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Je n'ai pas connu mon père et ma mère me manquait beaucoup, aussi, à la sensation du Saint-Nom, cette douce félicité, se mêlait de la peine, c'est ça la mélancolie ; un mélange sucré-salé, doux-amère ! C'est ainsi que j'ai appris que d'être « dans le Saint-Nom » ça n'empêchait pas toujours d'avoir des raisons d'être triste. 

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, la madeleine de Proust, la nostalgie, la béatitude.
Je sais aujourd'hui ce que j'éprouvais, enfant, quand je n'avais rien à faire : la béatitude du Saint-Nom

 

 

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L'expérience du Saint-Nom est toujours la même, c'est comme le goût de la madeleine de Proust qui le replonge dans son enfance. J'ai la chance de connaître le « goût » du Saint-Nom depuis très longtemps. Enfant, il m'emplissait le « cœur » (ou sensibilité) quand je restais sans rien à faire d'autre que d'être disponible à la paix du dedans.

 

 

J'ignorais, enfant, qu'il s'agissait du Saint-Nom, cette douceur insouciante qui montait à la surface de ma conscience, quand je m'ennuyais. J'aimais cette sensation sans pouvoir lui donner un nom. C'est après la Révélation, en 1975, et que j'ai pratiqué, que j'ai su que c'était le Saint-Nom, la conscience du Saint-Nom qui m'avait accompagné toute mon enfance.

 

 

Avant sept-ans les enfants ont facilement conscience du Saint-Nom, c'est après l'âge de raison que, le mental prenant le pas, la conscience s'éloigne d'eux, pour s'intéresser à tout le reste. Petit enfant, je vivais beaucoup chez des nourrices, comme on disait en ce temps-là. Je n'ai pas connu mon père et ma mère me manquait beaucoup, aussi, à la sensation du Saint-Nom, cette douce félicité, se mêlait de la peine, c'est ça la mélancolie ; un mélange sucré-salé, doux-amère ! J'ai ainsi appris que d'être « dans le Saint-Nom » ça n'empêchait pas toujours les raisons d'être triste.

 

 

 

Mélange de joie

et de tristesse

 

 

 

La dimension spirituelle et celle, plus superficielle, du monde phénoménal, de la matérialité, sont différentes. La béatitude de l'âme n'empêche pas toujours le monde des Hommes de générer, à nos dépens, son lot de contrariétés et d'occasion de tristesse. Ainsi, comme l'eau de mer se mélange à l'eau douce, en certains milieux côtiers, la tristesse se mélange à la béatitude. C'est ce que je vivais enfant. C'est ce que l'on appelle l'avoir saumâtre ! (sic)

 

 

Si vous visez la béatitude pour éviter la peine, sachez que vous vous trompez. Si vous êtes dans la béatitude et qu'une personne proche et aimée meurt, vous serez malheureux de sa mort. Cependant, ce n'est pas, pour autant, que la conscience de la béatitude vous quittera. Si vous mettez du sucre dans de l'eau salée ne lui demandez pas de désaler l'eau ! Chaque chose a sa place (du verbe avoir !).

 

 

Je connais bien le « goût » du Saint-Nom, vraiment ! Je le connaissais enfant, comme tous les petits enfants, mais je ne le savais pas. C'est pareil pour un adulte. Il a de nombreuses occasions de ressentir le Saint-Nom. Quand il le ressent, comme il ne connaît pas ce nom, il ne sait pas qu'il expérimente le Saint-Nom et, surtout, il ne peut pas renouveler l'expérience à volonté. Il ne sait pas ce qui a provoqué cette « montée » de béatitude, comment pourrait-il la revivre à volonté ?

 

 

C'est un des avantages de la Révélation, de connaître, entre autres, la technique du Saint-Nom. On sait comment favoriser l'émergence de cette conscience profonde à la surface et vivre cette joie véritable. On peut jouir de la conscience du Saint-Nom en toute connaissance de cause !

 

 

 

Le dénominateur commun

 

 

 

On peut mettre le Saint-Nom dans les choses. Quand on vit, par ses sens, dans ce monde, et que l'on a conscience du Saint-Nom, les choses ont le goût, le parfum, la couleur, la lumière, la douceur du Saint-Nom. Quand me viennent, à la mémoire, des souvenirs d'enfance, ils ont le goût, la lumière et le parfum du Saint-Nom, comme ce que je vis au présent ! Je change, les choses, les gens et les événements changent, mais le Saint-Nom ne change pas. Il est le « dénominateur commun » de toutes choses, le fil rouge de notre vie. On le sait ou on ne le sait pas et ça change tout ! De le savoir ou pas n'est pas neutre.

 

 

Avant la Révélation, c'est-à-dire avant 1975, en Inde, je ne connaissais pas ce dénominateur commun, ce fil rouge de ma vie (et de toutes vies) et j'en ressentais les vertus aux hasards des événements. Quand j'ai reçu la Révélation, que j'ai su comment méditer sur le Saint-Nom, j'ai eu la possibilité de me plonger dans la conscience de sa paix, cette paix qui est une de ses vertus.

 

 

Enfant, je ressentais le Saint-Nom. J'étais dans des circonstances, un milieu particulier. Orphelin, je vivais en nourrice dans des fermes, des milieux naturels exceptionnels de beauté et de paix, à une époque de l'après-guerre (1939-45), qui était comme celle de l'avant-guerre, sans télévision, sans infos, sans écrans, sans livres, dans les fermes en tout cas. Le rythme de la vie était calme, serein et suivait celui du soleil et des saisons. Pour réunir tout ça aujourd'hui, je vous souhaite bien du plaisir ! Avec la connaissance des techniques de La Voie, avec la possibilité de pratiquer les piliers, je peux vivre la conscience du Saint-Nom aujourd'hui, comme hier, indépendamment des circonstances.

 

 

À cette époque, on pouvait s'ennuyer et dans l'ennui la béatitude affleure, comme l'eau à la surface de la sphaigne* des marais. Actuellement, les enfants ne supportent plus de ne rien faire, de s'ennuyer. Il leur faut toujours faire quelque chose et ils se privent d'un bonheur que rien d'autre ne peut donner, celui de la conscience de la béatitude. Le Saint-Nom est toujours là, en vous, mais vous ne le savez pas. La technique du Saint-Nom permet de le savoir et ça change tout.

 

*Sphaigne, genre de mousse, faisant comme une éponge, à l'origine de la tourbe.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #joie, #saintnom, #bonheur, #mélancolie, #spiritualité, #lavoie, #méditation
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