Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Lâcher ses concepts, ses avis sur les choses, son opinion, l'image que l'on a de soi, ce que l'on croit savoir ne suffit pas nous aider à faire un pas de plus dans la bonne direction. Ce qui va nous aider c'est de pratiquer en s'en remettant à la Grâce.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie et le lâcher-prise.
Jésus a dit que pour renaître il fallait tuer le vieil Homme que nous croyons être

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

 

L'accueil du blog

 

 

 

Télécharger le mp3

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'observance tout se tient. Comme se tiennent les quatre piliers, le service, le satsang, la méditation et les angas se tiennent aussi les vertus essentielles à toute pratique spirituelle, comme l'humilité, la simplicité, la constance, le lâcher-prise et le détachement. C'est vrai ; si vous ne lâchez pas prise vous ne pouvez pas vous détacher ! Si vous n'avez pas d'humilité vous ne pouvez pas lâcher prise. Lâcher prise, d'accord, mais lâcher quoi ? Le lâcher prise ce n'est pas abandonner parce qu'on n'y arrive pas !

 

 

Le monde des Hommes nous dit que de posséder c'est réussir sa vie. Seulement 1% de la population mondiale a réussi sa vie. On nous apprend à avoir la gagne, l'énergie, l'agressivité pour battre nos adversaires, mais la spiritualité n'est pas sur le même plan. Dans le monde de la spiritualité, aucun concurrent n'existe et l'humilité, le lâcher-prise, la simplicité, le détachement sont des vertus cardinales.

 

 

 

On ne peut pas grand-chose

 

 

 

L'humilité n'est pas la modestie, c'est de se rendre compte de la vérité sur soi. Il ne s'agit pas de se sous-estimer pas plus que de se sur-estimer. Pour agir de la bonne façon, nous devons avoir une vision juste des choses et de soi-même. Cette vision juste, c'est l'humilité, la lucidité. Sur La Voie on se rend vite compte que l'on ne peut pas faire grand-chose pour voir mieux la lumière quand on médite, ou mieux entendre la musique (ou les sons).

 

 

On s'aperçoit qu'il est parfois bien difficile de quitter notre « tête » pour aller au calme du dedans. On se rend bien compte que l'on n'a pas de pouvoir sur sa propre vie, que le fait de vivre ou de mourir échappe à notre contrôle. Quand on se rend compte de tout ça on devient humble et l'on accepte de lâcher-prise... mais lâcher quoi ?

 

 

Lâcher ses concepts, ses avis sur les choses, son opinion, l'image que l'on a de soi, ce que l'on croit savoir. Ce que l'on a appris ne peut pas nous aider à faire un pas de plus dans la bonne direction. Ce qui va nous aider, c'est de pratiquer en s'en remettant à la Grâce. Vous voyez, rien à voir avec ce que la société des Hommes nous a enseigné jusqu’ici. On n'y est pas pour grand-chose par contre il y a des choses que l'on peut faire, comme d'observer les piliers de l'agya et ça il faut le faire ! On ne lâche rien là-dessus.

 

 

Je vous dis de faire des choses, comme la pratique des piliers, l'observance de l'agya et des cinq pauses Saint-Nom, mais je ne suis pas sûr que vous le fassiez vraiment… Oh je ne doute pas de votre motivation pas plus que de l'estime en laquelle vous me tenez. En revanche, je ne suis pas sûr que vous accordiez à ces choses-là toute l'importance qu'elles ont. Vous disposez du libre-arbitre, alors vous faites bien comme vous voulez. Il ne s'agit pas de m'obéir, si je suis votre maître, dans le sens d'enseignant, je ne suis pas votre maître comme si vous étiez des esclaves !

 

 

 

Ce que vous pouvez faire

 

 

 

Ce qui vous appartient, c'est de pratiquer, le reste ne vous appartient pas, alors lâchez prise ! Lâchez l'idée de faire des progrès, d'y arriver. Là où vous allez, vous y arriverez, même sans rien faire ! Je me souviens de quelqu'un qui me disait, sur Facebook, qu'il fallait faire ceci, et cela, pour « rayonner ». Je lui ai alors demandé : « Pourquoi voulez-vous rayonner ? » mais il ne m'a pas répondu... Pourquoi voulait-il rayonner ? Il se prenait pour un soleil ? Il voulait aider les autres ?

 

 

Le but de la vie n'est pas d'aider les autres, il est de réaliser le propos de la vie. C'est bien d'aider les autres cependant ce n'est pas le but : « Occupe-toi en premier du Royaume et tout le reste te sera donné en plus » (Matthieu 6:33 et Luc 12:31)... Rayonner c'est donné de surcroît, ça nous échappe malgré nous. Vous n'avez pas besoin de rayonner, vous avez besoin de méditer. C'est ça l'humilité.

 

 

Nous ne sommes pas les maîtres de l'amour que Dieu nous donne, mais juste les bénéficiaires. On ne peut pas donner cet amour de Dieu aux autres, ils ont leur propre cheminement à faire vers lui, à chacun sa peine. On peut donner notre tendresse, notre affection, notre attention, de notre temps, notre compassion, notre compréhension, notre aide, notre solidarité… On peut donner plein de choses aux gens, de l'argent, de l'écoute ou rien : si on n'a pas envie de donner c'est notre droit.

 

 

On n'est pas obligé de donner. Donner ne fait pas partie de l'agya. Donnent ceux qui veulent, les autres ne donnent pas. Dieu nous a doté du libre-arbitre, ce n'est pas aux concepts convenus de la morale bien pensante de vous la retirer.

 

 

Occupez-vous de votre jardin, pas de celui des autres. Si les autres vous demandent des conseils, c'est autre chose, vous pouvez leur en donner, mais c'est tout. En spiritualité, chacun chez soi. C'est intime la spiritualité, ça ne concerne que vous, vous et Dieu. Personne n'a à s’immiscer entre vous et Dieu, même pas moi !

 

 

Si vous en avez la propension, vous pouvez aider les autres pour ce qui est de leur existence : vous pouvez leur donner de la nourriture quand ils ont faim, des chaussettes s'ils n'en ont pas, de la consolation s'ils en ont besoin, mais il s'agit là du monde humain, je vous parle de spiritualité. Je n'ai pas l'ambition de vous apprendre à être humain, je veux dire un humain gentil. Là, c'est le domaine de la religion, de la morale, du bon sens, de la politique et de la philosophie.

 

 

 

Méfiez-vous

de l'ambition spirituelle

 

 

 

N'ambitionnez pas d'être un saint. Les saints sont l'invention de l’Église catholique. C'est l'église qui fait les saints. Mais la spiritualité n'est pas la religion. Il peut y avoir de la spiritualité dans la vie des gens appartenant à une religion mais il n'y a pas de religion dans la spiritualité. Personne ne vous demande d'être un saint. Jésus n'était pas un saint. Il était un éveillé, comme le bouddha Gautama, comme Lao-Tseu, par exemple, mais un éveillé n'est pas un saint pas plus qu'un saint n'est un éveillé.

 

 

De toute façon, même l'éveil n'est pas le but de la vie spirituelle. Ambitionner d'être un éveillé est le fruit du faux-ego, devenu ego-spirituel à cause de votre goût pour les choses spirituelles. Le but de la vie, c'est autre chose... c'est la réalisation mais ce n'est pas le sujet de ce satsang.

 

 

 

Krishna a dit

 

 

 

Krishna (c'était le surnom d'un éveillé dont on ignore le nom) aurait dit à son disciple Arjuna (qui a été inventé par les hindouistes qui ont récupéré le "Le chant de l'éveillé", ou Bhagavad-Gîtâ et intégré au Mahàbhàrata), quand il ne voulait pas faire la guerre à ses ennemis : « Bien que tu tiennes de savants discours, tu t’affliges sans raison. Ni les vivants, ni les morts, le sage ne les pleure. Jamais ne fut le temps où nous n’existions, Moi, toi et tous ces rois ; et jamais aucun de nous ne cessera d’être. À l’instant de la mort, l’âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu’elle est passée, dans le précédent, de l’enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle. »

 

« Éphémères, joies et peines, comme étés et hivers, vont et viennent, ô Arjuna. Elles ne sont dues qu’à la rencontre des sens avec la matière, ô Arjuna, et il faut apprendre à les tolérer, sans en être affecté. Ô Arjuna, celui que n’affectent ni les joies ni les peines, qui, en toutes circonstances, demeure serein et résolu, celui-là est digne de la libération. »

 

« Les maîtres de la vérité ont conclu à l’éternité du réel et à l’impermanence de l’illusoire, et ce, après avoir étudié leur nature respective. Sache que ne peut être anéanti ce qui pénètre le corps tout entier. Nul ne peut détruire l’âme impérissable. L’âme est indestructible, éternelle et sans mesure ; seuls les corps matériels qu’elle emprunte sont sujets à la destruction. Fort de ce savoir, ô Arjuna, engage le combat. »

 

« Ignorant celui qui croit que l’âme peut tuer ou être tuée ; le sage, lui, sait bien qu’elle ne tue ni ne meurt. L’âme ne connaît ni la naissance ni la mort. Vivante, elle ne cessera jamais d’être. Non née, immortelle, originelle, éternelle, elle n’eut jamais de commencement, et jamais n’aura de fin. Elle ne meurt pas avec le corps. »

 

« Comment, ô Arjuna, celui qui sait l’âme non née, immuable, éternelle et indestructible, pourrait-il tuer ou se faire tuer ? À l’instant de la mort, l’âme revêt un corps nouveau, l’ancien devenu inutile, de même qu’on se défait de vêtements usés pour en revêtir de neufs. Aucune arme ne peut prendre l’âme, ni le feu la brûler ; l’eau ne peut la mouiller, ni le vent la dessécher. »

 

« L’âme est indivisible et insoluble ; le feu ne l’atteint pas, elle ne peut être desséchée. Elle est immortelle et éternelle, omniprésente, inaltérable et fixe. Il est dit de l’âme qu’elle est indivisible, inconcevable et immuable. Sachant cela, tu ne devrais pas te lamenter sur le corps et même si tu crois l’âme sans fin reprise par la naissance et la mort, tu n’as nulle raison de t’affliger, ô Arjuna. La mort est certaine pour qui naît et certaine la naissance pour qui meurt. Puisqu’il faut accomplir ton devoir, tu ne devrais pas t’apitoyer ainsi. » (Bhagavad-Gîtâ chapitre deux, versets de 11 à 27)

 

 

 

Conclusion

 

 

 

Vous voyez, on est loin de la sensibilité habituelle des gens bien-pensants qui sont contre la guerre, contre le fait de tuer les animaux pour les manger, le fait de se battre et qui disent qu'être humain, c'est être un saint tandis que les gens qui tuent ne sont pas humains... mais si, les méchants sont des humains comme les gentils ! Krishna conseillait à son disciple, Arjuna, de faire son devoir et que l'âme ne pouvait pas être tuée.

 

 

L'enfer est pavé de bonnes intentions. L'agya dit qu'il faut s’acquitter de ses devoirs, toujours. Le commandement « Tu ne tueras point » nie ainsi l'éternité de l'âme. Attention, je ne vous invite pas à tuer mais un soldat, dont c'est le devoir, peut être amené à tuer et vous-même, en cas de légitime défense vous pouvez aussi être conduit à tuer.

 

 

Le monde des Hommes, des concepts n'est pas celui de la spiritualité. La sadhana et l'agya de La Voie, sont les guides de votre vie. Le satsang du maître est dans la sadhana. Observez les quatre piliers de l'agya, le reste viendra.

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #krishna, #lavoie, #spiritualité, #méditation, #bonheur, #lâcherprise
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :