Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par Hans Yoganand

Ce satsang revient de manière simple et directe sur les bases de La Voie et du Yoga-Originel. Il clarifie le sens de la sadhana, du Saint-Nom, du service, de l’Observance et de ce que certaines traditions rapprochent du sahaja-samādhi.

Une femme méditant en position du lotus

 

Accueil / Le blog Yoga-Originel/La Révélation

 

Satsang audio

 

Les bases spirituelles de La Voie

 

 

Résumé : Ce satsang revient de manière simple et directe sur les bases de La Voie et du Yoga-Originel. Il clarifie le sens de la sadhana, du Saint-Nom, du service, de l’Observance et de ce que certaines traditions rapprochent du sahaja-samādhi.

 

À travers une approche à la fois pratique et spirituelle, ce texte rappelle que La Voie ne repose pas seulement sur une réflexion philosophique, mais sur une pratique destinée à favoriser une conscience plus stable de l’harmonie fondamentale au cœur même de la vie quotidienne.

 

Entre maîtrise du mental, libre-arbitre, responsabilité intérieure et simplicité, ce satsang propose une mise au point destinée autant aux disciples qu’aux chercheurs désirant mieux comprendre l’esprit du Yoga-Originel.

 

Satsang

Revenir à la base

 

Aujourd’hui, le satsang sera plus didactique qu’à l’habitude. Beaucoup de disciples souhaitent mieux comprendre dans quel cadre spirituel ils observent la sadhana et plusieurs chercheurs désirent pouvoir situer ce qu’est le Yoga-Originel. Il est donc utile de revenir simplement à la base de l’enseignement de La Voie.

 

La Voie est le nom donné à une pratique spirituelle fondée sur le Yoga-Originel. Ce nom est relativement récent. Il a été choisi pour notre époque et pour les moyens de communication modernes, notamment la toile.

 

En chinois, « La Voie » se dit Tao, sans que cela fasse pour autant de La Voie un courant taoïste au sens où ce mot est souvent compris aujourd’hui, même si l’enseignement de Lao-Tseu garde une grande importance dans cette approche.

 

Le plus important à comprendre est que La Voie est une pratique avant d’être une théorie. Elle repose sur une sadhana composée de pratiques méditatives, du service, du satsang et de certaines recommandations destinées à favoriser une vie plus harmonieuse et plus consciente.

 

Pour ceux qui souhaitent situer doctrinalement cet enseignement, on peut dire que La Voie se rapproche du Monisme Qualifié, le Viśiṣṭādvaita, dont la figure centrale est Rāmānuja.

 

Le Yoga-Originel existait bien avant lui, mais Rāmānuja posa les bases doctrinales les plus connues de cette vision. Son maître, Yādava Prakāśa, appartenait davantage à l’Advaita Vedānta, tandis que Yāmunācārya influença profondément sa pensée et que Mahāpūrṇa joua un rôle essentiel dans son initiation.

 

Je précise cela afin que vous compreniez que La Voie n’est pas une invention récente née de l’imagination d’un homme. Elle s’inscrit dans une tradition très ancienne. Mais elle est aussi d’aujourd’hui, car elle appartient à l’instant, et l’instant est éternel.

Le Saint-Nom et l’harmonie fondamentale

 

Le cœur de cette pratique concerne la conscience de ce que nous appelons le Saint-Nom.

 

La pratique dite « du Saint-Nom » n’est pas le Saint-Nom lui-même. Le Saint-Nom, le Shabda-Brahman, désigne le principe vivant, cette harmonie fondamentale présente au cœur de l’existence. La pratique du Saint-Nom est une technique méditative destinée à aider l’esprit à se rendre plus disponible à cette conscience.

 

Lorsque cette conscience devient plus stable, certaines agitations diminuent naturellement. L’esprit devient moins dispersé, moins confus, moins dominé par ses réactions immédiates. Une autre manière de vivre apparaît peu à peu, plus équilibrée, plus paisible et capable d’un bonheur sans objet particulier.

 

L’harmonie fondamentale est la vertu du Saint-Nom. Elle est subtile, discrète, mais présente en toute vie. En avoir conscience, c’est en faire partie, et en faire partie, c’est vivre plus accordé au vivant lui-même.

 

À l’inverse, la disharmonie se manifeste par la confusion intérieure, l’agitation du mental, les contradictions, les désirs excessifs, la dispersion ou ce que certaines traditions nomment avidyā, la nescience. L’être humain se trouve alors davantage identifié aux fluctuations de son mental qu’à une conscience plus profonde et plus stable.

 

Le propos de l’Observance est précisément d’aider cette conscience à devenir plus continue dans la vie quotidienne. Dans certaines traditions, cet état est rapproché du sahaja-samādhi, une conscience plus stable de l’harmonie fondamentale au cœur même de l’existence ordinaire. Vivre dans cette conscience est le gage d’une vie plus harmonieuse et d’un bonheur essentiel.

Spiritualité et vie concrète

 

Cela ne signifie pas que l’Observance puisse résoudre tous les problèmes humains.

 

Si vous êtes malade, il faut consulter des médecins. Si vous souffrez de traumatismes liés à l’enfance, un psychothérapeute peut être nécessaire. Si votre mode de vie est déséquilibré, il faut parfois réapprendre certaines choses très concrètes concernant le sommeil, l’alimentation ou l’équilibre psychologique.

 

La spiritualité n’a pas vocation à remplacer tout le reste.

 

En revanche, observer sincèrement la sadhana, chercher à maîtriser l’activité excessive du mental et vivre plus consciemment produit naturellement des effets sur l’équilibre général de l’existence. Beaucoup de souffrances sont aggravées par une vie intérieure chaotique, par les excès du désir, de la peur, de la dispersion ou de l’inertie. L’Observance ne réglera pas tout, mais elle peut déjà résoudre beaucoup de problèmes liés à une vie déséquilibrée et confuse.

 

C’est pourquoi l’Observance demande de la constance.

Le libre-arbitre et les guṇas

 

L’être humain possède un libre-arbitre. Il peut écouter davantage sa raison ou se laisser entraîner principalement par ses désirs, ses impulsions ou ses conditionnements. Les traditions indiennes parlent parfois des trois guṇas : sattva, rajas et tamas.

 

Sattva favorise la clarté, l’équilibre et la lucidité.

Rajas pousse vers l’agitation, le désir, la passion et l’instabilité.

Tamas incline vers l’inertie, la confusion, la paresse ou la procrastination.

 

Chaque acte a des conséquences. Agir continuellement dans la confusion tout en espérant une vie harmonieuse finit naturellement par produire des contradictions et de la souffrance. Agir d’une façon inappropriée tout en espérant des conséquences harmonieuses n’est pas raisonnable.

Le service et le non-agir

 

Le service occupe aussi une place importante dans La Voie.

 

Être dans le service ne signifie pas s’oublier maladivement ni demeurer passif. Le service se rapproche plutôt de ce que Lao-Tseu nommait le wu wei, le non-agir. Le non-agir n’est pas le fait de ne rien faire, mais d’agir sans agitation intérieure excessive, sans lutte permanente contre le mouvement de la vie.

 

Servir, dans ce sens, consiste à agir en conscience de l’harmonie fondamentale. Plus cette conscience devient présente, plus les actes ont tendance à devenir justes, simples et adaptés aux circonstances. Agir dans cette conscience induit naturellement des réactions plus harmonieuses dans l’existence.

 

Jésus de Nazareth aurait dit : « Préoccupe-toi d’abord du Royaume et tout le reste te sera donné de surcroît. » Je pourrais le dire autrement :

 

Préoccupe-toi d’abord de l’harmonie fondamentale et le reste trouvera plus naturellement sa juste place.

 

Cela ne signifie pas qu’il faille négliger la vie quotidienne, les responsabilités ou les réalités matérielles. Cela signifie simplement que l’être humain vit souvent à l’envers : il place ses désirs, ses peurs, son ego ou ses passions avant ce qui pourrait réellement l’équilibrer intérieurement.

La simplicité intérieure

 

Si vous mettez en premier la conscience de l’harmonie fondamentale, si vous observez sincèrement la sadhana, la méditation, le service et le satsang, alors votre manière de vivre commencera progressivement à changer.

 

Vous écouterez davantage la lucidité que l’agitation.

 

Davantage sattva que rajas.

Davantage la conscience que les réactions immédiates.

Davantage le vivant que les fluctuations du mental.

Et moins tamas, l’inertie qui pousse à remettre sans cesse au lendemain ce qui devrait être vécu aujourd’hui.

 

Ne mettez pas votre ego au pinacle. Ne faites pas de vous-même le centre absolu de votre existence. La priorité de la vie, c’est la vie elle-même.

 

Lorsque l’être humain cesse de se placer continuellement au centre de tout, il devient souvent plus simple, plus humble et plus disponible à cette harmonie discrète qui soutient déjà toute existence.

 

Si vous vous intéressez davantage à vous-même qu’au Saint-Nom, il deviendra naturellement plus difficile de vous ouvrir au Saint-Nom. Mais plus cette simplicité grandit, plus il devient naturel de s’intéresser au vivant plutôt qu’à l’agitation permanente du moi.

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :