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Il y a quelque chose à laquelle nous sommes très attachés et qu’il faut aussi accepter de voir disparaître : l’illusion de notre liberté. Nous revendiquons une liberté qui n’existe pas. Au nom de cette liberté illusoire nous refusons de nous laisser guider sur le chemin vers le Royaume intérieur.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, la liberté.
Personne n'a été libre, dans toute l'histoire de l'humanité... Autonome, oui, mais libre, non !

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

On a vu que le détachement était un item incontournable, essentiel à la réalisation ; que l’on ne pouvait pas réaliser sans passer par le détachement. Ensuite il a été précisé que l’on ne pouvait pas se détacher sans lâcher-prise. Le lâcher-prise et le détachement ne sont pas tout à fait la même chose. D’abord on lâche prise, ensuite on se détache. Il y a quelque chose avant le lâcher-prise… avant le lâcher-prise, il y a l’acceptation.

 

 

L’acceptation, c'est bien, mais accepter quoi ? Il y a tant et tant de choses qu’il faut bien accepter, dans la vie, pour vivre normalement. Il y a bien des occasions de faire son deuil, dans la vie, de faire la part du feu. Sans parler de la mort de personnes proches et aimées et de notre impermanence. Il y a les séparations, les divorces, les illusions perdues, les trahisons, une certaine mobilité, quand vient la maladie ou le handicape, la perte d’un emploi, la perte d’une maison, etc.

 

 

Quand on est très amoureux d’une personne qui nous quitte brutalement après des années de vie commune, l’amour-propre en prend un coup. On se lamente en disant : « Je l’aime ! ». Sans doute, mais elle ne t’aime plus, elle. « Oui, mais moi je l’aime ! ». D’accord, mais elle ne t’aime plus ! Il faut accepter que notre amour pour elle n’influe pas sur le sien pour nous. C’est difficile. C’est une blessure narcissique.

 

 

Il faut accepter de vieillir, d’avoir des cheveux blancs, des rides, du bide, de ne rien pouvoir faire pour changer le monde. Il faut aussi accepter, quand on est disciple de La Voie, que de réfléchir à tout ça n’est pas nécessaire, que ça n’apporte rien à la réalisation. Il faut accepter que la compréhension ne vienne pas du mental, de la compréhension. En spiritualité authentique on ne peut pas faire comme les philosophes, construire un raisonnement, réfléchir et comprendre. La philosophie, c'est très bien, et elle peut apporter beaucoup dans la vie. La philosophie donne la compréhension de toutes sortes de choses, ce qui aide à vivre avec soi-même et les autres, mais à propos de la réalisation spirituelle, telle qu’entendue sur La Voie, la philosophie, la réflexion ne peuvent pas grand-chose.

 

 

 

Spiritualité vraie

 

 

 

La spiritualité profonde, authentique n’est pas la philosophie et on n’a pas besoin d’y réfléchir et ça il faut l’accepter. On accepte de ne pas y être pour grand-chose, dans la qualité, la profondeur de notre conscience. Le Saint-Nom est là, qu’on le veuille ou non, qu’on le comprenne ou non, qu’on en ait conscience ou non. Sans le Saint-Nom (ou Verbe ou « vertu du Tao ») nous n’existerions pas. Même si nous n’étions pas là, Lui serait là. Nous ne sommes même pas la cinquième roue du carrosse. Ce qui fait de nous quelqu’un d’important, c’est quand on se donne. C'est quand on s’oublie et que la lumière-intérieure nous éclaire, qu’elle nous traverse et que notre visage la reflète un peu, comme la Lune reflète le soleil.

 

 

Acceptez d’être imparfaits, faibles, nécessiteux (En amour, en conscience). Acceptez, quand vous êtes disciple de La Voie et que vous pratiquez, en méditation, la technique de la lumière, de ne pas pouvoir la retenir, quand elle sort de votre champ de vision. Acceptez de ne pas pouvoir la faire gonfler, quand elle brille, petite, au fond du noir de vos paupières closes. Si vous n’acceptez pas, si vous ne vous acceptez pas vous ne pourrez pas lâcher prise et vous ne pourrez pas vous détacher. On a vu que sans vrai détachement il n’y avait pas de réalisation possible, or la réalisation, c'est le but du pratiquant de La Voie ! L’acceptation est vraiment un état d’être indispensable. Vous ne pouvez pas en faire l’économie.

 

 

Vous ne pouvez pas grand-chose, en spiritualité. En même temps, quand on sait comment se « brancher » sur ce centre de nous, où s’exprime le Saint-Nom, quand on sait comment y aller (par la méditation), on se sent unique. On se sent le « chouchou » de Dieu, l’unique objet de Son amour. Ne cherchez pas à savoir si c’est vrai ou pas, qu’importe la relation que Dieu, le Créateur a avec les autres, ce qui compte, pour vous, c’est celle qu’il a avec vous. Ce qui compte n’est pas seulement la relation que Dieu a avec vous, ce qui compte aussi, c'est celle que vous avez avec Lui. Dieu ne va pas vous donner Son amour, Sa paix de force.

 

 

Chaque fois que, dans ma vie, j’étais seul, abandonné, vulnérable, et que je me suis tourné vers Dieu, par la méditation apprise en Inde en 1975, je l’ai trouvé immanquablement. Il me rassurait, me donnait sa douceur, son amour, sa chaleur et sa joie. Je ne pouvais pas faire autrement, alors, que de me trouver unique et privilégié. Je ne peux rien faire, mais je peux faire en sorte que Dieu, le Créateur, puisse faire à ma place. Pour ça il est nécessaire de le laisser faire.

 

 

Pour laisser la main à Dieu il y a un passage obligé : accepter de laisser mourir, en nous, la vieille personne. Sans cela la nouvelle personne ne pourra pas naître et entrer au Royaume. Quand je parle du Royaume, je ne parle pas de ce royaume des cieux promis aux enfants qui auront été sages durant leur vie. Ce Royaume, dont je vous parle, Jésus en a parlé avant moi en disant qu’il n’était pas dans le ciel, mais en dedans de nous (comme en dehors). Ce Royaume c’est un état de conscience du tout, c’est la béatitude, c’est le Tao, dont parlait Lao-Tseu.

 

 

 

Le difficile détachement

 

 

 

C’est difficile de laisser mourir (en esprit) le vieil homme en nous. Encore une fois on a besoin d’accepter cette idée et de lâcher prise ! Ce vieil homme, c'est comme un appartement qu’on aurait mis des années à remplir d’objets, de meubles, de souvenirs, de livres et qu’il nous faudrait vider aux deux tiers. Ce n’est pas évident d’accepter de jeter ! Eh bien en nous il y a des choses qu’il nous faut accepter de jeter. Par exemple jeter l’attachement que l’on a à l’idée que l’on se fait à propos de soi. Jeter ce que l’on croyait savoir sur Dieu, sur la vie, sur l’âme, sur la mort, etc.

 

 

Il y a quelque chose à laquelle nous sommes très attachés et qu’il faut aussi accepter de voir disparaître : l’illusion de notre liberté. Nous revendiquons une liberté qui n’existe pas. Au nom de cette liberté illusoire nous refusons de nous laisser guider sur le chemin vers le Royaume intérieur. Mais pensez-vous vraiment être libre ? Regardez sincèrement votre vie et répondez à cette question… ne me répondez pas, mais répondez-vous : êtes-vous libre ?

 

 

Vous n’êtes pas libre de naître. Vous n’êtes pas libre de mourir ou de ne pas mourir. Vous n’êtes pas libre de boire ou de ne pas boire et quand vous avez envie d’uriner, vous n’êtes pas libre de ne pas uriner. Vous êtes prisonnier de votre nature humaine et tant de lois, tant de règles dictent votre vie. Depuis les débuts de l’humanité aucune personne n’a jamais été libre. On a des patrons, des chefs, des clients, il y a des lois, un Code de la route, des obligations familiales, etc. Se croire libre est un aveuglement. Acceptez la réalité, acceptez de ne pas être libre, acceptez vos obligations, vos devoirs et vous verrez, tout s’allégera en vous.

 

 

Vous pouvez être plus ou moins autonome, mais libre non. Dieu nous a donné le libre-arbitre, mais ce libre-arbitre ne s’exerce que dans un seul domaine ; le domaine spirituel. Vous pouvez choisir votre camp, celui de la lumière ou celui des ténèbres. Tant que vous ne savez pas que la lumière, que les ténèbres existent, difficile de choisir, d’exercer votre libre-arbitre, mais quand vous êtes prévenu, vous avez le choix. Choisissez à quoi vous allez vous soumettre : aux ténèbres ou à la lumière ? L’acceptation est le début de la sagesse, elle est la différence entre un enfant et un adulte, savoir faire le deuil de ses illusions, de ses désirs, de sa vanité pour accepter la réalité et faire avec. C’est aussi ça de mourir (en esprit) à la vieille personne pour renaître (en esprit) à la nouvelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #lavoie, #yogaoriginel, #méditation, #bonheur, #spiritualité, #agya, #liberté

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