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English below. Certaines personnes souffrent d'avoir souffert, c'est dommage ! Alors, quand vont-elles ne plus souffrir ? Quand on souffre, il est normal d'avoir mal, de pleurer, de se sentir diminué le temps que cette souffrance dure, mais quand elles cessent, pourquoi continuer de souffrir ?

Satsang de sri hans Yoganand ji sur La Voie, la spiritualité, la méditation et la résilience.
Je me souviens, à Lyon, sur les pentes de la croix rousse, j'allais au satsang...

 

 

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English below

 

L'accueil du blog

 

 

 

 

 

Je me souviens d'un temps où j'habitais Lyon, à la croix-rousse. Il n'y avait pas d'ashram de La Voie, mais des disciples d'un guru (Prem Rawat), dont la connaissance s'approchait de La Voie*. Ils habitaient sur le boulevard principal et deux fois par semaine, du satsang était donné chez eux.

* Le guru du père de Prem Rawat avait eu le même guru que le guru de mon guru.

 

Je m'y rendais régulièrement et, à chaque fois que je sortais du satsang, la densité et la qualité, la saveur et le parfum de mon existence changeaient complètement. Cet effet durait plusieurs jours, durant lesquels la Grâce était, à ma conscience, très présente, très réelle.

 

L'effet s'amenuisait, comme les roues d'un vélo ralentissent, quand on ne pédale plus et avant que ça ne cesse tout à fait, je retournais au satsang. Jésus ne disait-il pas : « Si vous êtes au moins deux "en mon nom", je serais parmi vous. » ?

 

 

Bienfaits du satsang

 

 

Qu'est-ce que signifie être « en son nom » ? Ça signifie être réuni à plusieurs qui méditent, en même temps. Cette méditation commune crée une sorte d'égrégore positif qui fait comme si le Seigneur était présent physiquement dans la pièce. Quand Jésus dit : « en mon nom », il ne parle pas de lui, en tant qu'être humain, non ; il parle au nom de son père. Il donne satsang et donc, le « en mon nom » signifie : « Dans le Saint-Nom ».

 

Nous chantions « Aarti », avant le satsang et « Twameva », après. C'est ce que nous faisons aujourd'hui, là où je vis, quand nous avons satsang le lundi soir. Je conseille à tous les disciples, qui observent l'agya, de faire ainsi : chanter à capela Aarti, avant de lire un satsang et Twameva, à la fin. Ritualiser les choses ainsi, donne plus de solennité et de valeur au satsang. J'ai des fichiers mp3 de ces chants et les paroles à disposition.

 

À chaque fois que j'allais au satsang, ça remontait la « boite à musique », c'est pour ça qu'il est un des piliers de l'agya. J'étais jeune, c'était à la fin des années 70, début des années 80 et je réalisais l'importance cruciale, pour moi, des piliers de l'agya, que je ne pouvais pas faire l'impasse sur l'un ou l'autre. Ils étaient quatre inséparables, trois pratiques et les angas.

 

L'agya repose principalement sur trois piliers, les trois pratiques. Pour que la pratique de La Voie vous apporte ce que vous en espériez, quand vous avez demandé à recevoir la Révélation, il faut tout prendre, ne rien laisser, pas plus les trois pratiques, que les « angas ».

 

 

S'identifier au bon « soi »

 

 

Je pense aussi à la résilience... on voit que certaines personnes ont une grande faculté de résilience et que d'autres non. Certains, qui se sont fait cambrioler, ressentent ça comme un viol, ça m'est arrivé ; un matin, je suis rentré chez moi et l'appartement avait été complètement déménagé ; il ne restait absolument rien.

 

Étrangement, je ne me suis pas senti violé. J'étais très ennuyé, mais je n'étais pas atteint dans mon essence, mon identité, mon intégrité. J'étais identifié à l'âme, et n'est-ce pas ce que nous sommes profondément, l'âme ? Je n'étais pas identifié à mes biens. Aussi, quand mes biens se sont envolés, je n'ai pas été touché au fond. C'est ça, la résilience, ne pas s'identifier à ce qui n'est pas nous. Même le corps n'est pas notre être profond, il est une sorte de véhicule.

 

L'identification à notre être véritable évite aussi de nous sentir humilié, insulté. Quand on m'insulte, je ne me sens pas insulté, mais je ne me laisse pas faire, non pas parce que je me sens insulté, mais pour apprendre, au méchant, que nos actes ont des conséquences et qu'il faut s'en acquitter.

 

Petit, à l'orphelinat, je me suis souvent fait « casser la gueule » (pris une bourre), par des grands et je saignais du nez, j'avais un œil au beurre noir, des ecchymoses, mais, une fois ces petits bobos calmés, j'allais m'en prendre, avec des pierres, des bâtons, aux grands qui m'avaient frappé. Je les prenais un par un. Ils se sont vite lassés de m'attaquer. Mais, je n'étais pas traumatisé ! Je savais déjà que mon âme était hors d'atteinte.

 

 

Guérir de nos souffrances

 

 

Certaines personnes souffrent d'avoir souffert, c'est dommage ! Alors, quand vont-elles ne plus souffrir ? Quand on souffre, il est normal d'avoir mal, de pleurer, de se sentir diminué le temps que cette souffrance dure, mais quand elle cesse, pourquoi continuer de souffrir ? C'est comme ceux qui se font amputer d'un membre qui les fait souffrir ; ils continuent d'avoir mal au membre disparu.

 

Pour guérir des souffrances chroniques, sans cause objective, le fait de pratiquer une discipline spirituelle qui apprend à s'identifier à son vrai « soi », est salutaire. J'ai remarqué une chose, entre autres, dans ma vie, c'est que beaucoup de souffrances sont des souffrances de vanité : on se sent blessé, trahi, méprisé, méjugé même quand ce n'est pas réellement le cas.

 

Savez-vous ce qui aide à guérir les souffrances de vanité ? Ou celles dues à un défaut d'identification ? C'est le détachement, le vrai détachement. Si vous ne vous attachez pas à vos biens, par exemple, sans que ça vous empêche d'en jouir légitimement, vous vous priverez d'une grande part des souffrances possibles.

 

Il y a beaucoup de personnes qui ont une partie d'eux dans leur travail, dans leurs enfants, dans leur maison, dans leur couple et quand on perd son travail, on perd une partie de soi, quand on perd sa femme ou son mari, on perd une partie de soi, etc. L'âme, notre moi profond, on ne peut pas la perdre ! Réalisez ça.

 

Le but de la vie n'est pas de vivre sa vie au mieux. La vie est très provisoire et elle a un but qui n'est pas de vivre. La spiritualité, si elle aide à vivre au mieux, a surtout, comme utilité, de nous préparer à mourir en toute conscience. Ce n'est pas notre vie, qu'il nous faut réussir, c'est notre mort.

 

Les boutons de partage sont en bas de la traduction.

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

 

Resilience

 

 

I remember a time when I lived in Lyon, at the Croix-Rousse. There was no Ashram of The Path, but disciples of a guru (Prem Rawat), whose knowledge was approaching The Path*. They lived on the main boulevard and twice a week, satsang was given at their home.

* Prem Rawat’s father’s guru had the same guru as my guru’s guru.


I went there regularly and, every time I came out of the satsang, the density and quality, flavor and fragrance of my existence changed completely. This effect lasted several days, during which the Grace was, to my consciousness, very present, very real.


The effect faded, as the wheels of a bike slow down, when you stop pedaling and before it stops completely, I went back to satsang. Didn’t Jesus say, "If you are at least two "in my name", I would be among you."?

 

 

Benefits of satsang

 

 

What does it mean to be “in his name”? It means to be united with many who meditate at the same time. This common meditation creates a kind of positive egregore that acts as if the Lord were physically present in the room. When Jesus says “in my name”, he does not speak of himself, as a human being, no; he speaks on behalf of his father. He gives satsang and therefore the "in my name" means "in the Holy-Name".


We sang "Aarti" before the satsang and "Twameva" after. That’s what we do today, where I live, when we satsang on monday night. I advise all disciples, who observe the Agya, to do so: sing to Capela Aarti, before reading a satsang and Twameva, at the end. Ritualize things so, gives more solemnity and value to the satsang. I have mp3 files of these songs and lyrics available.


Every time I went to satsang, it went up the «music box», which is why it is one of the pillars of the agya. I was young, it was in the late 70s, early 80s and I realized the crucial importance, for me, of the pillars of agya, that I could not ignore either. They were four inseparable, three practices and angas.


Agya is based mainly on three pillars, the three practices. For the practice of The Path to bring you what you hoped for, when you asked to receive Revelation, you must take everything, leave nothing, no more the three practices, than the «angas».

 

 

Identify with the right “self”

 

 

I’m also thinking about resilience...you can see that some people have a lot of resilience and others don’t. Some people, who were robbed, feel it as a rape, it happened to me; one morning I went home and the apartment had been completely moved; there was absolutely nothing left.


Strangely, I did not feel violated. I was very annoyed, but I was not reached in my essence, my identity, my integrity. I was identified with the soul, and isn’t that what we are deeply, the soul? I was not identified with my possessions. Also, when my assets were gone, I wasn’t hit bottom. That’s resilience, not identifying with what’s not us. Even the body is not our deep being, it is a kind of vehicle.


Identification with our true being also avoids feeling humiliated, insulted. When I am insulted, I do not feel insulted, but I do not let myself be insulted, not because I feel insulted, but to teach the bad guy that our actions have consequences and that they must be carried out.


When I was a kid, at the orphanage, I often got my face kicked in the face, by the big guys, and I was bleeding from my nose, I had a black eye, bruises, but once I calmed down, I was going to hurt myself, with stones, sticks, to the great ones who had struck me. I took them one by one. They quickly got tired of attacking me. But, I was not traumatized! I already knew that my soul was out of reach.

 

 

Heal from our suffering

 

 

Some people suffer from suffering, it’s a shame! So, when will they stop suffering? When one suffers, it is normal to have pain, to cry, to feel diminished the time that this suffering lasts, but when it ceases, why continue to suffer? They are like those who have a limb amputated that causes them pain; they continue to have pain in the missing limb.


To heal chronic suffering without objective cause, practising a spiritual discipline that learns to identify with one’s true “self” is beneficial. One thing I have noticed in my life, among other things, is that many sufferings are sufferings of vanity: one feels hurt, betrayed, despised, misjudged even when this is not really the case.


Do you know what helps to heal the sufferings of vanity? Or those due to a lack of identification? It is detachment, true detachment. If you do not attach yourself to your property, for example, without it preventing you from enjoying it legitimately, you will deprive yourself of a large part of the possible suffering.


There are many people who have a part of them in their work, in their children, in their home, in their couple, and when you lose your job, you lose a part of yourself, when you lose your wife or husband, you lose a part of yourself, etc. The soul, your inner self, We can’t lose her! Realize that.


The purpose of life is not to live one’s life at its best. Life is very temporary and it has a purpose that is not to live. Spirituality, if it helps us to live in the best way, has as its purpose above all to prepare us to die in full consciousness. It is not our life that we must succeed, it is our death.

 

 

 

 

 

This satsang may help you in your spiritual research, I hope, but I must say this: it was said at the house where I live, recorded and then transcribed for the initiates who received the Revelation. The full 'benefit' of this satsang can only be achieved if you have had this Revelation and practice the four pillars. For more information, contact lavoie.eu@gmail.com

 

Tag(s) : #satsang, #résilience, #LaVoie, #spiritualité, #spirituality, #HansYoganand, #souffrance, #méditation
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