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Le non-agir est une notion difficile à appréhender quand on ne sait pas comment le pratiquer. Sur La Voie, un des quatre piliers de la pratique, le service, permet de pratiquer le "non-agir". Agir bien, dans le détachement ou l'attachement au Saint-Nom vous abrite du karma.

Satsang de sri hans Yoganand ji à propos de la spiritualité, du non-agir de Lao-Tseu ou le service de Krishna.
On peut se libérer du karma, il suffit d'être dans le "non-agir"... ou "service".

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Le non-agir c'est le secret du service, mais ce n'est pas évident parce qu'en même temps, vous devez faire les choses tout en étant dans le non-agir. C'est plus évident quand on donne, comme base, cette explication : « Le non-agir c'est faire les choses tout en méditant. » Ici je ne vous parle pas de faire les choses au mieux, parce que vous les feriez pour Dieu, par dédication… C'est encore une autre dimension du service (non-agir) qui est plus une préoccupation de la Bhakti (dévotion), d'amoureux de Dieu que de pratiquant occasionnel.

 

 

 

Le non-agir

 

 

 

Le non-agir c'est comme tout ; vous comprenez en faisant. Non seulement le non-agir c'est de faire tout, en pratiquant le « Saint-Nom » mais c'est aussi le détachement. Le détachement n'est pas plus le « Je-m'en-foutisme » que le non-agir n'est le « Rien-faire » ! Tout ça semble très paradoxal au spectateur extérieur, mais à l'acteur assidu, le pratiquant du service tout est plus clair. Mais, le détachement... de quoi ? Des mérites liés à vos actes, des récompenses qu'ils peuvent éventuellement vous faire gagner.

 

 

« Si vous espérez votre récompense du monde

n'attendez pas celle du Royaume. »

 

Jésus (Matthieu chapitre 6)

 

 

Si vous faites du service, c'est pour pratiquer les quatre piliers, et ce que vous faites pratiquement, dans le service, n'est pas ce qui importe. Que vous fassiez la vaisselle, le ménage, que vous conduisiez votre auto ou que vous soyez au travail qu'importe : un pratiquant se doit d'observer l'agya, de pratiquer ses quatre piliers et dans ces piliers il y a le service.

 

 

 

Pratiquer

les quatre piliers de l'agya

 

 

 

« Celui qui observe la Sadhana se place sous la Grâce,

s'il en sort qu'il s'y remette et s'y remette encore. »

 

Bhaktimàrga 1-4-35

 


Pourquoi observez-vous l'agya ? Pour être maître chez-vous, pour que votre mental, vos pensées, vos émotions ne vous dominent pas. Pour l'amoureux de Dieu la pratique des piliers est la façon d'être uni avec Dieu ou L'Un. Il faut bien reconnaître qu'avec un peu de pratique, on arrive à cette conclusion : « C'est dans l'Observance que l'on vit la conscience de Sa Grâce ». Cette conscience fait le bonheur de l'amoureux de Dieu.

 

 

Avec de l'expérience, on se rend à l'évidence que si l'on fait les choses hors du service, on finit épuisé, vidé… Confus et a-contrario, on remarque que si l'on fait les choses dans le service, on participe de l'harmonie et l'on en retire une satisfaction... satisfaisante ! Quand vous faites les choses hors des quatre piliers de l'agya, ça peut marcher ! Vous pouvez réussir ce que vous entreprenez, à acheter une maison où vivre, à charmer l'élu (e) de votre cœur, à grimper dans la hiérarchie de votre travail, etc. Le but du non-agir n'est pas de réussir vos entreprises, mais d'être conscient de la vie et de la vivre comme il a été prévu que vous la viviez.

 

 

Être dans le détachement afin qu'il vous arrive ce que vous désirez est une démarche un peu tordue, car, en vérité, il ne s'agirait pas là de détachement. Vous n'avez personne à duper et Dieu n'est pas une personne et si vous croyez au karma, sachez qu'on ne peut pas le tromper. Dans le monde du vrai le faux n'a pas sa place… Non pas parce que le vrai lui en interdirait l'accès, mais les ténèbres ne peuvent vivre dans la lumière.

 

 

 

Libre

 

 

 

Faire les choses dans le détachement, c'est la véritable liberté. Cette liberté-là, personne ne peut vous la voler. Un chien attaché à sa niche, si vous le détachez, il est libre ! Le détachement, c'est la liberté. Beaucoup de gens revendiquent la liberté et, sous ce prétexte refusent, par principe, l'idée même d'un maître spirituel. Ces gens sont-ils, pour autant, détachés ? Sachez, vous qui êtes disciples, qui avez reçu la Révélation et qui pouvez observer l'agya, pratiquer ses piliers que faire les choses en service, c’est-à-dire en pratiquant la technique du Saint-Nom, vous place hors du karma : vos actes n'entraînent plus de karma, ni bon ni mauvais. C'est ça le propos du non-agir ; se placer hors du karma.

 

 

Beaucoup de gens qui suivent une voie spirituelle parlant du karma, comme les bouddhistes, par exemple ou les hindouistes ont à cœur, durant leur vie, d'accumuler du bon karma afin que leur incarnation prochaine soit meilleure que l'actuelle… Quand vous savez que le but de ces spiritualités est la Libération des chaînes du samsâra, pourquoi travailler à se construire une prochaine incarnation meilleure ? Le truc serait plutôt de travailler à ne pas se réincarner !

 

 

 

Se libérer

 

 

 

« Qui se fond en L'Unité du Tout, arrive au Royaume

et y reste toujours. »

 

Bhaktimàrga 1-3-28

 

 

Travailler à se libérer c'est le propos de la trimàrga, c'est-à-dire des trois yogas qui la composent : le bhakti-yoga, le jnana-yoga et le karma-yoga. C'est aussi le propos de La Voie qui est la somme des trois yogas de la trimàrga. Mais, La Voie existait avant ces trois yogas. C'est quand on a découpé La Voie que ces trois yogas sont apparus. Quoi qu'il en soit, le propos de ces voies est toujours le même : se libérer des chaînes des incarnations. Alors, pourquoi vouloir accumuler du bon karma ? S'en libérer est plus efficient et pour s'en libérer il y a le non-agir. Sur La Voie c'est un des quatre piliers qui permet de se libérer du karma : le service.

 

 

Mais, le service ne sert pas seulement à se libérer du karma. Se libérer du karma n'est qu'une conséquence périphérique du service. Le service sert à vivre la vie qu'il a été prévu que nous vivions : une vie en conscience. Pour l'amoureux de Dieu, le service est le moyen de ne pas quitter « des-yeux » son Seigneur. Celui-là pratique les quatre piliers et prend conscience de la Grâce, de Sa Guidance dans son existence. Il est dans le non-agir, alors les conséquences, pas toutes mais la majorité, de ses actes ne sont pas les fruits, bons ou moins bons, du karma, mais ceux de la Grâce. Croyez-moi : ces fruits-là sont les meilleurs !

 

 

Évidemment si vous estimez qu'il vous faut une Mercedes et que la grâce « estime » qu'il vous faut une twingo vous serez insatisfait… Toute cette histoire n'est possible qu'avec un peu de confiance en la Grâce, de lâcher-prise. Ce qui compte le plus c'est la confiance en Dieu. Sans cette confiance, il n'y a pas de lâcher-prise possible et sans lâcher-prise, il n'y a pas de service possible. Une fois cette confiance active dans votre existence, vous lâchez prise, et ainsi vous vous détachez de vos exigences, de vos désirs, de vos concepts et observez l'agya, pratiquant ses quatre piliers… Alors viennent les preuves que la Grâce existe et qu'elle vous veut du bien.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #yoga, #agya, #service, #spiritualité, #détachement, #lavoie
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