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Avez-vous soif de paix ou d'émotions, de désirs ? Oui, parce que c'est la paix ou les désirs. Le désir est une mauvaise chose, car il n'a pas de fin. Un désir satisfait laisse la place à un nouveau désir. C'est sans fin. Je ne parle pas de plaisir.

satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, la raison et la passion.
En nous cohabitent la raison et la passion... N'oubliez pas la raison !

 

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

 

Pourrait-on faire le bilan du nombre de fois où l'on écoute nos pensées mal inspirées et… Là je sèche : que peut-on écouter d'autre que nos pensées ? Notre instinct ? Notre âme ? Dieu ? Notre intuition ? L'instinct ne parle pas et ne s'adresse pas à notre raison, il nous fait agir... instinctivement.

 

 

Notre âme ? Mais, nous sommes l'âme, au fond et l'on ne se parle pas, à moins d'être vieux et de radoter. Dieu ? Dieu n'est pas un Homme, il n'a pas d'appareil phonatoire. Il ne parle pas. Notre intuition ? Elle ne parle pas non plus. Seulement nos pensée articulent des raisonnement, fait des phrases qui, si l'on ne les entend pas, s'écrivent dans notre esprit.

 

 

 

Se libérer des pensées

 

 

 

Il nous est possible d'écouter autre chose que nos pensées : on peut écouter le Saint-Nom*. Ainsi, on peut pratiquer la technique que l'on nous a enseignée, au cours de la Révélation. Alors on entend autre chose que nos pensées et avoir le recul pour trier le bon grain de l'ivraie (Matthieu, chapitre 13).

 

*Saint-Nom : ce mot, ici, ne désigne pas un nom, un mot que l'on peut penser, dire, écrire, lire. Il n'est pas un mantra. Ce mot désigne ce que Lao-Tseu nommait « la vertu du Tao », vertu dans le sens de propriété, pouvoir. Une technique homonyme, la « Technique du Saint-Nom » permet d'accorder notre conscience à l'harmonie du Saint-Nom.

 

 

Notre mental ou psyché, pense sans cesse. Il est impossible d'arrêter les pensées. Tout ce que l'on peut faire, c'est de ne plus y faire attention. Encore faut-il connaître une technique (de méditation) qui permette de le faire. Le mental n'est pas nous. Autrement dit, nous ne sommes pas notre mental. C'est un outil, l'ordinateur du corps, durant notre incarnation. Nous sommes la conscience profonde ou âme. Quand nous nous prenons pour nos pensées, nos émotions, nos sentiments, nos souvenirs, nos connaissance et notre personnalité, nous nous trompons. Ainsi, nous sommes dans la confusion, l'aveuglement, l'illusion, la souffrance et la peur.

 

 

Il est plus facile d'écouter les phrases, les pensées du mental, que l'on croit être nous, que le souffle du Saint-Nom, en pratiquant la technique du même nom. Même quand on connaît la technique, ce n'est pas tout de suite ni toujours évident de choisir le Saint-Nom, plutôt que nos pensées, alors, quand on ne connaît pas la technique… Que peut-on faire ? On boit, on se drogue, on s'accroche à une religion (l'opium du peuple, selon Karl Marx), on récite des mantras, etc.

 

 

 

L'influence des gunas

 

 

 

Tant mieux si nos pensées sont justes et bonnes et tant pis dans le cas contraire. Je vois, qu'entre la raison, qui est du domaine de Sattva (un des trois gunas*) et les pensées, qui sont souvent du domaine de la passion (rajas) et de la confusion (tamas), le choix est souvent vite fait. La raison (satvva) ne gagne pas souvent. C'est tellement ennuyeux, la raison ! Surtout pour les personnes jeunes. Quand on fait des bêtises (conneries) c'est fréquemment que l'on écoute « sa tête », son instinct, ses envies, ses désirs.

 

*Gunas : un des trois éléments constitutifs de l'être : Satvva, la pureté, la lumière, la vérité, la connaissance du Saint-Nom, la raison. Rajas, l'énergie animale, les passions, la force, le désir. Tamas, les ténèbres, l'obscurité, la lourdeur, l'inertie, l'illusion, la vanité.

 

 

Quand on dit « Il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. » (attribué à Salomon), on pourrait dire : « Méditez quelques instants avant d'agir. » C'est d’ailleurs ce que je préconise aux disciples qui trouvent important de me consulter. Je leur dis, qu'il est bien, quand on commence une nouvelle action, de fermer les yeux quelques instants et de « pratiquer le Saint-Nom ». Les initiés comprendront. Pour les autres, je dirais, fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration quelques instants. Faites ça à chaque fois que vous commencez à vous énerver.

 

 

Ce qui nous fait choisir le côté tamique des choses, c'est le faux-ego. Je sais que la plupart d'entre vous ne sont pas accoutumés à ce mot, « faux-ego ». Vous connaissez « ego » et vous prêtez à l'ego les travers qui sont, en fait, ceux du faux-ego. L'ego est une Grâce qui permet à l'âme de dire « je ». Le faux-ego est, pour parler vite, la vanité. Un livre ancien, vieux de cinq mille ans, « La Bhagavad-Gîtâ », dit : « Celui que les plaisirs matériels n’attirent plus, qui n’est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s’est libéré du faux-ego, peut seul connaître la paix parfaite. » (BG 2.71 et 72 : "Le chant de l'éveillé", extrait de 1.17).

 

 

« Sous l'influence de la nature humaine, (Gunas)

la conscience égarée par le faux-ego

croit être l'auteure de ses actes,

alors qu'en réalité, ils sont accomplis par la nature. »

 

Bhagavad-Gîtâ 3.27/ Le chant de l'éveillé, extrait de 2.6 

 

 

« Durant sa méditation, l'initié, pratiquant la vraie voie,

doit se défaire sans réserve de tous les désirs matériels

engendrés par le faux-ego, et ainsi,

par la concentration du mental,

maîtriser la totalité des sens. »

 

Bhagavad-Gîtâ 6.25/ Le chant de l'éveillé, extrait de 5.10

 

 

 

Avoir soif

 

 

 

Le faux-ego est le diable. Pourquoi je dis ça ? Parce que le mot « diable » signifie, étymologiquement : « celui-qui-sépare » et que le faux-ego favorise la séparation de la conscience d'avec l'Unité (ou Tao ou Dieu). C'est le fruit d'une conscience sans nescience*. « Avidyàsmità-ràga-dvesàbhinivesàh klesàh. Il y a cinq causes de souffrances : l'ignorance, le faux-ego, l'attachement, l'aversion de la vie et la peur de mourir. » (Yogasûtras 2.3).

 

*Nescience : absence de connaissance. Il ne s’agit pas, ici, d'inculture intellectuelle ou cognitive, mais de spiritualité. La connaissance dont il s'agit est non apprise. En Inde, on parle de Véda. Ici, ce mot ne désigne pas le recueil d'écritures, les Védas.

 

 

L'essentiel, dans la vie est la soif de vérité. Je parle de vérité universelle, pas des vérités personnelles, judiciaires, journalistiques et autres. Il y a un préalable indispensable : de croire, ou d'envisager qu'il existe une vérité universelle. Si vous supposez qu'aucune vérité n'existe, autre que celles qu'on se « tricote » soi-même, alors c'est perdu d'avance.

 

 

Avez-vous soif de paix ou d'émotions, de désirs ? Oui, parce que c'est la paix ou les désirs. Le désir est une mauvaise chose, car il n'a pas de fin. Un désir satisfait laisse la place à un nouveau désir. C'est sans fin. Je ne parle pas de plaisir, puisque l'on peut prendre du plaisir à méditer, à manger, à aimer, à se promener ; il n'y a pas de risque. C'est la succession sans fin du désir qui est mauvaise. Mauvaise pourquoi ? Parce qu'elle vous empêche de connaître la paix.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #raison, #passion, #satsang, #HansYoganand
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