Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le bonheur ne se garde pas, il est dans l'instant et l'instant est tout de suite. Les pensées, les sentiments, les concepts ne se calment pas avec le mental, en leur courant après. Lâchez-prise, méditez et faites les choses dans le détachement et avec soin, alors l'harmonie règnera.

Satsang de sri hans Yoganand ji à propos de spiritualité, du bonheur et de l'instant-présent.
Le vrai bonheur est dans l'instant-présent, on ne peut pas le stocker

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

 

L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Je me souviens, j’avais vingt-et-un ans, j’étais tout juste revenu des Indes et je travaillais pour le syndicat des jeunes agriculteurs du Rhône qui m’avait envoyé chez un agriculteur malade, pour le remplacer durant sa maladie. Cet agriculteur élevait des vaches laitières dans les monts du Lyonnais, et il les logeait dans une grande stabulation libre, la journée, elles allaient au pré. Le premier soir, il a fallu que je rentre les vaches, pour les traire. C’était la première fois de ma vie que j’allais faire ça et j’étais seul dans l’exploitation.

 

 

 

La course aux vaches

 

 

 

Je vais dans le pré, vers une vache pour l’amener à se rendre à la stabulation, elle s’en va à l’opposé. Je vais en chercher une autre, qui s’échappe aussi… alors je lui cours après, mais elle court plus vite que moi ! J’essaie avec un autre groupe de vaches, elles s’égaillent rapidement et je n’arrive à rien. Je suis épuisé. Je finis par m’arrêter de cavaler n’importe comment, je m’assieds sur une motte d’herbe et je médite sur le Saint-Nom.

 

 

Le soleil commençait à se coucher, le temps se rafraîchissait et il faisait déjà sombre : il fallait vraiment que je rentre ces vaches ! J’ai cessé de méditer assis, je me suis levé calmement, je suis allé vers la grande porte de la stabulation, je l’ai ouverte et je me suis tenu immobile derrière. Les vaches sont venues, elles sont toutes entrées dans la stabulation et j’ai refermé la porte.

 

 

Les vaches ne demandaient pas mieux que de rentrer chez elles ! Je leur faisais peur à leur courir derrière ! C’était comme si je devais aller chercher les vaches une par une. Pour le mental, c’est un peu la même chose : pour atteindre la Réalisation le passage obligé, c'est la maîtrise, comme il est dit dans le Yogasûtra… mais quelle maîtrise ? Celle des fluctuations du mental, des pensées, des impressions, des sentiments.

 

 

 

La maîtrise du lâcher-prise

 

 

 

Paradoxalement, la maîtrise, c'est le lâcher-prise : je m’assieds et je médite. Celui qui doit maîtriser le mental ce n’est pas le mental ! Si je commence à courir après mes problèmes, après mes pensées, après mes peurs, après mes doutes, après mes concepts je vais courir toute ma vie ! Si j’essaie de répondre à mes questions, il y en aura d’autres qui viendront et ça n’aura pas de fin. Je m’assieds et je médite. Comme les vaches ont cessé de courir, je cesse de courir après mes pensées… les vaches regagnent leur stabulation, je retrouve mon centre.

 

 

C’est ça le lâcher-prise dont je vous entretiens toujours : ce n’est pas le rien faire, mais c’est laisser faire l’harmonie. Cette harmonie est en vous et si vous vous mettez en harmonie avec… l’harmonie, c'est elle qui fait les choses pour vous, à travers vos actions. C’est aussi le non-agir et le service. Voyez les plongeurs sous-marins, quand ils doivent aller profond pour trouver quelque chose, un câble, une épave, un objet quelconque : quand ils sont arrivés au fond, moins ils bougent et plus leur vision est claire. S’ils se mettent à s’agiter ils vont remuer la vase du fond et très vite ils seront aveuglés par une sorte de brouillard. C’est pareil pour la spiritualité.

 

 

 

À la queue leu leu

 

 

 

S’arrêter de regarder son nombril, de penser, de désirer ce que l’on n’a pas, de se projeter dans l’avenir, de ressasser le passé, de se faire mal, c'est aussi ça le lâcher-prise, le détachement. Vous avez des choses à faire : faites-les une par une, à la queue leu-leu. Ne cherchez pas à tout faire en même temps. Faites-les dans l’ordre, comme il le faut et sans vous « Prendre-la-tête ». Parfois, on se réveille le matin et l'on voit tout ce qu’il nous faudra faire dans la journée… Se lever, aller faire sa toilette, s’habiller, se préparer et prendre un petit-déjeuner, sortir, se rendre à son travail, etc. Alors on se sent découragé et l'on n’a qu’une envie, de rester couché.

 

 

Finalement, on se lève et l'on fait les choses une par une et à chaque fois que l’on en a fait une, elle est faite, il en reste moins à faire. Les choses ne sont pas à faire toutes en même temps ! Finalement, on enfile les choses comme des perles, les unes après les autres et le soir venu tout a été fait. Chaque jour est comme une perle, chaque jour recèle ses trésors. Chaque matin une nouvelle journée commence et l’opportunité d’être uni à Lui, en conscience, vous est donnée. Saisissez-la en observant l’agya, en pratiquant ses quatre piliers. N’accumulez rien. Les choses du lundi appartiennent à ce lundi, mais le lendemain, c'est mardi et des choses du mardi vous seront proposées.

 

 

 

Le bonheur

est un produit frais

 

 

 

N’accumulez pas le bonheur : le bonheur est un produit frais qui ne supporte pas la conserve. Il y en a chaque jour, il suffit de le savoir. La béatitude ne peut pas se mettre de côté pour les jours où il n’y en aura pas. Elle se consomme tout de suite et il n’en manque jamais, juste parfois nous avons envie d’autres choses : d’un repas entre amis, d’une balade en auto, d’une bonne émission à la télé, etc. Le plus grand dévot n’est pas tout le temps en état de parfaite dévotion. Vous qui êtes Marcheur, qui avez reçu la Révélation et qui observez l’agya, qui pratiquez ses quatre piliers, vous pouvez aller à la pêche au bonheur spirituel chaque jour, toute la journée selon votre convenance. C’est vous qui décidez, c’est vous qui dosez votre béatitude, votre bonheur selon la soif que vous avez.

 

 

Plus vous vous agiterez pour faire les choses vous-même et moins vous y arriverez. Acceptez de lâcher-prise, de laisser faire la Grâce non pas en ne rien faisant, mais en faisant ce qu’il est bon de faire et de la bonne façon. Qu’est-il bon de faire ? D’observer l’agya. Quelle est la bonne façon ? La bonne façon est celle que je vous ai montrée. Il s’agit d’être simple, humble et de faire montre de constance.

 

 

L’harmonie existe et si vous avez soif d’elle, fondez-vous dans l’harmonie, ne la dérangez pas. « Le non-agir est conscience, Grâce et harmonie dans l'action. » (Bhaktimàrga 2-3-4)

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #spiritualité, #bonheur, #conscience, #paix, #vanité, #lavoie
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :