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Quand on a reçu la Révélation et que l'on observe l'agya, on sait ce qu'est le service. On sait que c'est agir en pratiquant la technique du « Saint-Nom », en conscience de l'Unité, détaché du fruit de ses actes. On sait que le service, c'est faire les choses comme si Dieu nous regardait.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, le service et la béatitude.
la satisfaction du travail bien fait est une forme de béatitude

 

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Quand on a reçu la Révélation et que l'on observe l'agya*, on sait ce qu'est le service*. On sait que c'est agir en pratiquant la technique du « Saint-Nom », en conscience de l'Unité, détaché du fruit de ses actes. On sait que le service, c'est faire les choses du mieux possible, comme si Dieu nous regardait et qu'on les faisait pour lui.

 

*« Observer l'agya » : pratiquer les piliers de La Voie, sa sadhana, le service, le satsang, la méditation et respecter les angas (prescriptions morales).

 

*Service : un des piliers de La Voie. C'est le « non-agir » de Lao-Tseu, ou Wu Wei, le Sewa de guru Nanak, le service de dévotion, ou « abandon du fruit de ses actes » de la Bhagavad-Gîtâ ou le vrai karma-yoga, agir en conscience du Saint-Nom par la pratique de la technique du même nom.

 

 

 

Faire de son mieux

 

 

 

Pourquoi le service c'est faire du mieux possible ? Je me souviens, quand je vivais à l'ashram*, en Inde, quand un disciple faisait quelque chose directement pour le maître, il s'appliquait particulièrement. Le maître, en Inde, est un relais de notre dévotion pour Dieu. Parce que l'on ne peut pas rencontrer Dieu sous une forme qui mange, qui s'habille, on fait à manger au maître, on s'occupe de son linge comme s'il s'agissait de Dieu.

 

*Ashram : communauté spirituelle dont les résidents ont prononcé les mêmes vœux que les moines et moniales catholiques.

 

 

Quand le maître mange dans une assiette en porcelaine de Limoge, en céladon, il s'en moque ; ça ne change rien au goût de la nourriture. C'est à Dieu que les disciples ont offert la vaisselle en porcelaine de Limoge. Évidemment, les personnes extérieures à l'ashram, qui n'ont pas reçu la Révélation et qui n'observant pas l'agya, s'offusquent que le maître mange dans une vaisselle hors de prix et crient au gourou*.

 

*Gourou : version occidentale du mot indien « guru ». Le mot « guru » signifie « Qui chasse les ténèbres de l'ignorance par la lumière de la connaissance » et désigne un maître spirituel. Les gurus existent, en Inde, depuis des millénaires. Ils sont les enseignants des mystiques les plus anciennes, comme le yoga spirituel (qui n'a rien à voir avec le Hatha-yoga). Gourou signifie, pour les occidentaux (surtout les Français), escroc.

 

 

 

Les fruits de l'arbre

 

 

 

Si le maître se satisfaisait de ce luxe, c'est qu'il ne serait pas un maître détaché. Jésus a dit que pour reconnaître un arbre, il fallait considérer ses fruits. « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. » (Matthieu 17 : 15 à 17)

 

 

Quels sont les fruits d'un maître spirituel ? C'est son enseignement et le résultat, sur ses disciples, de cet enseignement, de sa pratique. Si l'enseignement est bon, si la pratique de cet enseignement apporte des bienfaits aux disciples, alors c'est qu'il s'agit de bons fruits, donc d'un bon guide.

 

 

Quand on faisait du service pour l'ashram, pour la communauté, comme le ménage, la cuisine, le linge, le jardin, la salle de satsang*, donc pour nous, puisque nous vivions à l'ashram, on nous disait de le faire comme si on le faisait directement pour le maître. La façon de faire les choses ne doit pas faire oublier qu'avant tout il s'agit d'agir tout en pratiquant la technique dite « du Saint-Nom ».

 

*Satsang : « Compagnie de la vérité », un des quatre piliers de l'agya, la sadhana de La Voie. Paroles de vérité, dites par le maître ou un disciple consacré sous l'inspiration du « Saint-Nom ».

 

 

 

Satisfaction

du travail bien fait

 

 

 

Les gens qui travaillent à l’Élysée, par exemple, les serveurs, les vaisseliers, les cuisiniers, les jardiniers, les agents d'entretien font si bien les choses que l'on dirait du service direct, c'est-à-dire un service pour le maître. Il leur manque tout de même quelque chose : la possibilité de méditer sur le Saint-Nom*. Ils n'ont pas cette possibilité parce qu'ils n'ont pas demandé, donc pas reçu, la Révélation (des techniques).

 

*Saint-Nom : il ne s'agit pas d'un mot qui peut se dire, se penser, s'écrire. On peut aussi dire « Verbe », « Parole » ou, comme Lao-Tseu, « vertu du Tao ». « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » (Jean 1.1)

 

 

Ces gens font parfaitement les choses pour la satisfaction du travail bien fait. D'où vient cette satisfaction ? Tout le monde ne travaille pas du mieux possible. Pourquoi certaines personnes aiment faire les choses du mieux possible ? Ils disent souvent qu'ils cherchent la perfection. Cherchent-ils à devenir parfaits ? Non, ils cherchent le geste parfait, comme un calligraphe, un ébéniste, un peintre, un potier, un luthier.

 

 

Ce qu'ils cherchent n'est pas vraiment d'être fiers d'eux, pas plus que le résultat, ce qu'ils cherchent c'est l'état de conscience où ils sont quand ils font les choses du mieux qu'ils le peuvent, cette satisfaction du travail bien fait. Quel est cet état de conscience ? C'est la conscience de la béatitude. Difficile de dire ce qu'est la béatitude. On l’obtient par le service, le satsang et la méditation.

 

 

La béatitude est la conscience de l'harmonie qui caractérise l'Unité avec le Tout (ou Tao pour Lao-Tseu). C'est la chose principale dans la vie humaine, être conscient de la béatitude. Mais, qui se préoccupe de ça ? On se préoccupe de sa « liberté », comme si quelqu'un avait été libre déjà ! De son confort, de sa santé, de son bonheur, cependant on n'est pas en vie pour être heureux, ni pour être malheureux.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #service, #perfection, #LaVoie, #spiritualité, #satsang, #HansYoganand, #meditation
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