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La vraie connaissance, que certains, en Inde, désignent par le mot ''Shruti'' est une Connaissance révélée... sensuelle. Quand je parle des sens je parle des vrais sens, ce que tout le monde connaît : la vue, l'odorat, le goût, le toucher, l'ouïe, mais tournés vers l'intérieur.

Satsang de sri hans Yoganand ji, à propos de la spiritualité et de la méditation-profonde, dhyana.
Nos sens peuvent être tournés vers le dedans de nous, c'est la méditation-profonde, dhyana

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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L'accueil du blog

 

 

Note liminaire : Si ce satsang est accessible à tout le monde, il ne plaira sans doute pas aux non-initiés, car il est vraiment destiné à un petit nombre de pratiquants de La Voie, les plus motivés, ceux qui pratiquent régulièrement ses piliers.

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà dit que La Voie était en même temps le chemin et le but. Il y a un but, mais celui que l’on entrevoit, sans spéculer, êtes-vous vraiment pressé d’y arriver ? En attendant vous n’avez pas de trajet à parcourir sur La Voie… La Voie est celle du surplace, allant en profondeur.

 

 

Si des étapes apparaissent dans votre pratique, à tout moment, vous pouvez les brûler, au détour d’une méditation particulièrement profonde. Ce n’est pas comme si vous deviez progresser marche après marche comme on passe des ceintures au judo. Il s’agit juste d’être dans l’instant. Avec le temps, l'expérience de l'Observance, vous serez de plus en plus souvent et, à chaque fois plus longtemps, dans le Saint-Nom.

 

 

 

Rester dans l’instant

 

 

 

La bonne démarche n’est pas d’avoir une stratégie de progression, comme si l'on devait passer un examen à la fin et qu’il vous fallait fournir une certaine masse de travail. Il n’y a pas de plan de carrière en spiritualité. Ce n’est pas comme si au fur et à mesure de votre progression, vous pouviez vous relâcher. S’il est vrai que la pratique est de plus en plus facile, elle a toujours les mêmes exigences : maîtriser l’activité de votre mental et rester dans l’instant, où sont la vraie vie et la Grâce. S’il devient de plus en plus facile de maîtriser son mental, il n’en demeure pas moins qu’il vous faut le faire. Vous ne devez pas le faire moins.

 

 

Sans aller jusqu’à dire que la Réalisation (le but de La Voie) se fait automatiquement, avouez que la respiration se passe de votre intervention, comme chaque battement de votre cœur. Ces deux fonctions du corps sont fondamentales : si vous cessez de respirer, si votre cœur cesse de battre qu’importe votre valeur, votre dédication, la profondeur de votre pratique : vous mourrez. Tout ce qui vous incombe est d’être attentif à l’essentiel. La Révélation (initiation) que vous avez reçue, si vous êtes disciple de La Voie, cette Révélation reçue vous montre ce qu’est l’essentiel sur lequel vous focaliser. C’est tout l’intérêt de La Voie.

 

 

Si vous pratiquez le prànàyàma, vous tenterez de maîtriser cette respiration. Vous lui donnerez un rythme défini, en comptant le nombre de secondes de l’inspiration, de l’expiration et de « l’entre-deux », au sommet et à la fin des deux courbes. Cette discipline peut-être bonne pour vous soigner de quelques troubles nerveux et psychologiques, voire physiologiques, mais pour ce qui est d’une démarche mystique, c'est autre chose. Ces techniques ressemblent plus à de la sophrologie qu’à de la méditation, en tout cas comme elle est comprise sur La Voie.

 

 

 

La respiration

 

 

 

La respiration n’a pas besoin de nous pour ce faire, et si vous voulez accrocher votre attention à elle, il vous suffit d’être attentif pour méditer. C’est comme la méditation sur le « Saint-Nom », c’est-à-dire en pratiquant la technique du même nom : elle se fait dans le lâcher-prise, pas dans la volonté de maîtriser la technique. Il s’agit plus de se laisser maîtriser par la technique que de la maîtriser. Vous n’avez pas à « écrire » le Saint-Nom, mais juste à l’écouter ou, si vous ne l’entendez pas, à être attentif, attentive à ce qui soutient le Saint-Nom, qui le contient (seulement les initiés comprendront vraiment, désolé pour les autres !). Laissez-vous aller à la contemplation, comme le lézard sur son mur, au soleil.

 

 

Durant le service, (un des quatre piliers de La Voie) il est plus important de bien faire ce que vous faites que de comprendre ce qui se passe. Soyez attentif à ce qui se passe en vous, comme vous l’avez appris durant l’initiation, tout en faisant le mieux possible ce que vous faites. Ne réfléchissez pas, sinon à ce que vous faites quand ça demande de la réflexion, bien sûr !

 

 

En règle générale, pour ce qui concerne la spiritualité, les choses se passent dans l’ordre suivant : vous faites et ensuite la compréhension vient. N’inversez pas, réfléchir pour comprendre, et ensuite faire. La compréhension vient de l’intérieur, pas du cerveau. Je parle de la compréhension spirituelle, pas des mathématiques ni de l’informatique. Quand je parle de faire, je veux dire de pratiquer les quatre piliers de La Voie.

 

 

 

Comprendre

 

 

 

La compréhension dont je vous parle est plus de la constatation que le fruit d’une cogitation. Comprendre c’est communier, « prendre-avec », « co-préhender ». On comprend avec l’âme. La compréhension du cerveau est utile aussi, mais pas pour le même domaine.

 

 

Quand l’Observance de l’agya, la pratique des quatre piliers devient votre vie, sans pour autant négliger ce que vous avez à faire dans le domaine du monde, alors vous avez compris. Certains se disent : « se consacrer à la spiritualité ce n’est pas s’investir dans la vie du monde, dans les relations sociales. J’ai une famille, un travail, des amis et ne peux donc pas me consacrer aux quatre piliers ! » C’est une erreur : pratiquer les piliers n’empêche absolument pas de vivre normalement.

 

 

Souvent, des gens disent qu’ils ne comprennent pas ce que j’écris, mais qu’importe qu’ils comprennent ou pas de ce que je dis, ce que j’écris. Nous avons tous notre culture, notre degré d’instruction, eu des lectures différentes et nos intelligences ne sont pas toutes égales, si l'on se fie au QI. Certains me comprennent, d’autres moins et d’autres encore pas du tout.

 

 

Certains me comprennent, mais n’adhèrent pas à mon propos, d’autres ne me comprennent pas, mais ressentent le besoin d’aller creuser mes propos, sentant quelque chose d’important. Ce qui compte le plus n’est pas le contenant, les mots, les phrases et les concepts, mais le contenu. Les mots du satsang (compagnie de la vérité) sont comme des bulles qui volent jusqu’à nous, l’essentiel est à l’intérieur, invisible.

 

 

Beaucoup de gens, trop ! Quand vous dites des choses qu’elles ne connaissent ni ne comprennent se sentent humiliés et croient que vous essayez de briller au prix de leur propre estime, aussi réagissent-ils avec une certaine violence en disant : « Mais pour qui se prend-il celui-là ? Il se pense supérieur ! ? », qu’ils se rassurent, je ne me crois supérieur à personne. Savez-vous comment je réagis, quand quelqu’un dit quelque chose que je ne connaissais pas ? Je le remercie, parce qu’il m’a appris quelque chose. Je ne me sens pas diminué par la science, le savoir des autres ! Le responsable de ce sentiment d’humiliation ce n’est pas moi, mais la personne qui se sent diminuée. Tout le monde se vaut "aux yeux de Dieu".

 

 

« Les ténèbres, l'ignorance, la souffrance, la confusion,

l'illusion disparaissent à la lumière de vijnana,

la connaissance non apprise. »

Bhaktimàrga 1-1-32

 

 

La connaissance qui importe le plus, en spiritualité, n’est pas une connaissance que l’on apprend. On ne la trouve dans aucun livre, aussi sacré soit-il, pas plus que dans mes propos. La vraie connaissance est une connaissance révélée… sensuelle. Quand je parle des sens, je parle des vrais sens, ce que tout le monde connaît : la vue, l’odorat, le goût, le toucher, l’ouïe, mais tournés vers l’intérieur.

 

 

 

La méditation, c'est tourner

ses sens vers l’intérieur

 

 

 

Vous n’avez qu’à constater et vivre… si vous commencez à réfléchir, quand vous constatez quelque chose, vous prenez un mauvais chemin. Encore une fois, je parle de choses spirituelles profondes pas de philosophie ni de dogmes religieux. Vous n’avez pas besoin d’y réfléchir… juste de faire, faire quoi ? Faire ce qu’un disciple est censé faire : observer l’agya, pratiquer ses quatre piliers. Pour ceux qui ne peuvent pas pratiquer les piliers, parce qu’ils ne savent pas comment faire, ils peuvent demander à recevoir la Révélation de « Comment-on-fait. »

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #spiritualité, #saintnom, #yoga, #humilité, #vanité, #lavoie
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