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La définition du bodhisattva, c'est qu'il s'agit d'un éveillé qui a atteint la réalisation, et qui, par ce fait, au moment de la mort, de la désincarnation, peut atteindre la Libération (des chaînes du samsara). Il se réincarne pour aider les autres, par son service et son satsang, à atteindre la réalisation et la Libération.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, les boddhisattva, bouddha, éveillés.
Un bodhisattva est un éveillé, qui a réalisé et pourrait être libéré du samsara et qui choisit de revenir

 

 

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Le mot « bouddha » signifie éveillé. On parle aussi de Libération et de « bodhisattva ». La définition d'un bodhisattva, c'est qu'il s'agit d'un éveillé qui a atteint la réalisation, et qui, par ce fait, au moment de la mort, de la désincarnation, peut atteindre la Libération (des chaînes du samsara). Mais, il se réincarne pour aider les autres, par son service et son satsang, à atteindre la réalisation et la Libération.

 

 

En vérité l'éveillé-réalisé qui revient n'est pas aussi altruiste que ça ! S'il revient, ce n'est pas pour aider les autres, mais pour profiter encore du fait d'être dans le service. Être dans le service (un des quatre piliers de la sadhana), c'est tellement mieux que d'être dans la béatitude complète ! Il n'y a rien de mieux que de servir. En occident, servir est considéré comme une tâche subalterne, dévolue à certaines personnes de « basse extraction » et dans l'incapacité de suivre un cursus d'apprentissage élevé.

 

 

En spiritualité authentique, servir est le summum ! En Inde, quand je vivais au sein de l'ashram dans lequel j'ai reçu la Révélation, dans les années 70, des « moines » collègues faisaient même des concours de service. Un des disciples disait « Je suis le serviteur de Dieu », un autre enchérissait : « Et moi, je suis le serviteur du serviteur ! ». En vérité le service n'est pas que le fait de servir, ce mot a un homonyme qui désigne un des trois piliers de la sadhana de La Voie : le service, en tant que pratique spirituelle ayant à voir avec le « non-agir » que Lao-Tseu a décrit dans le Tao-Te-King.

 

 

 

Saint ou non saint

 

 

 

Le Réalisé, qui refuse de se fondre dans le « Royaume », « Satçitananda » ou « la parfaite conscience de la béatitude », préfère le service à la parfaite conscience de la béatitude du nirvikalpa-samadhi, éternellement reconduite. Alors bien sûr qu'il aide les autres, ceux qui veulent bien être aidés, et ils ne sont pas nombreux, mais de les aider n'est pas, pour lui, le but. Le but est de rester dans le vrai bonheur du service.

 

 

Le bodhisattva, l'éveillé n'est pas un saint. C'est l'église chrétienne qui parle de saints et ces saints ont des vertus, des qualités que l'on connaît : ils sont altruistes, pleins de compassion, vivent dans la pauvreté librement consentie et s'oublient au service de ceux qui souffrent. Mais, pour atteindre l'éveil, il n'est pas nécessaire d'être un saint.

 

 

On peut être solitaire, ne jamais aider qui que ce soit, ne pas vivre pauvrement et atteindre l'éveil ! Il suffit, pour ça, d'entrer en nirvikalpa-samadhi, au cours d'une méditation particulièrement profonde.

 

 

C'est comme ça que tous les éveillés, Sri Gautama, du clan des sakhyas, et d'autres, comme Lao-tseu, Krishna, Guru-Nanak, Mani, Jésus, et des dizaines d'autres inconnus, comme Sujata, Piyadassi, Atthadassi, Dhammadassi, Tissa, etc ont atteint l'éveil. Du vivant de Gautama, le bouddha « historique », on comptait déjà, pour les bouddhistes, vingt-huit bouddhas ! Un bouddha n'est pas forcément bouddhiste ! Gautama n'était pas bouddhiste, ni Lao-Tseu, qui n'était pas non plus taoïste, ni Jésus, qui n'était pas non plus chrétien, etc.

 

 

Quand on est en « tête-à-tête » avec Dieu, on se moque bien d'aider ! Dieu ne nous le demande pas. Il n'a pas besoin de nous ! C'est comme pour son honneur... certains religieux tuent des gens, parce qu'ils ont blasphémé Dieu, ils disent ainsi venger Dieu, comme si Dieu était du genre à se venger ! Comme si, s'il voulait se venger, il aurait besoin de quelqu'un ! Mais, Dieu n'est pas une personne, il n'a pas des sentiments humains.

 

 

Aider c'est bien, si l'on peut. Il s'agit simplement d'être un « chic type » ou une « chouette fille ». De plus, on peut aider sans avoir une idée derrière la tête, une justification religieuse et/ou spirituelle. On peut avoir de l'empathie, mais ce n'est pas une obligation. C'est personnel. Il y a des gens qui n'ont aucune empathie, ça ne les empêcherait pas d'entrer en samadhi s'ils méditaient de la bonne façon ; avec une bonne technique et posture intérieure. Devenir un saint, marcher dans les pas du christ, comme vus par l'église, c'est un truc de religion, pas de spiritualité.

 

 

 

Prendre plutôt que recevoir

 

 

 

Dieu donne à tous, H24, ce qui est nécessaire : la vie et sa Grâce. Il ne peut pas faire plus. Une source ne peut faire plus que de couler, de laisser l'eau pure s'échapper du sein de la terre. Le fait d'accepter et de recevoir les dons de Dieu dépend de chacun, comme pour l'eau de la source : elle ne va pas sauter d'elle-même dans la bouche de l'assoiffé ; c'est à l'assoiffé de se baisser pour y boire !

 

 

Jésus l'a bien dit, à en croire l'évangile selon Myriam de Magdala, quand, devant le silence de Jésus, André (Frère de Simon Bar-Jona, aussi nommé Pierre) lui demanda : « Maître, voici que ton silence nous étonne. Pourquoi nous avoir réunis ? N’as-tu rien à nous dire, aujourd’hui ? » et qu'il lui répondit : « Et vous, n’avez-vous rien à me dire ? Pourquoi serait-ce la source qui devrait aller au-devant des pèlerins ? Le pèlerin oublie parfois qu’il a des jambes pour marcher. Il oublie que ce n’est pas la route qui défile sous lui, mais son esprit qui se projette vers l’horizon. Demandez, si votre intention est de recevoir. Lorsque la terre a soif, c’est elle qui doit appeler la pluie ».

 

 

Un amoureux de Dieu, un véritable dévot ne s'occupe pas de faire le bien autour de lui, il s'occupe de s'offrir à Dieu et il lui laisse le pouvoir, en passant par son intermédiaire, de faire ce qui doit être fait. Le « non-agir », cher à Lao-Tseu, le détachement du fruit de ses actes, comme il est dit dans la Bhagavad-Gîtâ, le service, comme il est dit sur La Voie, est le moyen de laisser Dieu diriger notre vie et d'agir, par sa Grâce. Laisser Dieu se débrouiller et faire preuve d'humilité, de détachement et de lâcher-prise.

 

 

Dieu se sert de ses vrais dévots, pour aider spirituellement l'âme des autres, sans même que ces vrais dévots ne s'en aperçoivent ! C'est ça un bodhisattva, c'est quelqu'un qui veut servir Dieu, pas être fondu en lui. Quand on est fondu en Dieu, comme une goutte de pluie dans l'océan, on ne le sert pas.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #bouddha, #éveillé, #spiritualité, #satsang, #bonheur, #lavoie, #bodhisattva
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