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Un mot n'a aucune valeur. Quand on a faim, le mot « pomme de terre » ne satisfait pas cette faim, pas plus que le mot « eau » quand on a soif. Le mot « Dieu », « Béatitude » ne procurent pas la paix à ceux qui souffrent.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, les trois singes, la méditation, La Voie
Ces singes nous disent quelque chose mais pas ce que l'on croit souvent

 

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Quand je vivais à l'ashram de mon maître, en Inde, je lui avais posé la question de savoir comment reconnaître les pensées qui venaient du mental et celles qui venaient de l'âme. Il m'avait répondu : « Tout ce qui parle en français, dans ta tête, c'est le mental ». Tout ce qui est mot, phrase, concept, narration, réflexion exprimée en mots, dans la tête, est le fruit du mental. Le mental, pas plus que le corps et ses besoins, n'est un ennemi de l'âme. Tout dépend de ce qui le dirige ; la vanité ou la conscience (ou âme).

 

 

Selon vous, êtes-vous capable de distinguer ce qui, en vous, procède de l'âme et ce qui vient du mental ? Pour faire la différence, il est besoin de connaître les deux. Si vous voulez comparer deux choses, il vous faut les avoir sous les yeux toutes les deux. Certaines personnes disent qu'il faut toujours écouter son intuition et quand on leur demande ce qu'est l'intuition, ils répondent : « L'intuition, c'est l'âme qui nous parle. » L'âme qui nous parle ? Elle parle à qui, l'âme ? À nous ? Mais nous, ce n'est pas l'âme ? La vanité, (Nommée le « faux-ego » dans la Bhagavad-Gîtâ) ne nous chuchote jamais rien à l'oreille ? Ne peut-on pas prendre la vanité pour l'intuition ?

 

 

Faire la différence

 

 

 

Comment peut-on faire la différence entre la vanité, qui pense dans notre tête, et l'inspiration venue de l'âme, c'est-à-dire de notre véritable « soi » ? Il faut connaître les deux, faire la différence entre le « soi » superficiel et le « soi » profond. Quelle gageure ! Il faut au moins vingt ans de psychanalyse ! À moins qu'il y ait une autre façon de faire. Tout ce qui pense en français, si vous êtes français, dans votre tête, c'est le mental... Pas l'âme. Les paroles, les pensées gentilles, généreuses, altruistes comme les choses viles, égoïstes, cruelles sont les fruits du mental. Tout ce qui vient du mental, de l'intelligence n'est pas faux. Une pensée fausse ou juste reste une pensée et dans la méditation, juste ou fausse,une pensée doit être ignorée, car la méditation (profonde ou dhyana) commence là où cesse la pensée.

 

 

En vérité, la pensée ne cesse jamais ; tant que le cerveau fonctionne, il y a des pensées. Ce qui peut s'arrêter, c'est l'attention qu'on leur porte aux pensées. Ce qu'il est possible de faire, c'est de porter son attention ailleurs. C'est pourquoi les techniques de méditation les plus efficaces sont celles qui donnent un « os à ronger » au mental pendant que nous (la conscience) « regardons » ailleurs. Cet « os à ronger », c'est ce qu'on appelle "l'objet de la méditation".

 

 

Par exemple, si vous vous concentrez sur votre respiration, l'objet de la méditation est la respiration. Si vous vous concentrez sur de la musique (celle de bols tibétains, par exemple), l'objet de la méditation sera la musique des bols. Certains utilisent un mantra. L'objet de la méditation, quel qu'il soit, a ce propos : détourner l'attention de la conscience sur autre chose que les pensées et les émotions. Les émotions sont des pensées non articulées.

 

 

Les outils doivent servir

 

 

Le cerveau, comme le corps, nous ont été donnés. Ils sont des outils dont on doit se servir. Le souci, c'est quand on est l'objet de nos désirs et de nos émotions, qu'on ne les contrôle plus et qu'on est perdu, ne sachant plus qui on est vraiment. C'est un des propos de la spiritualité, de nous faire retrouver la conscience du véritable « soi ». Certains considèrent que de retrouver la conscience de son véritable soi, c'est là le but de la spiritualité. Ils se trompent : c'est un préalable, un moyen. Quand on sait faire la différence entre notre véritable soi et les idées qu'on s'en fait, alors on peut commencer à faire, de notre vie, ce qu'on est censé en faire.

 

 

Le mental est un outil, dont on peut se servir au quotidien, mais ne l'utilisez pas pour la spiritualité. La spiritualité est une chose sensuelle, pas intellectuelle. Quand je dis que la spiritualité est une chose sensuelle, je ne parle pas de tantrisme, de kundalini, de chakras, je veux parler des sens. Vous savez que nous avons cinq sens... En vérité nous n'en avons que quatre, car les sens de l'odorat et du goût ne sont qu'un seul et même sens, au niveau du cerveau. Nous avons donc les sens du toucher, celui de la vue, celui de l'ouïe et celui de l'odorat-goût. Ces sens peuvent aller voir en dedans de nous, il existe des techniques de méditation pour faire ça, de retourner les sens. Ainsi, il est possible de regarder et d'écouter à l'intérieur de soi, par exemple.

 

 

C'est ça que nous disent les trois singes de la sagesse. On croit que le premier singe nous dit : « ne pas voir. » Ou ne pas regarder, que le second nous dit : « ne rien dire. » Et que le dernier nous dit : « ne pas entendre. » Comme si ces singes étaient de la cosa-nostra. Mais ces singes nous disent que l'on peut voir, à l'intérieur de soi, que l'on peut sentir et goûter, à l'intérieur de soi et que l'on peut entendre, à l'intérieur de soi. Le deuxième singe ne se bouche pas seulement la bouche, il se bouche aussi le nez ! Ces singes nous rappellent les quatre techniques de méditation de La Voie.

 

 

Une pratique

 

 

La spiritualité, c'est la pratique, pas la théorie. Vous ne trouverez jamais les moyens de pratiquer dans les livres qui parlent de la vérité. Dans le Yogasûtra, le Tao-Te-King, la Bhagavad-Gîtâ (ou « Chant de l'éveillé »), le Bhaktimàrga, le Guru Granth Sahib, le Nouveau-Testament, les Upanishads, les Suttas du bouddha Gautama, vous ne trouverez pas les techniques pour pratiquer. Ces livres parlent de la vérité (universelle). Ils parlent tous de la même chose, mais ne donnent pas les techniques. Les techniques ne peuvent pas s'écrire, elle se montrent. Il vous faut trouver un maître qui les connaisse et qui puisse vous les monter (la Révélation). Alors vous pourrez pratiquer.

 

 

Les mots n'ont aucune valeur. Ils peuvent être phonétiquement beaux et utilisés par les poètes, les phrases que l'on fait avec peuvent dire de belles choses et des choses moins belles, mais le mot lui-même n'a aucune valeur. Quand on a faim, le mot « pomme de terre » ne satisfait pas cette faim, pas plus que le mot « eau » quand on a soif n'étanche cette soif. Les mots « Dieu » et « Béatitude » ne procurent pas la paix à ceux qui souffrent. Les mots des livres peuvent, tout au plus, inspirer le chercheur à trouver.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #méditation, #pratique, #théorie, #mots, #concept

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