Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La vraie compréhension ne se dit pas, elle se vit. Pour ce qui est du domaine spirituel on ne peut pas comprendre par la pensée. La pensée est faite pour comprendre d'autres choses, la philosophie, les mathématiques, la physique, etc.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, la compréhension.
Il y a des choses qui ne peuvent s'expliquer et qui se montrent

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Pour ce qui est des états de conscience modifiés, rencontrés au cours des méditations, il est normal de n'y rien comprendre ; ils ne sont pas dans le champ habituel de la compréhension mentale. Pour illustrer un peu la différence qu'il y a entre le domaine de la conscience et celui du mental voici un exemple : « J'avais chaud, je transpirais en marchant à travers les dunes recouvertes d'ajoncs et d'oyats quand soudainement l'océan m’apparut. L'horizon se perdait, sans limites et les vagues montaient à l'assaut de la plage, en vagues successives de chevaux d'écume. Je me suis approché de l'océan, déshabillé et j'ai plongé dans l'eau. Je flottais dans les vagues, débarrassé de la sueur et de la crasse qui me recouvraient. »

 

 

Vous avez là un exemple du domaine mental. Pour ce qui est du domaine de la conscience il n'y a rien à en dire, j'ai chaud, je suis fatigué et je vais me baigner. Je suis alors soulagé, rafraîchi. Je le vis, je n'y pense pas et je n'essaie pas de le comprendre. C'est moins littéraire que le domaine mental, intellectuel, ça ne donnera pas de texte narratif, poétique, mais l'expérience est profonde, charnelle. Vous avez là aussi l'exemple de l'utilité du mental ; il est fait pour ce genre de choses. La poésie, la littérature, la science, etc. Tout ça a de l'utilité et le mental est un outil, mais La vraie compréhension ne se dit pas, elle se vit. Pour ce qui est du domaine spirituel on ne peut pas comprendre par la pensée. La pensée est faite pour comprendre d'autres choses, la philosophie, les mathématiques, la physique, l'économie, la psychologie, la religion, mais pour ce qui est de la spiritualité authentique, profonde, elle est (la pensée) tout à fait démunie.

 

 

 

La connaissance

 

 

 

Pour la majorité des gens la spiritualité est vécue sur le plan cérébral, mental quand le jnana-yoga (le yoga des connaissances) est compris comme une pratique où les connaissances trouvées dans les livres sont la base... Mais la connaissance, dont il a été question, aux débuts de la spiritualité, dont je vous parle n'était pas les connaissances trouvées dans les livres, comme les Védas. Ne pas confondre le nom du recueil, Védas, avec le mot Véda qui signifie connaissance vécue, celle dont je vous parle. La Bhagavad-Gîtâ, les Upanishads, le yogasûtra, etc. Parlent de cette connaissance, mais ne peuvent pas la montrer. La connaissance dont il est question dans ces livres et sur La Voie, est celle non apprise qui vient par « capillarité », quand la conscience se plonge dans la béatitude par la méditation profonde.

 

 

Avec les connaissances des livres on ne pratique pas la spiritualité, mais la « spirituologie ». Par elle on devient un lettré, pas un illuminé. C'est ce qu'enseignait Lao-Tseu, quand il disait : « Avec peu de connaissances on gagne la paix ; avec beaucoup de savoirs on gagne la confusion » (Tao-Te-King, extrait 1:22). Lao-Tseu disait aussi, à propos des connaissances savantes : « Les connaissances-apprises, l'intelligence, ne sont que des fleurs sans parfum, sources d'erreurs. C'est pourquoi le sage se fie à l'Unité et non aux apparences. Il considère le fruit, plutôt que la fleur, ignorant l'une, il cueille l'autre. » ( Tao-Te-King, extrait de 2:38).

 

 

Ce n'est pas en étant un brahmane, un docteur de la foi, un pharisien que l'on connaît la spiritualité ! On peut enseigner la religion, mais pas la spiritualité. Vous savez le serpent ne danse pas à cause de la musique jouée par la flûte. Il n'entend rien, il danse en suivant les mouvements de la flûte. C'est la même chose pour le satsang. L'âme ne s'émeut pas des paroles dites dans le satsang mais elle résonne à l'évocation de la vérité. Sur cent personnes qui écoutent, qui lisent du satsang peut-être à peine une sera touchée par ce qui s'en dégage de façon invisible. Les cents personnes comprennent toutes des choses différentes du même satsang. La véritable spiritualité ne se comprend pas intellectuellement, elle se réalise pratiquement.

 

 

Je connais des disciples qui me disent : « Il y a cinq ans je lisais un satsang et je me disais que je l’avais compris, aujourd'hui je l'ai relu et j'ai compris d'autres choses ». C'est normal, il n'est pas aujourd'hui dans la même réalisation qu'il y a cinq ans. C'est la réalisation qui donne de la compréhension, ce n'est pas le contraire. La compréhension est une nourriture pour le mental, l'âme, quant à elle, se nourrit de vécu, pas de concepts.

 

 

 

Les pauses Saint-Nom

 

 

 

(S'adressant aux pratiquants de La Voie) Vous savez, les pauses Saint-Nom fonctionnent, à condition de les prendre. Si vous ne les prenez pas, elles ne fonctionnent pas. Sans lâcher-prise on ne peut pas prendre de pauses Saint-Nom. Imaginez, vous avez un chien accroché de toutes ses dents à un gros os. Vous voulez lui donner un morceau de viande, mais il ne veut pas lâcher son os. Il pourrait le lâcher, prendre le morceau de viande, puis reprendre son os. Mais tant qu'il ne lâchera pas son os, il ne pourra pas prendre le morceau de viande. Pour lâcher l'os, il faut qu'il accepte de le lâcher.

 

 

Avant le lâcher-prise, il y a l'acceptation. La discipline aide à lâcher-prise, c'est tout l’intérêt d'une sadhàna (ensemble de ce qui fait une pratique). C'est pour ça que les pendules ont été inventées, pour les monastères qui voulaient découper les journées en tranches avec des offices religieux entre chaque tranche. Une cloche sonnait pour appeler les moines, les moniales aux offices. Je connais des pratiquants qui font sonner une alarme aux moments des pauses Saint-Nom. Il faut avoir une existence bien réglée pour faire ça. Si vous n'acceptez pas de faire les pauses vous ne les ferez pas.

 

 

Les pauses Saint-Nom ça fonctionne, mais ça peut faire plus que ça, c'est vraiment incroyable ! La pause, c'est le moment où vous pouvez appuyer sur « reset », lâcher-prise. Durant quelques secondes, vous laissez ce que vous étiez en train de faire, vous fermez les yeux, vous pratiquez la technique du Saint-Nom et retrouvez votre centre. La pause Saint-Nom refait tourner la roue du dharma (devoir sacré). Parfois vous n'êtes pas bien, vous êtes dans un flip mais vous ne voulez pas cesser de flipper. Vous n'êtes pas bien, mais c'est votre flip et vous y tenez. Quand vous en aurez assez de flipper vous ferez une pause Saint-Nom pour en sortir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #bonheur, #méditation, #béatitude, #lavoie, #spiritualité, #comprendre

Partager cet article

Repost0