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Le bonheur vient du dedans et quand vous allez y voir, vous l'y trouvez, même si au dehors les raisons d'être heureux ne sont pas évidentes. Quand j'étais enfant, dès le plus jeune âge, je me suis rendu compte de ça: que le dedans me suivait partout !

 

 

 

 

Très tôt dans mon enfance je me suis retrouvé séparé de ma mère...

je n'ai pas connu mon père.

Chaque être-humain a son histoire, ses cassures.

Je n'ai jamais su pourquoi j'ai été ainsi séparé de ma mère aussi petit,

à l'époque on ne disait rien aux enfants.

 

J'ai été placé chez des nourrices, dans des pensionnats et,

au bout d'un certain temps,

on venait me chercher pour m’amener ailleurs.

Là encore je n’étais pas prévenu,

juste une dame venait et m’amenait ailleurs...

sans doute pour éviter l'attachement.

 

Ma maman me manquait,

parce qu'un enfant aime sa mère, en général,

en tout cas petit !

Moins on voit sa maman et plus elle est sublimée,

plus elle est sublimée et plus elle nous manque.

 

J'ai toujours été placé en des lieux très beaux

où j'avais une paix royale,

où j'étais très bien traité...

ce n'étais pas ''le petit chose'' ou ''Rémy sans famille'',

tout au plus ''chien perdu sans collier'' mais enfin :

il faut bien que jeunesse se passe de toutes façons.

En Afrique, en Asie, en Amérique latine

les enfances ne sont pas des contes de fées !

 

 

Heureux malgré tout

 

 

J'étais heureux.

Ce bonheur était très présent.

J'étais libre, la nature était belle

et il y avait en moi un foyer brûlant d'amour.

Le parfum de la résine, de la bruyère, des champignons, de la terre humide,

la petite musique de l'eau qui coulait au fond des ruisseaux,

du vent dans les arbres, des oiseaux, des poules, du coq,

et le bourdonnement des mouches, autours de la cabane au fond du jardin,

me berçaient d'une langueur qui n'avait rien de monotone !

 

Le matin, quand j'ouvrais les volets de ma chambre,

la lumière inondait brusquement l'espace

et faisait s'écarquiller mes yeux d'un coup d'un seul

et gonfler mon cœur en même temps.

 

Je prenais mon petit déjeuner seul,

sur la grande table de la pièce principale

(les autres devaient être déjà partis aux champs),

une grande tartine d'un pain

dont je me souviens parfaitement du goût,

tartinée d'une belle couche de beurre

et trempée dans un bol de lait chaud teinté de café.

Après ce petit déjeuner je partais courir,

parcourir l'airial* de cette ferme,

accompagné des chiens qui ne me quittaient pas.

J'explorais les bois alentours prêt à toutes les découvertes.

 

 

Bien sûr que ma mère me manquait

mais ce manque ne pouvait pas empêcher ce bonheur,

cette paix que je vivais en dedans et en dehors.

C'est ainsi que j'ai réalisé, très tôt, que le bonheur était là,

toujours, en moi quelle que soit la peine

que je pouvais éprouver par ailleurs.

Quelle que soit la raison objective

que l'on a d'être triste, malheureux

il y a toujours un bonheur, une paix possible au fond de soi.

Il suffit de tourner son attention

dans la bonne direction pour le réaliser.

 

 

Question de regard

 

 

Tout dépend de ce que vous voulez voir :

voulez-vous voir le bonheur ou la tristesse ?

C'est entre vos mains.

Bien sûr, enfant j'aurais pu m’asseoir dans un coin

et me balancer d'avant en arrière et d'arrière en avant

mais j'ai fais un choix différent et ma jeunesse,

malgré beaucoup de péripéties et de manques affectifs a été belle,

magique avec toujours cette chaude présence en moi,

que j'ai identifiée, reconnu comme le Saint-Nom,

après en avoir reçue la Révélation, en Inde, dans l'année 1975.

Depuis ce temps il ne me quitte pas...

ou plutôt c'est moi qui ne le quitte pas, ou peu, si peu !

 

Ensuite, vers l'âge de huit ans j'ai été placé dans une pension

où je suis resté jusqu'à l'âge de dix sept ans

et j'y ai été heureux aussi...

pour les mêmes raisons que chez les parents nourriciers...

et je me suis rendu compte, bien plus tard,

que durant toutes ces années où j'ai été placé,

toutes les facettes de mon existence étaient prises en main par des adultes

responsables, professionnels et bienveillants.

 

 

La liberté du carcan

 

 

Il y avait un règlement strict, des heures de repas invariables,

une discipline incontournable et cette sorte de carcan,

loin de m'enfermer, de me peser m'avait fait vivre une grande liberté !

Comment, en vivant dans un milieu aussi cadré

avais-je pu vivre une si grande liberté ?!

J'avais été libéré d'avoir à décider, à choisir, à m'inquiéter.

N'ayant rien à penser je pouvais laisser mon esprit aller à sa convenance

et ce qui lui convenait, à mon esprit, c'était l'harmonie,

la douceur, la paix, l'intérieur, la conscience ouverte.

 

 

C'est comme l'Agya du yoga-originel :

quand on l'observe strictement on se sent libéré...

libéré de soi ou, en tous cas, de l'image que l'on a de soi.

C'est aussi pour ça que la voie est celle de la Liberté.

 

 

Mon enfance a été une enfance un peu hors normes

mais pas tellement : même des enfants vivants au sein d'une famille heureuse,

dans le seizième arrondissement de Paris,

sont parfois gais parfois tristes.

Ce qui compte c'est l'intérieur, le point de vue.

Peu d'adolescents échappent aux affres de la puberté,

quelles que soient leurs conditions de vie !

 

 

La Grâce est là pour tout le monde,

orphelin placé, enfant gâté au sein d'une famille unie,

elle est là tout le temps et elle souffle sur nos vies

pour la faire aller dans la bonne direction...

il suffit de hisser les voiles.

 

 

Ne ratez pas la conscience de cette Grâce !

La Révélation de la voie vous offre ce cadeau : la conscience de la Grâce.

Le yoga-originel vous offre un cadre qui vous libère

et vous permet de prendre conscience de la Grâce et, ainsi,

de pouvoir hisser les voiles pour qu'elle vous mène dans la bonne direction.

Qu'est ce que la bonne direction ?

C'est celle dans laquelle souffle la Grâce.

 

 

''Restant en Son Nom dans l'action tu reçois Sa Grâce''

[Bhaktimàrga 1-4-15]

 

 

Acceptez simplement de ne pas prêter trop d'attention

à vos ''états-d'âme'',

acceptez de leur tourner le dos et, vous qui êtes disciples,

qui avez reçue la Révélation,

portez votre attention sur le Saint-Nom

autant que possible et n'oubliez pas :

l'Agya est fait de trois pieds,

le Service, le Satsang et la Méditation.

Profitez aussi de l'enseignement du guide.

Il fait partie de la voie.

 

*Airial: emprise d'une ferme, comme une grande clairière au milieu des bois dans le Sud-Ouest de la France.

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

Autres Satsang dans cet esprit:

-Moments de bonheur

-L'ange gardien

-La pluie d'hier ou le bonheur de vivre

 

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si vous le pouvez, visitez-le depuis un ordinateur.

Tag(s) : #satsang, #yoga, #yogaoriginel, #grâce, #spiritualité, #béatitude, #harmonie, #intérieur

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