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Vous êtes composé de votre corps, de votre mental et de votre âme tant que vous êtes vivant dans cette incarnation, mais ensuite il ne restera que votre âme. Vous êtes fondamentalement votre âme. Souvent vous l'oubliez, vous identifiant à vos pensées, vos sentiments !

 

Satsang de sri hans Yoganand ji, à propos de spiritualité, de La Voie, de la composition de l'âme.
On parle de choses sans savoir mmais, à ce propos, l'âme... C'est quoi ?

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Ce satsang sera un peu didactique, je veux mettre l'accent sur deux ou trois notions importantes. La première est qui nous sommes...eh bien nous sommes essentiellement l'âme, je sais qu'en affirmant ça je ne vous apprend rien. Nous sommes toujours l'âme, nous ne sommes jamais autre chose que l'âme, jamais. Nous sommes l'âme habillée du corps mais ce n'est pas parce que nous sommes habillés que nous sommes nos vêtements ! Nos vêtements s'usent, deviennent rappés, peluchent, ont des trous mais ce sont des vêtements, pas nous.

 

 

Nous le savons ça que nous ne sommes pas nos vêtements ! Quand nous voyons la photo d'une personne âgée, de quand elle avait vingt ans, on a parfois du mal à la reconnaître mais pensez-vous que cette personne ait tant changé que ça ? Les pensées ne sont pas nous non plus...ce sont nos pensées mais elles ne sont pas nous. Nous ne sommes pas nos sentiments. Nos sentiments peuvent changer, nous ne changeons pas.

 

 

 

Qui sommes nous ?

 

 

 

Parfois nous souffrons, nous sommes confus mais si ce sont nos souffrances et notre confusion ce n'est pas nous. Nous ne sommes pas la souffrance que nous éprouvons ! C'est le faux-ego qui nous plonge dans la confusion et la souffrance mais le faux-ego n'existe pas en lui-même, il n'est que la conséquence d'une conscience mal placée. Ici je parle de souffrances sans causes objectives, mais nous savons bien que dans l'existence il existe beaucoup d'occasions de souffrir, comme la perte d'un enfant, une maladie gravement invalidante, la guerre, l'injustice, etc.

 

 

Quand nous dormons nous rêvons, qui rêve ? Nous ? Sommes-nous la personne du rêve ? Vivons-nous vraiment les aventures positives ou négatives que cette personne, qui nous ressemble, vit dans le rêve ? Non ! Ce n'est qu'un rêve. La personne du rêve, cette personne qui nous ressemble est un avatar. Sur internet, on crée un avatar pour Metaverse et cet avatar se promène, rencontre d'autres avatars, va boire une boisson virtuelle dans un bar virtuel, mais cet avatar n'est pas nous. C'est la même chose pour la personne qui est le personnage principal de nos rêves.

 

 

Il n'existe pas un être maléfique qui nous habite, fait les bêtises et provoque la souffrance. Ce qui nous fait souffrir, les bêtises que l'on fait, c'est nous qui les faisons, c'est nous qui les provoquons quand nous sommes mal placés, je veux dire que notre conscience est mal identifiée. Quand nous nous identifions à notre mental, à nos pensées, à notre personnalité, à l'image que nous, et les autres, avons de nous-même, alors c'est là que nous rencontrons ce nuage opaque de la confusion qui nous fait faire des bêtises.

 

 

C'est comme si un écrivain s'identifiait à ses écrits... Quand c'est la comtesse de Ségur ce n'est pas trop grave, mais quand c'est Lovecraft ça devient plus problématique ! Il est bon de se souvenir de qui nous sommes « pour-de-vrai » : nous sommes l'âme. Le mental est un outil. Cet outil, comme un ordinateur, a un système d'exploitation, des logiciels et des applications, par exemple, une application de traitement de texte et c'est avec ce traitement de texte que nous fabriquons des mots, puis des phrases… Alors que ce soit des phrases pensées, dites, écrites, ça vient du même logiciel.

 

 

 

Notre avatar

 

 

 

Notre âme, nous nous identifions à notre mental et si le mental a des problèmes ils deviennent les nôtres. Mais qui souffre ? C'est nous ! Quand notre âme prend comme référent son mental eh bien il s'identifie à lui, alors il sera jeune, vieux, bien éduqué, mal éduqué, intelligent, moins intelligent, instruit ou ignorant, traumatisé ou résilient, etc.

 

 

Le mental prend en compte l'utilité sociale de l'avatar... est-ce que l'on est médecin ? Boulanger, député ou chômeur ? Pire ! Chômeur en fin de droits ! Alors selon ces critères, vous aurez une idée de vous. Cependant, l'utilité sociale n'a rien à voir avec vous : vous êtes votre âme et vous n'êtes pas sur terre pour avoir une utilité sociale, même s'il est bon de faire ce qu'il y a à faire dans la vie, même s'il nous faut gagner notre vie.

 

 

Mais, cette utilité sociale ne nous définit pas au fond… Bien sûr que durant l'existence nous sommes composés, chacun de nous, de ces trois parties : l'âme, le mental et le corps, mais cet être que nous sommes ne sera que pour la durée de l'existence.

 

 

Vous savez l'énergie qui fait battre votre cœur, l'énergie qui fait fonctionner votre cerveau, vos poumons, vos nerfs et qui fait de votre colonne vertébrale articulée un tuteur capable de vous tenir droit, cette énergie est celle de l'âme. Alors évidemment que ce n'est pas l'âme la créatrice de cette énergie... Dans le Tao-Te-King, ce qui crée cette énergie qui donne et maintient la vie est nommé : « la vertu du Tao ». Ici le mot vertu ne parle pas des qualités morales, mais de la capacité, le pouvoir à produire un effet bénéfique, comme, par exemple, pour une plante médicinale.

 

 

 

La composition de l'âme

 

 

 

Cette « vertu du Tao », ou verbe, ou encore Saint-Nom est la « matière-première » de votre âme. Il faut ajouter un catalyseur, pour que cette « matière-première » puisse être contenue dans le corps, pour qu'elle ait conscience d'elle-même et qu'elle puisse disposer du libre-arbitre, ce catalyseur indispensable, c'est l'ego. C'est le mariage « verbe-ego » qui fait l'âme.

 

 

Le corps est son scaphandre d'exploration terrestre et le mental (inférieur et supérieur) en est le système d'exploitation. C'est lui qui s'occupe, pour le mental-inférieur, des fonctions automatiques du corps : la respiration, le rythme cardiaque, la tension artérielle, la régulation thermique. Le siège du mental-inférieur est dans le bulbe rachidien, pour ce qui concerne ces fonctionnements automatiques. Le mental-inférieur gère aussi les instincts et les émotions primaires comme celui de reproduction, de survie, de territorialité. Le siège de tout ça est situé dans le cerveau reptilien.

 

 

Mais, le mental ne s'occupe pas seulement de ces « basses » œuvres, il gère aussi la créativité, le sens esthétique, et il médite... Oui, c'est lui qui médite, au début, dans la phase de concentration. Vous savez, l'âme... Elle est enfermée dans le corps et elle se sert des sens du corps pour voir, entendre, goûter, sentir, toucher le monde… Elle se sert du mental supérieur et de l'appareil phonatoire pour parler.

 

 

Elle se sert aussi du mental pour méditer. Mais, la méditation est une fusée à plusieurs étages : le mental est le premier étage. Quand la phase de concentration (Dhàranà) débouche sur Dhyàna, l'âme prend le relais.

 

 

Si l'âme s'identifie au mental, aux pensées, aux émotions, au corps, au visage, au regard, etc. Elle est perdue, égarée, confuse et c’est une des causes des souffrances sans causes. C'est une des causes, la principale, de la nescience (l'absence de la connaissance). C'est ce que l'on désigne souvent, imparfaitement, par le mot inconscience. Il n'y a pas inconscience, mais conscience mal placée.

 

 

 

Les besoins de l'âme

 

 

 

L'âme ainsi perdue se crée des concepts pour se repérer, pour tenir debout, mais l'âme n'a pas besoin de ces concepts, pour tenir debout, elle n'a pas besoin de connaissances (avec un « s »), ni de reconnaissance sociale : c'est la Grâce en action, la « vertu du Tao » qui la tient debout ! Elle n'a besoin de personne, l'âme, pour être quelqu'un… Alors bien sûr que pour être un être aimant et aimé, elle a besoin de quelqu'un, mais il s'agit du domaine existentiel, pas de spiritualité, en l’occurrence.

 

 

Nous sommes des êtres sociaux et l'on ne peut vivre seul, isolé, à moins d'avoir le goût à ça, ce qui est bien notre droit ! C'est pourquoi, si l'on n'a pas d'appel à une vie solitaire, il faut bien vivre une vie d'homme, de femme socialement intégré. C'est de l'ordre du dharma (devoir sacré).

 

 

« Mon âme, mon âme, mon âme ! », qui dit ça ? À qui cette âme est-elle ? Si vous vous identifiez à votre âme vous ne dites pas « mon âme », mais « je ». Mais, ce n'est pas en disant « je » que vous vous identifierez à votre âme. La première utilité de la pratique de mon enseignement, La Voie, pour vous, c'est déjà de faire le ménage ! C'est déjà de balayer la confusion.

 

 

Alors certains épient mes faits et gestes, la moindre de mes paroles pour vérifier si je suis dans l'équanimité, dans la sérénité tout le temps. Ils perdent leur temps : je ne suis pas dans la sérénité tout le temps ! Comment ferais-je, pour être dans la sérénité tout le temps ? Est-ce même possible ? Je ne parle pas de théorie, mais pratiquement !

 

 

 

Le maître éveillé

 

 

 

Je suis bien entré en nirvikalpa-samadhi, il y a longtemps, je le sais, puisque ça m'est arrivé, et ça m'est arrivé d'autres fois depuis et ça fait plus de quarante ans de ça. J'ai une vue juste (la juste-vue) je vais profond en méditation, profond et rapidement, mais je ne suis pas d'humeur égale et il m'arrive d'être agacé par la bêtise des gens (quand ils se montrent bêtes, ça arrive !) Oh, je sais que ce n'est pas leur âme qui est bête, mais leur mental, aussi leur âme ne m'agace jamais, par contre leur mental... parfois. Que ce ne soit pas leur faute n'y change rien. Une personne au caractère moins vif que le mien serait d'apparence plus équanime.

 

 

Mais, ça ne vous concerne pas ! Mon enseignement est vrai, juste et vous pouvez le suivre, s'il vous guide dans la bonne direction et produit de bons fruits dans votre vie. On reconnaît un maître à son enseignement, pas à son look, à sa voix ni à son caractère !

 

 

Certains pensent qu'un maître éveillé a de la lumière, bleue ou violette, qui sort du chakra couronne, qu'il lévite à quelques centimètres du sol, qu'il sourit tout le temps et qu'il aime tout le monde, serrant chaque personne dans ses bras pour lui faire un câlin. Mais, un maître éveillé fait ce qui lui plaît… Enfin, le plus souvent ce qu'il doit, je l'avoue, en tout cas il n'a pas à correspondre aux concepts spirituels de chacun !

 

 

Je tombe parfois dans la bêtise du mental, mais je m'en aperçois très vite et peux, ainsi, m'en sortir et revenir au centre. C'est comme cette personne qui ne voit pas les couleurs, elle chausse pour la première fois une paire de lunettes qui lui permet de voir les couleurs, elle se met alors à discerner les couleurs. La juste vue, c'est ça : discerner ce qui est juste de ce qui est faux, d'un coup, sans réfléchir. Mais, ça ne change pas le caractère, pas plus que la paire de lunettes ne change le caractère du daltonien. Il voit toutes les couleurs, mais reste celui qu'il était avant de les voir.

 

 

 

Savoir discerner

 

 

 

Discerner si vous êtes la conscience au bon endroit est important, afin de vous y mettre quand vous n'y êtes pas et que cela engendre de la souffrance, de la confusion. Il n'est pas nécessaire d'être un éveillé pour ça, il suffit de pratiquer régulièrement ce qui constitue La Voie, les quatre piliers de l'agya. Avec le temps, petit à petit, ou plus rapidement selon la personne, votre capacité à discerner si vous êtes au bon endroit ou pas s'approfondira.

 

 

C'est le but de l'enseignement que je délivre : donner des concepts clairs, pour ranger le mental, faire le tri. Mais, un concept reste un concept, après le concept, il s'agit de pratiquer : de méditer. Souvent, la vie dans le monde des hommes ne favorise pas l'équanimité et croire que l'on peut s'isoler complètement est un concept faux. Si vous visez l'équanimité, alors vous êtes mal parti, car vous ne l'atteindrez jamais. Souvent, le faux-ego aime à vous faire prendre ainsi de fausses pistes. Ainsi, il ne craint rien.

 

 

Le corps à ses raisons que l'âme ignore et souvent ses réactions, ses hormones ont plus d'influence, sur votre comportement, que toute votre raison. Ceux qui souffrent d'un problème de thyroïde savent bien à quel point les hormones dirigent le corps et le mental et que notre raison n'a aucune prise sur elles. C'est pour cette raison que le dharma demande à s'occuper soigneusement de la santé du corps et du mental. Vivre une vie spirituelle sans s'occuper du corps ni du mental est un cul-de-sac.

 

 

La magie n'existe pas, pas plus que les miracles, sinon on en verrait sur YouTube. Il faut se rendre à l'évidence et sortir de ses rêves quand ces rêves vous plantent sur place. Si des maîtres vous proposent de vous apprendre à méditer de telle sorte que vous pourrez faire fondre la neige, ne les écoutez pas : le but de la méditation n'est pas de faire fondre la neige. Pourquoi faire ça ? Pour montrer que votre esprit domine votre corps ? Mais, ça sert à quoi ? À vous vanter ? Si vous désirez vous vanter, c'est un mauvais point de départ pour la spiritualité. Si vous voulez faire fondre la neige, achetez-vous un chalumeau !

 

 

 

Ne soyez pas dupe

 

 

 

Vous ne pouvez pas être tout le temps bien pas plus que gentil… C'est impossible, celui, celle qui vous dit le contraire vous ment. Mais, vous pouvez avoir toujours, comme compagnon de route, l'attention du seigneur posée sur vous, et son énergie (la vertu du tao ou Saint-Nom) pour vous tenir debout. Ce que vous pouvez faire c'est de n'être jamais dupe, que vous sachiez toujours qui vous êtes, où vous en êtes, et comment faire, quoi faire pour revenir au centre, pour vous réinitialiser, faire « reset »... c'est l'enseignement de La Voie, de la Révélation.

 

 

Que vous soyez bien ou mal, ce n'est pas le plus important. Que vous soyez mal à cause de vous, parce que vous n'êtes pas au bon endroit, et que vous disiez que c'est la faute des autres, ça, c'est dommage… Comment voulez-vous soigner un trouble si vous faites un mauvais diagnostic ? Vous qui êtes disciples, qui avez reçu la Révélation, méditez sur le Saint-Nom (la vertu du Tao) dès que vous y pensez… Pas pour arriver quelque part, vous voulez arriver où ? Mais, parce que vous aimez ça, parce que votre vie est mieux quand vous le faites que quand vous ne le faites pas.

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #lavoie, #spiritualité, #confusion, #fauxego, #méditation, #harmonie, #bonheur
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