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Parler n'est pas toujours utile. Si ce que tu as à dire n'est pas plus important que la béatitude du silence, alors garde le silence. En plus, souvent, des fâcheux se servent de nos paroles pour les retourner contre nous, alors ne leur donnons pas le bâton pour nous battre.

 

 

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Après avoir quitté l'ashram, où je vivais, en Inde, à cause d'un problème de visa, j'ai passé des décennies, en France, à pratiquer sans avoir de satsang. Il n'y avait pas d'Internet, en 1978 et il n'y avait pas d'ashram en France. Pourtant, le satsang fait vraiment partie de la sadhana. Je donnais du satsang, autant que possible, à des gens rencontrés, quand je trouvais une oreille attentive, mais personne ne pouvait m'en donner.

 

 

La Grâce n'était pas moins présente, pour moi. C'est là que j'ai appris qu'elle là tout le temps, que l'on en ait conscience ou non. En même temps j'ai un statut un peu particulier, sur La Voie. Un professeur d'université ne prend plus de cours, même s'il continue d'apprendre, par sa pratique.

 

 

Je vivais avec la méditation et le service, avec, parfois, le satsang que je donnais au hasard des rencontres. J'avais une conscience aiguë de la Grâce, de sa présence active, de sa guidance dans ma vie. J'avais une existence précaire, financièrement. Je voyais bien que seule la Grâce me permettait de vivre.

 

 

 

La pauvreté

 

 

 

Saint-François d'Assise voyait les manifestations de Dieu à travers les oiseaux, le ciel, les nuages, bref ; toute la Création et vivait dans une pauvreté librement consentie. J'étais comme Saint-François d'Assise et j'aimais la pauvreté, qu'il ne faut pas confondre avec la misère. Dans ma jeunesse, pour parler d'une famille ouvrière, on parlait de famille " modeste".

 

 

Je vivais modestement. J'avais épousé la pauvreté en même temps que la conscience de sa Grâce. En Inde, pour vivre au sein de l'ashram où j'ai vécu, j'avais prononcé des vœux, dont celui de pauvreté. Même si on m'avait obligé à quitter cet ashram, je ne m'étais pas senti libéré de ces vœux. Le jour où je suis devenu papa et où j'ai voulu quitter la pauvreté, jalouse elle refusa de me quitter et me poursuivit, toute ma vie, de ses assiduités.

 

 

Les mots ne m'étaient pas utiles pour vivre la conscience de sa Grâce. Je n'avais pas besoin d'exprimer mon amour pour Dieu, ni l'amour qu'il me donnait, quand je me donnais. La méditation et le service comblaient ma vie. J'ai longtemps vécu seul, au milieu des bois et je n'avais pas souvent l'occasion de parler, pourtant Dieu sait que je suis bavard !

 

 

Je suis un bavard qui aime le silence, c'est pour ça que j'aime la solitude. Avec la conscience du Saint-Nom on n'est jamais seul. C'est pour ça qu'il y a des ermites. Ils ne se sentent jamais seuls. Pour vivre la conscience du Saint-Nom, les mots sont inutiles.

 

 

 

Le son qui se répète

 

 

 

Certains mystiques, pratiquants de spiritualités liées à l'Inde, disent que le mot (sanskrit) « japa » désigne la répétition, un grand nombre de fois, d'un nom, d'un mot, d'un son (un mantra). Mais c'est une erreur. Le mot sanskrit « japa » veut dire « son qui se répète ». C'est différent de répéter un son (un mantra) et d'écouter un son qui se répète. Le Saint-Nom (ou satnam) est un son qui se répète. Il se répète, ce n'est pas nous qui le répétons. Il ne s'agit pas du « Ôm » ou du nom de krishna, de Rama ou tout autre mantra, comme « hamsa », par exemple.

 

 

Le Saint-Nom (ou Verbe ou Parole) est un son qui se répète sans qu'on ait besoin de le dire, d'y penser. C'est un son, ou plutôt un couple de sons différents, qui se répète naturellement en nous et que l'on peut écouter, quand on sait comment faire. Je sais que tous les maîtres, ou presque, disent le contraire, mais je vous parle de La Voie, pas des voies des autres.

 

 

On parle de « Saint-Nom » mais on ne peut ni l'écrire ni le dire. On peut juste l'écouter et ressentir les effets que cette écoute a sur nous. On ressent quelque chose et ce que l'on ressent, c’est la béatitude. La conscience de la béatitude est un bonheur incomparable et la parfaite conscience de la béatitude, le but du pratiquant assidu. En Inde, pour dire « parfaite conscience de la béatitude » on dit, chez certains, « satçitananda ». La conscience du Saint-Nom peut conduire à ça.

 

 

Parler n'est pas toujours utile. Si ce que tu as à dire n'est pas plus important que la béatitude du silence, alors garde le silence. En plus, souvent, des fâcheux se servent de nos paroles pour les retourner contre nous, alors ne leur donnons pas le bâton pour nous battre. En se taisant, on entend le son du silence et vous savez quoi ? Le son du silence, c’est le Saint-Nom (et la musique ou Nada) et quand on se tait, ce son se répète et il ne reste qu'à l'écouter (japa). Le son du silence est « anahata », c'est-à-dire " non produit " et c'est tout le secret de La Voie.

 

 

 

Le silence est d'or

 

 

 

En se taisant, on peut garder le nectar, ce pranam intérieur. Je sais que seulement ceux qui ont reçu la Révélation et qui pratiquent comprendront ce que je viens de dire, mais le satsang s'adresse aussi aux disciples ! La technique du nectar* (une des quatre révélées) est très souvent négligée et c'est dommage. La dévotion ou bhakti, vient en pratiquant le nectar.

 

* Nectar : Kechari-Mudra (Dhyanabindu-Upanishad 79/83)

 

 

Aucun mot ne change jamais la réalité. La conscience du Saint-Nom, le service ou « non-agir », changent notre perception de la réalité, donc change, pour nous, la réalité. La conscience de la Grâce change notre réalité. En conscience, la réalité est vraie, tandis que dans la confusion, notre réalité est celle de notre vision des choses.

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais je dois préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #silence, #mots, #saint-nom, #méditation, #béatitude
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