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Au départ la gemme est contenue dans sa gangue de pierre brute, dure, terne et grise. Le travail commence par dégrossir au marteau et au burin : on retire le plus gros, et quand on arrive à la gemme contenue, on utilise des outils plus précis.

 

Satsang de sri hans Yoganand ji, à propos de spiritualité, du trésor de Jade qu'il y a en nous.
En vous se trouve un trésor. Il se révèle à force de le polir et la pierre grise se transforme en Jade

 

 

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Une gemme brute n’est pas aussi magnifique qu’une pierre taillée, polie. L’âme, à travers le samsàra (cycle des incarnations) est pareille à une gemme brute qui a besoin d’être polie, vie après vie, incarnation après incarnation. Parlons plus prosaïquement de l’existence qui nous occupe aujourd’hui. Depuis que nous sommes nés nous nous frottons à l’altérité, à la dualité, à la matérialité, aux événements, à nos pensées, à nos peines et à nos joies. Tout ça fait comme si l'on nous passait au papier de verre, du plus grossier au plus fin pour finir à la peau de chamois.  Quand ce travail sera terminé nous aurons notre âme polie parfaitement. Elle sera un véritable joyau digne du Royaume (satçitananda ou parfaite béatitude).

 

 

 

Tailler et polir

 

 

 

Au départ la gemme est contenue dans sa gangue de pierre brute, dure, terne et grise. Le travail commence par dégrossir au marteau et au burin : on retire le plus gros, et quand on arrive à la gemme contenue on utilise des outils plus précis. Quand le cristal apparaît, on prend grand soin pour le sortir complètement de son enveloppe de pierre.

 

 

Quand la gemme apparaît, c'est la Révélation (initiation) et la pratique assidue des quatre piliers, l’Observance de l’agya qui se font chaque jour. En même temps, chaque jour, confronté à la réalité du monde des Hommes et à celle de notre mental parfois dirigé par le faux-ego, ajoute une couche d’oxydation à la gemme. Chaque jour, il faut d’abord retirer la pellicule d’oxydation de la veille et continuer d’avancer dans le travail de taille fine et de polissage. C’est comme si l'on écopait une petite barque qui avait une voie d’eau, tout en ramant pour avancer. On peut le faire, il n’y a rien là d’impossible, simplement il ne faut pas s’arrêter d’écoper trop longtemps.

 

 

Le propos de notre vie, à travers toutes ces incarnations traversées, est d’être, à la fin, digne du Royaume. Jésus disait qu’il fallait ressembler à des petits enfants pour être digne d’entrer au Royaume. « Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume est pour ceux qui leur ressemblent. » (Évangile de Jésus 11-11). Les pierres qui tombent dans le ruisseau sont pointues, coupantes, brutes et à force d’être emportées par le courant, d’être frottées les unes contre les autres elles deviennent douces et lisses, elles deviennent du jade.

 

 

 

Avoir soif pour boire

 

 

 

Ces pierres sont nos âmes, le ruisseau est la vie… Pas seulement cette existence qui nous occupe aujourd’hui, mais la vie depuis les débuts de notre incarnation de notre voyage par le cycle du samsàra. Ce travail demande beaucoup de volition, beaucoup de constance, beaucoup d’amour, beaucoup de soif. Sans une soif intense de vérité la constance ne se peut pas ! Chacun reçoit selon ce qu’il a donné et chacun donne selon l’intensité de sa soif. « Il y a de l’eau sous le désert. Si tu persistes à creuser tu la trouveras, encore faut-il accepter d'avoir soif et de boire. Trouver de l'eau et ne pas la boire est vain. » (Bhaktimàrga 2-5-17)

 

 

 

On ne peut pas faire semblant. La vie spirituelle, telle qu'elle a été comprise sur La Voie ne demande pas de qualités particulières, elle n’est pas destinée à une élite. Elle demande juste d’avoir une grande soif de vérité… pas de sa vérité personnelle, mais de La vérité universelle. Déjà, et pour commencer, il est nécessaire de croire que La vérité existe. Beaucoup de gens disent que La vérité n’existe pas, qu’à chacun sa vérité… mais pourquoi voudriez-vous que l’existence de La vérité universelle nie les vérités individuelles ? C’est comme si vous disiez que le soleil niait la lampe qui éclaire votre maison. Les vérités individuelles et La vérité universelle ne sont pas sur le même plan ! Vous avez le droit de penser ce que vous voulez.

 

 

D’autres croient qu’une spiritualité si prenante que La Voie est incompatible avec ce qui fait le quotidien habituel d’une existence « normale ». Ce n’est pas parce que vous serez initié et que vous observerez l’agya, que vous ne ferez plus partie de l’association de danses traditionnelles de votre région ou que vous n’irez plus à la pêche ! La spiritualité profonde, vraie de La Voie n’empêche pas d’avoir une vie sociale, familiale épanouissante, au contraire ! Ce qui compose la pratique, les quatre piliers de l’agya, est justement fait pour être vécu à travers tout ce qui fait notre vie quotidienne.

 

 

 

L’intuition de la vérité

 

 

 

Vous avez en vous l’intuition de La vérité ou non. Si vous l’avez, alors vous commencerez à marcher dans sa direction, sinon ce sera pour une autre fois. La Voie, sa pratique n’est pas pour tout le monde. Aucun videur n'existe à l’entrée, la sélection est automatique : seulement ceux, celles qui auront besoin d’y entrer y entreront. Vous savez, Jésus n’a pas eu beaucoup de gens pour croire en lui… combien avait-il de disciples ? Je ne parle pas des apôtres, qui étaient au nombre de douze, mais de ceux qu’il a baptisés dans le Saint-Nom (Esprit-Saint) et dans le feu. Ils ont été à peine une dizaine. Je parle pour ce qui est des trois ans que relate l’Évangile.

 

 

« Jean leur répondit :

Moi, je vous baptise d’eau,

pour vous amener à la repentance ;

mais celui qui vient après moi

est plus puissant que moi,

et je ne suis pas digne de lacer ses sandales.

Lui, il vous baptisera du Saint-Nom et de feu. »

 

Évangile de Jésus 1-31

 

 

Bien sûr qu’il y a maintenant des milliards de chrétiens, mais sont-ils des disciples de Jésus ? Non. Pas plus que les bouddhistes ne sont des disciples de bouddha. Le bouddha non plus n’a pas eu beaucoup de disciples, de son vivant. Tenez, à ce propos, une petite question : que pratiquait Sri Gautama ? Le bouddhisme ? Non : le bouddha n’était pas bouddhiste !

 

 

 

Naître de nouveau

 

 

 

« En vérité, en vérité, je te le dis,

à moins de naître de nouveau,

personne ne peut voir le Royaume. »

 

Évangile de Jésus 4-3

 

 

Pour renaître il faut d’abord mourir (en esprit)… Il s’agit de renaître en esprit, donc de mourir en esprit ce qui signifie s’effacer, oublier la vieille personne que nous avons cru être jusqu’ici pour retrouver l’enfant qui est resté au fond de nous. Qui est prêt à faire cette démarche, parmi vous, qui lisez ce satsang ? Vous qui avez eu soif, qui avez demandé à boire et qui avez reçu la source, vous savez comment y boire. Devenez transparent et laissez la Lumière vous traverser et vous éclairer en même temps. De toute façon, c'est la cause de votre venue en ce monde. Alors ? Avez-vous soif ?

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #spiritualité, #observance, #vérité, #constance, #royaume, #lavoie
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