être entendu ailleurs que sur son coussin de méditation. On peut l'entendre tout en faisant ce que l'on a à faire, durant la journée. C'est ça le service, que Lao-Tseu nommait Wu Wei ou « non-agir ». Si vous n'entendez pas les deux sons, concentrez-vous sur la respiration et revenez aux deux sons dès que possible. Faites les choses au rythme du Saint-Nom, si possible.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #Satsang, #LaVoie, #HansYoganand, #méditation, #pranayama, #SaintNom, #spiritualité, #spirituality, #yoga, #respiration
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