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C'est comme les enfants, avec les bonbons : il y a deux écoles, les suceurs et les croqueurs. Le paquet des premiers durera bien plus longtemps que celui des seconds. Les croqueurs seront frustrés, quand ils n'auront plus de bonbons et envieront les suceurs.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur le temps, la béatitude, la spiritualité et le Saint-Nom.
Profitez de l'instant, gardez-le en conscience le plus longtemps possible

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Georges Oshawa disait qu'il fallait mâcher chaque bouchée au moins cinquante fois ("Boire le solide, mâcher le liquide"). Cela a plusieurs avantages. La digestion commence par la bouche, avec les enzymes de la salive qui pré-digère les nutriments, surtout les sucres et prépare le bol alimentaire pour toute la digestion. Ensuite ça donne vite une sensation de satiété, parce que le cerveau compte le nombre de mastications. Ça fait manger moins. Pour finir ça permet de maîtriser l'impatience du mental, qui veut toujours avaler au plus vite.

 

 

Pour un initié à La Voie, mâcher longtemps chaque bouchée permet de prêter attention au Saint-Nom (à la pratique de la technique), tout au long du repas, ce qui est la façon de réaliser la connaissance*. Chaque occasion est bonne de garder sa conscience « dans le Saint-Nom ». « Après avoir reçu la connaissance de la nature réelle de l'âme, l'initié peut maîtriser le mental, ce qui lui permet de se détacher du fruit de ses actes, alors il goûte aux délices de l'harmonie, de sa Grâce. » (Bhagavad-Gîtâ, 2:39 et "Le chant de l'éveillé", extrait de 1.7)

 

*Georges Oshawa (1893-1966), japonais, fondateur de la macrobiotique, système de vie fondée sur le yin et le yang dans la nutrition.

 

*Connaissance ou Veda. Ici, Veda n'est pas l'ouvrage spirituel, mais la fréquentation intime de l'Unité, porteuse de compréhension et de béatitude. Veda signifie « connaissance », sous-entendu non apprise.

 

 

 

Croqueurs et suceurs

 

 

 

C'est comme les enfants, avec les bonbons : il y a deux écoles, les suceurs et les croqueurs. Le paquet des premiers durera bien plus longtemps que celui des seconds. Les croqueurs seront frustrés, quand ils n'auront plus de bonbons et envieront les suceurs. Il faudra que ces derniers trouvent une bonne cachette !

 

 

Dans la vie, c'est pareil ; il y a ceux qui veulent la croquer à pleines dents et ceux qui veulent en profiter lentement, avec gourmandise, qui cherchent, en chaque instant, la substantifique moelle. Les croqueurs n'aiment pas la routine. Ils disent même que « La routine, c'est la mort ». Ils aiment voyager, découvrir, rencontrer. Parfois, on voit leur histoire mal se terminer dans les colonnes des faits divers des journaux. Ils se sont fait enlever, assassiner, jeter en prison dans un pays lointain.

 

 

Les jeunes sont souvent ceux qui croquent, tandis que les anciens sucent. Les jeunes croient avoir l'éternité devant eux, être invulnérables. Les anciens savent qu'il ne leur reste plus longtemps à vivre, alors ils ne visent pas le futur. Ils étalent le présent, sur la tartine de leur vie, comme un beurre rare sur celle du petit déjeuner.

 

 

 

Sage comme un ancien

 

 

 

J'ai été initié en Inde, en 1975. J'avais dix-neuf ans. J'ai ainsi vécu comme un ancien, en ce sens où je m'attachais à l'instant présent, afin de passer "au tamis de ma pratique, l'or de la béatitude contenu dans les sables du temps" (ouf !). J'étais jeune et je vivais comme un ancien. La contemplation plus que la jouissance des plaisirs. Je n'attendais rien des rencontres, des voyages. J'attendais tout de la Grâce. Si tous les jeunes pouvaient être sages comme les anciens, ils auraient une vie pleine de béatitude.

 

 

Un pratiquant assidu de La Voie, de ses quatre piliers (l'agya) aime la routine. On parle de ritualisation de l'existence. Il suce l'instant et en tire tout le goût. Il ne s'ennuie jamais, car l'instant éternel est infini et on n'a pas trop de sa vie pour l'explorer. La méditation sur le Saint-Nom, tout au long de la journée (service ou « non agir ») c'est comme mâcher cinquante fois chaque bouchée. On synthétise l'instant, comme le corps, les nutriments.

 

 

La compréhension vient de la raison, pas de la passion. En Inde, on parle des trois gunas, qui seraient les éléments essentiels constitutifs de notre être. Il y a sattva, la lumière, la raison, la pureté, la connaissance, la béatitude, la conscience. Il y a rajas, la passion, les sens, l'action, le plaisir, les instincts, l'animalité (pas dans un sens péjoratif). Il y a, enfin, tamas, les ténèbres, l'ignorance, la vanité. Privilégier sattva, c'est privilégier la maîtrise, la raison, la contemplation, la conscience, la béatitude et le discernement. La retenue, le détachement, la raison favorisent la spiritualité profonde.

 

 

 

Pratiquer le Saint-Nom

 

 

 

Pratiquer le Saint-Nom (la technique), tout au long de la journée, c'est développer son côté sattvique. Cette démarche favorise plus le bonheur* que rajas et tamas. On a besoin de rajas, car on est humain et les plaisirs ne sont pas quelque chose de négatif. Ce sont les désirs qui tirent la conscience vers tamas (le « côté obscur de la force »). Vivez votre animalité sans oublier le Saint-Nom, pour ceux qui connaissent la technique. Pour les autres, demandez à la connaître, sinon travailler à privilégier la retenue, la patience, le détachement et « mâchez cinquante fois chaque bouchée ».

 

*Bonheur : je rappelle que le bonheur n'est pas le but de la vie.

 

 

Pour ceux qui connaissent la technique du Saint-Nom je veux vous rappeler que sa pratique vous ramène à l'essentiel. Ne manquez pas de fréquenter l'essentiel et observer les piliers de l'agya.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #spiritualité, #LaVoie, #HansYoganand, #satsang, #SaintNom, #méditation
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