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Si un disciple pratique les quatre techniques (lumière, musique, Saint-Nom et nectar), pour ouvrir ses chakras, pour devenir meilleur, pour avoir des capacités extra-sensorielles particulières, pour devenir un guru, alors c'est mal parti pour lui.

 

 

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En spiritualité pratique, la notion d'intention est importante. Quelle est notre « posture-intérieure », notre intention quand on fait quelque chose de la sadhana ? (Petit rappel : le mot sanskrit « sadhana » signifie « ce qu'il faut faire » et nomme l'ensemble des pratiques d'une voie spirituelle). L'intention qui motive le geste, l'acte, est presque plus importante que l'acte lui-même. Par exemple, est-ce que l'on offre quelque chose à quelqu'un pour lui faire plaisir ou est-ce pour obtenir quelque chose de lui ? De la reconnaissance, le pardon d'une bêtise que l'on a faite, une faveur ?

 

 

L'intention est essentielle pour toute l'Observance (fait d'observer la sadhana). Les techniques (au nombre de quatre, enseignées au cours de la Révélation) sont les mêmes pour tous, mais l'état d'esprit est différent pour chaque pratiquant, donc le vécu spirituel, sur La Voie, sera différent pour chacun. Ce qui est semblable pour tout le monde, ce sont les quatre piliers de l'agya (autre nom de la sadhana, petit rappel : les quatre piliers de l'agya n'ont rien à voir avec les quatre techniques de méditation. La méditation est un des quatre piliers.) Ces piliers sont le service, le satsang, la méditation (et ses quatre techniques) et les angas.

 

 

La posture

 

 

 

Dans les Yogasûtras, de Patanjali, livre reconnu comme une « bible » par tous les yogis du monde, on parle d'àsana, ou posture et le Hatha-yoga compte des dizaines de postures différentes, selon les obédiences. Mais dans le yogasûtra on parle de posture au singulier, pas au pluriel et on dit que la posture doit être stable et confortable pour être tenue longtemps, mais quand on voit la plupart des postures, à part celle du lotus, combien sont stables et peuvent être tenues longtemps ? La posture la plus importante est une posture-intérieure, un « état d'esprit ».

 

 

Quand vous allez méditer (ce qui est un des quatre piliers de l'agya), le seul fait de s'attendre à quelque chose est un mauvais point de départ. La motivation, pour aller méditer, devrait simplement être pour obéir à l'agya, parce que la sadhana prescrit de le faire chaque jour. Lao-Tseu parlait du « non-agir », ce qui est encore une autre affaire (le non-agir de Lao-Tseu correspond au service, un des quatre piliers de La Voie.) Je pourrais parler, ici, de « non-attente ». S'attendre à quelque chose, en allant méditer, c'est connaître la déception, voir le découragement. Le domaine spirituel est quelque chose qui nous est plutôt inconnu, je parle de spiritualité pratique, pas de théories, de connaissances livresques. Comment pourrait-on spéculer sur ce que l'on va rencontrer dans notre exploration du « monde-intérieur » ? Le plus raisonnable, c'est de s'attendre à rien.

 

 

Les livres n'apprennent rien

 

 

 

Les livres, même savants, qui parlent de spiritualité de type oriental, en comptant les Indes, comme faisant partie de l'Asie, ces livres, donc, n'enseignent pas la pratique spirituelle, ils en parlent. La Bhagavad-Gîtâ, (ou « Le chant de l'éveillé »), le Tao-Te-King, la Gheranda-Samhita, la Dhyanabindu-Upanishad, la Sochanda-Tantra, la Yogatattva-Upanishad, la Hatha-yoga Pradipika, les Védas, le ramayana, les suttas du bouddha Gautama, le Guru Granth-Sahib, les évangiles n'enseignent pas les techniques de méditation, tout au plus ils inspirent à connaître la vérité. Pour ça, il est besoin de trouver un maître qui connaît les techniques et qui les enseigne.

 

 

Si vous croyez qu'en restant chez-vous, en lisant ces livres édifiants, vous êtes sur une voie spirituelle, vous vous trompez. Vous êtes, sans doute, dans un cheminement spirituel, vous êtes un « chercheur » (sous-entendu de vérité), mais pas sur une voie spirituelle, à observer une sadhana. Ces livres n'ont pas été écrits pour remplacer l'enseignement d'un maître vivant, mais ils sont la compilation des satsang (sermons) d'un maître-parfait (éveillé), mort qui s'adressait, de son vivant, à ses disciples. Ces disciples étaient ses disciples parce qu'ils avaient eu, de ce maître vivant, une initiation, une révélation, celle des quatre techniques de méditation. Bouddha Gautama avait reçu cette révélation d'un maître ajivika, Mahavira, en même temps que Gosala, qui a été chassé par Mahavira, de son enseignement, parce qu'il était trop dissipé. Gosala a alors fondé le jaïnisme.

 

 

La motivation

 

 

 

Un disciple, sur La Voie, pratique le service, le satsang et la méditation et observe les prescriptions des angas, le cinquième pilier de l'agya. Si un disciple pratique les quatre techniques (lumière, musique, Saint-Nom et nectar), pour ouvrir ses chakras, pour devenir meilleur, pour avoir des capacités extra-sensorielles particulières, pour devenir un guru, alors c'est mal parti pour lui. Il a eu la bonne Révélation, il a les quatre techniques de méditation qui conviennent, il observe les quatre piliers de l'agya, mais ses motivations sont mauvaises, ses intentions sont mauvaises et sa réalisation sera faible, ou dévoyée ; au lieu que ce soit sa réalisation, sa conscience qui s'approfondissent, ce sera son « ego-spirituel » qui grandira et il se prendra vite pour un guerrier de lumière et n'écoutera plus l'enseignement du maître, se prenant lui-même pour un maître.

 

 

Le plus important ce n'est pas les quatre techniques, ni les quatre piliers de l'agya, le maître-vivant, le plus important, c'est votre posture-intérieure, l'intention, la raison qui vous pousse à pratiquer cette sadhana. Le rôle du maître-vivant, c'est de vous recentrer sur la bonne motivation, vous renvoyer vers l'humilité, le détachement (le vrai), la constance et la dévotion. La connaissance que vous devez recevoir, approfondir, c'est une connaissance non-apprise, qui vient par la pratique, c'est vijnana plutôt que jnana, les connaissances qui peuvent s'écrire, se lire et être apprises.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #lavoie, #spiritualité, #méditation, #agya, #sadhana, #yoga, #bonheur

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