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« Heureux ceux qui pleurent, qui souffrent, parce que Dieu lui-même les consolera ! », disait Jésus, sur la montagne. Ceux qui ne souffrent pas ne seront pas consolés. Pour ceux à qui tout réussi, le monde des apparences a bien plus d'attraits que l'hypothétique Royaume : « Un tien vaut mieux que deux, tu l'aura. »

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Les êtres-humains sont les enfants de Dieu et, comme tous les enfants, ils sont capricieux ! Il n'y a que très peu de personnes qui sont intéressées par Dieu, par avoir une relation privilégiée avec Lui, même quand elles croient en Lui et pratiquent une religion. Sans doute, pensent-elles qu'il faut offrir toute son existence, pour marcher sur La Voie de Dieu, et ils ne le veulent pas : leur existence, c'est tout ce qu'ils ont et ils ne veulent pas l'offrir en sacrifice...mais il ne s'agit pas de sacrifice !

 

Quelle vie offre-t-on ? Et en échange de quoi ? Beaucoup de gens ne veulent pas aller sur une voie spirituelle, qui demande de s'y investir, parce qu'ils se disent qu'ils ont tout ce qu'il leur faut. Ceux qui ont un peu d'argent, à qui rien ne manque, ceux qui sont heureux dans leur vie, ne s'intéressent pas à la spiritualité, souvent. Celui qui n'a pas soif ne demande pas à boire.

 

« Heureux ceux qui pleurent, qui souffrent, parce que Dieu lui-même les consolera ! », disait Jésus, sur la montagne. Ceux qui ne souffrent pas ne seront pas consolés. Pour ceux à qui tout réussi, le monde des apparences a bien plus d'attraits que l'hypothétique Royaume : « Un tien vaut mieux que deux, tu l'aura. » Jésus disait aussi, a une personne riche qui lui demandait conseil pour entrer au Royaume : « Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi. »

 

L'homme devint triste, parce qu'il avait de grandes richesses. Voyant cela, Jésus dit : « Qu'il est difficile à ceux qui ont des biens d'entrer dans le Royaume de Dieu ! Car il est plus facile à une corde de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. » (Matthieu 19/21,22,23,24)

 

 

Ceux qui ont du bien

 

 

Ceux qui ont du bien n'ont pas envie de le sacrifier pour obéir à Dieu, non, non...Au mieux, ils savent que Dieu existe et les aime, mais qu'importe, pour eux. Ils se disent : « Dieu peu bien me laisser trente ou quarante ans à jouir de mes biens, je verrais après. J'ai le temps », au pire ils se disent : « Dieu existe peut-être, l'argent existe sûrement. »

 

Seuls ceux qui sont malheureux sont prêts à vouer leur vie, elle a si peu de valeur, à leurs yeux. Qu'ont-ils à perdre ? Ce qu'ils se proposent d'offrir, ils n'y tiennent pas ! C'est une vie de tristesse, une vie d'insatisfaction, de frustration, de malheur. Alors ils disent : « Dieu, je te donne ma vie, tu me donnes quoi en échange ? La paix et l'Amour ? D'accord, tape-m'en cinq : deal ! »

 

Je t'échange mon carton contre ta villa au bord de la mer, avec piscine débordante. Marché de dupe. Mais Dieu accepte. On dit que l'Esprit-Saint est une colombe, ne serait-il pas plutôt un pigeon ? Au moins ils ont foi en Dieu, ce qui n'est déjà pas si mal, d'autres ont d'autres options comme la drogue, l'alcool, les antidépresseurs, le suicide. Les malheureux, qui choisissent La Voie, ont foi dans le fait qu'il existe une paix en soi.

 

Il faut rencontrer le satsang, aussi, ce qui demande un concours de circonstances particulier. Mais sinon, on sacrifie quoi, sur cette voie ? On sacrifie l'inconscience pour avoir la conscience ? On sacrifie la confusion pour avoir la connaissance (non-apprise) ? Tu parles d'un sacrifice ! On n'est pas perdant. Mais il faut le vouloir : il faut vouloir aller sur cette voie, une fois qu'on a la clé du portail, parce que si on ne veut pas y marcher, il ne se passera rien ! Ce n'est pas comme si on devait être payé mille deux cent euros par mois pour le faire chaque jour, à des horaires précis et sous la surveillance de quelqu'un. Ça, c'est le boulot. Au travail, on fait ce que l'on doit, même si on n'en a pas envie, sinon, non.

 

 

Le besoin où l'on est

 

 

Il s'agit d'avoir conscience du besoin où l'on est de cette voie et on en a plus conscience quand on est dans un état de dénuement important. Pas de dénuement financier, nécessairement : ce peut-être un dénuement spirituel, moral. Là, on est motivé et la motivation nous fait avancer. La Voie est parfois une voie de desperados. Il faut avoir la Grâce d'être malheureux.

 

On n'est pas obligé d'être fauché et malheureux, non, mais il faut se sentir vide, chercher un sens profond à sa vie. La vie de pratiquant, vécue avec constance, est magique : on est comme sur un tapis volant.

 

Un jour, j'allais à pied entre la Turquie et l'Iran, et la route était toute droite à perte de vue. Il y avait, au loin, des montagnes, sur la gauche, dont je voyais les sommets enneigés et il n'y avait aucune maison visible, aucun véhicule. Je n'avais pas de nourriture, pas d'eau, pas d'argent et je marchais droit devant moi, sans inquiétude aucune, avec l'absolue certitude de la Guidance. Je n'étais pas encore initié : j'allais en Inde, pour trouver La Voie et la route était longue.

 

J'avais l'absolue certitude qu'à l'arrivée la promesse serait tenue. Un camion est arrivé, qui allait dans ma direction, il m'a pris. J'ai eu à manger, à boire, et même une couchette pour dormir : j'avais eu raison, la Guidance était sur ma vie. Ça aurait pu être la maison d'un berger, cachée derrière un rocher : la Grâce se manifeste de tant de façons !

 

Cette Grâce est celle que connaît celui qui se donne complètement, qui remet tout entre les mains de Dieu. Seul celui-là peut connaître cette sorte de Grâce. Je ne vous dis pas de tout quitter, ni d'aller sur les routes, simplement, je vous dis qu'il n'y a que lorsque l'on n'a plus rien, que ses vêtements et son sac, que la Grâce est la plus visible, la plus flagrante. Alors si vous n'êtes pas dans ce cas et que vous ne connaissez pas cette expérience, ne vous en étonnez pas : a chacun selon son besoin. Ne pas manquer de tout est une forme de Grâce aussi ! Ayez-en conscience et louez Dieu. « La Grâce vient quand tu ne peux plus rien. » (Bhaktimàrga 2-7-3)

 

 

Des gens comptent sur nous

 

 

Souvent, quand bien même on voudrait se donner complètement, on ne le peut pas : on peut avoir des enfants, des chats, des chiens, des furets, des parents, des amis, un travail, des gens comptent sur nous, on a des obligations ; bref. Les obligations, les devoirs sont une Grâce aussi, et à travers le fait d'assumer, le cœur joyeux et la conscience attachée au Saint-Nom, autant qu'on le peut, on connaît une autre forme d'accomplissement. Il y en a pour tout le monde. Le chemin du laïque est plus dur que celui du moine. Ses obligations ''mondaines'' sont plus prégnantes, plus impérieuses.

 

Quand on ressent la Grâce, c'est qu'on l'a cherché. La Grâce, il faut la payer cash. Elle est toujours là. On ne te la donne pas : c'est toi qui la prends. Si tu vis au bord d'une rivière d'eau pure et que tu as soif, tu te pencheras pour y boire. La rivière n'éclaboussera pas l'intérieur de ta bouche ! Peut-être que tu as mérité d'être au bord de cette rivière. Peut-être as-tu traversé un désert, une montagne, des ronciers, pour arriver au bord de cette rivière. Peut-être as-tu laissé tomber ton sac, qui était trop gros, et qui ne passait pas. Bon, maintenant, tu es au bord de cette rivière et il te faut encore te pencher, te mettre à genoux pour y boire. Tu ne vas pas flancher maintenant ?

 

Il ne te reste qu'à boire. Tu n'y es pas obligé, des fois, tu n'as pas soif, tu veux te reposer, regarder la télé. Alors fais-le et n'oublie pas : la rivière est là et tu peux y boire quand tu veux. Mais ne t'éloigne pas, reste dans un état de prédisposition et pour ça, tu as l'Observance. Des fois, tu vas méditer et ça va être génial et d'autres fois non. Mais il faut le faire tous les jours, pour être là quand ça sera génial. Cent pour-cent des gagnants ont joué.

 

Quand tous les facteurs subtils sont réunis, bing ! C'est génial. Mais il faut être là. De toutes façons, si on ne pratique pas, on ne va pas mieux, autant pratiquer. Pour ceux qui ne le peuvent pas, parce qu'ils n'ont pas reçue la Révélation, il est possible de la recevoir, il suffit de le demander.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les trois piliers et observez l'agya. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #souffrance, #consolation, #amour, #saintnom, #satsang, #spiritualité, #lavoie

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