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L’étymologie du verbe « obéir », est, dans l'ordre, latine, grecque et sanskrite. Pour le latin, « obéir » vient du verbe « oboedire », signifiant « prêter l'oreille », dérivé de « audire », signifiant « entendre ». Le verbe latin « oboedire » vient du grec « aiô », « aisthanomaï », signifiant « percevoir par les sens », « percevoir par l'intelligence », « comprendre ».

Satsang de sri hans Yoganand ji sur l'obéissance. Spiritualité et La Voie, hulmilité et obéissance.
Savez-vous véritablement ce que le verbe obéir signifie ?

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

 

L’étymologie du verbe « obéir », est, dans l'ordre, latine, grecque et sanskrite. Pour le latin, « obéir » vient du verbe « oboedire », signifiant « prêter l'oreille », dérivé de « audire », signifiant « entendre ».

 

 

Le verbe latin « oboedire » vient du grec « aiô », « aisthanomaï », signifiant « percevoir par les sens », « percevoir par l'intelligence », « comprendre ».

 

 

La parenté du grec « aiô », entendre, percevoir, et du grec « aisthanomaï » conduit à rapprocher le sanskrit « avih » (« évidemment », « ce qui est manifeste ») au sens de « ce qui est entendu ».

 

 

Le mot « obéir » a, aujourd'hui, un autre sens, néanmoins n'oubliez pas que l'étymologie est l'origine des mots. Quand l'usage fait qu'un mot est devenu flou, que chacun lui donne le sens qu'il veut, retourner à son origine permet de faire un « reset ».

 

 

 

Parti-pris

 

 

 

Aujourd'hui, le mot « obéir », la notion même d'obéissance est considérée comme péjorative, sauf dans l'armée, l'entreprise et les ordres religieux. Les jeunes générations n'aiment pas l'obéissance, pas plus que les devoirs. Ils préfèrent la liberté (qui n'a jamais existé) et les droits.

 

 

Aujourd'hui un guru est un gourou, un escroc mégalomane et dangereux et l'on découpe le « moi » en de multiples tranches. C'est ainsi qu'il n'y a plus seulement des hommes, des femmes et des homosexuels (sans compter les « bi »). Facebook propose cinquante-deux nuances de genre.

 

 

Aujourd'hui, il y a des gentils éveillés (wokes) et des méchants fascistes. Autant les choses se sont compliquées, en matière d'identité, autant, en matière morale et politique, les choses se sont simplifiées. La clarté, la vérité n'y gagnent pas.

 

 

Beaucoup d'occidentaux, à l'origine chrétienne, ne croient plus en Dieu, ou ils ont foi en « mère nature », « Gaïa » et se tricotent une spiritualité à leur convenance. Moins on a conscience d'être l'âme et plus on croit être nos pensées, nos concepts, notre corps et notre identité de genre. L'avantage de l'âme, c'est qu'elle est comme les anges ; elle n'a ni sexe ni genre.

 

 

Une personne qui obéirait aux préceptes d'un guru serait vue comme folle, endoctrinée, perdue et innocente victime. Toutefois, si l'on considère le « guru », comme il l'a toujours été en Inde, comme un maître éveillé et bienveillant et que l'on donne au mot « obéir » son vrai sens, qui est de comprendre, alors c'est une autre affaire. Une personne qui comprend les paroles d'un maître éveillé, par son intelligence et qui se conforme à une sadhana, c'est-à-dire aux pratiques d'une voie spirituelle, évolue spirituellement et sait où trouver la paix.

 

 

 

L'âme, le mental et le corps

 

 

 

Pour Cicéron (106-43 av. J-C), dans les « Tusculanes », « Le corps doit obéir à l'âme comme le maître commande à l'esclave, le général au soldat comme le père à son fils. », « Haec ut imperet illi parti animi, quae oberire debet, id vivendum est viro. » Le mental aussi doit obéir à l'âme.

 

 

Si l'Homme était fait d'une seule pièce et qu'il connaissait parfaitement cette pièce, ça poserait peu de problèmes, mais ce n'est pas le cas : l'Homme est composé de plusieurs parties, telles que le corps, le mental et l'âme. À quelle partie s'identifie-t-il ? Bien souvent au corps et au mental, à savoir à ses pensées, ses émotions, ses connaissances apprises, ses souvenirs et sa fonction sociale. Fait-il la différence entre sa raison et sa passion ? Entre sattva et rajas* ?

 

*Sattva et rajas : deux des trois gunas. Celui qui manque est tamas. Sattva serait le « bon côté de la force », pour utiliser un vocabulaire populaire. Rajas est l'énergie vitale, l'animalité (sans péjoration), les sens, la force. Tamas serait le « côté obscure de la force », comme disent les Jedis dans « star war ».

 

 

S'il ne sait pas faire la différence entre le mental et l'âme, comment voulez-vous qu'il puisse, en tant qu'âme, faire obéir son mental et son corps ? C'est ainsi qu'il est plongé dans la confusion la plus grande. Même pleine de « bons sentiments » la confusion reste la confusion. La vérité n'est pas une affaire de sentiment.

 

 

 

Obéissance, définition

 

 

 

Dans « Le dictionnaire historique de l'ancien langage François », Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye (1758-1781) donnait cette définition : obéir, se soumettre, s'engager, entendre. « ...obeissans à paier le pris que cousté avoit », « S'engageant à en payer le prix ».

 

 

Alors, obéir c'est se soumettre, s'engager, entendre ? Donc, quand tu t'engages pour une cause, tu te soumets ? Alors, il faut savoir... Se soumettre, c'est positif ou négatif ? J'ai envie de dire que ça dépend à quoi tu te soumets. L'obéissance n'est ni bonne ni mauvaise.

 

 

Des personnes ne veulent pas se soumettre à une autorité humaine, mais se soumettent constamment à leurs désirs, à leurs pulsions, à leurs concepts, à la bien-pensance. Un humoriste français disait que l'odeur de nos pets est toujours meilleure que celle du pet d'un autre (J.M Bigard). C'est pareil pour l'obéissance. Notre avis est toujours meilleur que l'avis des autres. Nous vivons véritablement l'âge de l'individualisme.

 

 

 

Spiritualité

et obéissance

 

 

 

En spiritualité, on parle du faux-ego. Le faux-ego, c'est ce que la plupart des gens nomment l'ego. L'ego n'est pas ce que l'on en dit. Il est ce qui permet à l'âme de dire : « je » et d'avoir conscience d'elle-même, d'être une âme individu. Le faux-ego, c'est la vanité. On parle du faux-ego dans des livres, tels que la Bhagavad-Gîtâ et le Bhaktimàrga.

 

 

Notre âge est sous la domination du faux-ego. Des personnes soutiennent que le faux-ego est un autre mot pour dire « diable ». Le mot diable signifie « celui qui sépare », ce qui veut dire qui sépare l'âme, la conscience profonde, de Dieu. Si le mot Dieu vous gêne, on peut dire : « Celui qui sépare la conscience de l'Unité ».

 

 

Ainsi, on ne pourrait pas s'engager et être libre. De toute façon, la liberté est une illusion, un mythe. À votre avis, qui est libre, sur Terre ? Je ne parle pas de la liberté de penser, mais d'une vraie liberté. Par exemple, un parent n'est pas libre. Un salarié n'est pas libre. Un citoyen n'est pas libre. Un automobiliste n'est pas libre. Une personne vivant en couple n'est pas libre, etc.

 

 

Imaginez une personne qui vivrait solitaire, sans animal de compagnie ni d'élevage et qui vivrait en parfaite autarcie, de chasse, de pêche et de cueillette. Pensez-vous qu'une telle personne serait libre ? Ne croyez-vous pas que nos besoins, notre nature nous soumettent ? Nous avons faim, soif, envie d'uriner ou de déféquer, il nous faut satisfaire ces besoins, nous ne pouvons pas refuser de les satisfaire. Tout Homme est prisonnier du segment de temps comprit entre la naissance et la mort.

 

 

On ne peut pas éviter d'obéir. Le truc, c'est à quoi nous obéissons, à notre raison, à nos pulsions, à nos désirs ? Obéir à ses besoins est sage, à ses désirs l'est moins. Quand on est salarié d'une entreprise, on doit obéir à un règlement intérieur. En spiritualité authentique, c'est pareil ; on obéit à une sadhana, une pratique.

 

 

Il y a plusieurs obéissances ; l'une est volontaire, guidée par le besoin, par la raison, l'autre est contrainte, guidée par la force. C'est alors de la soumission, pas de l'obéissance. De la même manière qu'il ne faut pas confondre humilité et humiliation, ne confondez pas obéissance et soumission.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

Tag(s) : #spiritualité, #satsang, #LaVoie, #hansYoganand, #obéissance, #béatitude, #liberté
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