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La liberté est importante pour les gens, mais de quelle liberté s'agit-il dans ce texte ? En spiritualité il y a une liberté fondamentale qui est donnée à l'être humain par son Créateur : le libre-arbitre. Il peut vous sauver, mais pas sans votre acceptation.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, le bien et le mal et la liberté de choisir.
Dieu nous a donné le libre-arbitre, le choix entre le bien et le mal

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

Vous avez toujours le libre-arbitre, le choix entre la lumière et les ténèbres. Vous avez le choix entre la compréhension et la confusion, la conscience et l’inconscience, la paix et la souffrance, la connaissance (non apprise) et la nescience, observer et ne pas observer l’agya, ses quatre piliers. Ce libre-arbitre est consubstantiel à votre humanité, c’est une Grâce, par Dieu donnée, afin que vous puissiez revenir à lui en toute conscience et liberté.

 

 

« Bhakti sans liberté serait obligation

mais l'Être-Suprême fit l'Homme avec un libre-arbitre. »

 

Bhaktimàrga 2-6-5

 

 

Ce libre arbitre est un cadeau. Il faut bien l’avouer, beaucoup de mystiques, désireux de se donner complètement, le ressentent souvent comme un cadeau empoisonné et prient le Seigneur de le leur retirer, comme on veut être amputé d’un membre gangrené qui nous fait souffrir. Mais, le mauvais côté du libre-arbitre, la possibilité d’embrasser les ténèbres, n’est pas un prix qu’il vous faudrait payer pour compenser la Grâce d’accepter son amour dans votre vie. Il n’y a pas le choix ! Une médaille a forcément un revers.

 

 

Ce n'est pas une épreuve que Dieu vous imposerait pour tester vos mérites se disant : « Il a mangé le fruit défendu de la connaissance, voyons voir ce qu’il va en faire ». Dieu n’est pas un Homme. Il s’agit là de la connaissance du bien et du mal. La liberté de choisir, le libre-arbitre ne va pas sans la connaissance, le discernement du bien et du mal. Cependant, en regardant certains agissements de l’humanité, vous pouvez vous poser la question de savoir si les êtres humains font bien la différence entre le bien et le mal.

 

 

« L'Homme est libre d'aller, ou de ne pas aller au Royaume,

cette liberté est la clé de son humanité. »

 

Bhaktimàrga 1-2-16

 

 

Excepté quelques cas pathologiques, l’être-humain sait faire la différence, cependant en choisissant le mal il l’habille aux couleurs du bien pour se convaincre lui-même qu’il est dans le bien. Au fond, il le sait qu’il est dans le mal. Quand il tue une personne, il a beau se dire que cette personne était un ennemi ou qu’elle risquait de tout prendre de l’héritage, il sait que c’est mal, pourtant il fait avec, il n’écoute pas ses éventuels scrupules.

 

 

 

L’utilité du mal

 

 

 

Le bien et le mal sont utiles tous les deux au même titre. Ils sont comme les pôles plus et moins d’un dispositif de production d’électricité : pour que la rotation du rotor produise de l’électricité avec le stator, il faut qu’il y ait des polarités plus et moins. C’est cette complémentarité qui produit l’énergie. Maintenant vous pouvez vous demander ce qu'est le bien et ce qu’est le mal.

 

 

Quand vous connaissez le bien, en méditant sur son essence après avoir eu la Révélation, vous pouvez reconnaître le mal. Il y a plusieurs définitions de ce qu’est le bien et le mal. Depuis une perspective humaine, il y a la loi et la morale qui disent le bien et le mal, et il y a la religion. Mais du point de vue mystique, le bien est ce qui le rapproche de l’intérieur et le mal ce qui l’en éloigne. Ce qui n’empêche pas de respecter la loi et la morale !

 

 

Vous avez le choix entre l’intérieur et l’extérieur. Même si cette césure est artificielle. Il ne s’agit pas de devenir autiste en restant à l’intérieur et en évitant tout contact avec le monde… non, il s’agit juste de vivre dans le monde en partant du bon point. D’abord s’installer au bon endroit, dans la vraie conscience du vrai soi, ensuite sortir dans le monde en étant la bonne personne. Bien sûr que c’est n’est pas toujours facile de faire ce mouvement, de partir du bon endroit : il faut observer l’agya et les trois piliers, et ça, il y a en vous quelque chose qui s’y refuse. N’écoute pas ce quelque chose. Mais, vous avez le choix de l’écouter ou de ne pas l’écouter.

 

 

 

Le bien et le mal

créent le mouvement

 

 

 

Votre conscience est créée par la bipolarité, vous n’avez pas le choix, vous devez faire avec, c’est le principe de réalité. Alors comment faire pour choisir le bien ? La conscience plutôt que l’inconscience ? Vous connaissez la réponse : l’Observance avec constance. Soyez têtu comme le gazon qui ne cesse de repousser après avoir été tondu. C’est le but de votre vie et vous avez toute votre vie pour le faire. Le secret, c'est la détermination.

 

 

Vous vous dites peut-être que vous manquez de prise sur votre détermination. Rassurez-vous ; il y a quelque chose qui la fait grandir, c'est le temps, la durée : plus vous avez duré dans l’Observance et plus votre détermination augmente, le tout c’est de durer. C’est là que la motivation entre en jeu. Quelle est votre motivation ? Pourquoi avez-vous demandé à recevoir la Révélation ? Pourquoi aspirez-vous à la recevoir ?

 

 

Il y a de bonnes et de mauvaises motivations… avec une bonne motivation, vous durerez dans l’Observance, avec une mauvaise, vous ne tiendrez pas la distance. Si vous désirez vous tenir au-dessus des autres, par la perfection de vos mérites, faire partie d’une élite, devenir un « guerrier de Lumière » capable de sauver l’humanité, si vous voulez avoir des pouvoirs surnaturels*, alors vous ne tiendrez pas. Si vous voulez devenir intime avec la conscience de Sa Grâce. Si vous voulez la voir à chaque détour de vos journées. Si vous voulez vous oublier pour son amour et la paix de l’intérieur, alors vous avez une bonne motivation… Si vous souffrez et que vous ne voulez plus souffrir, c’est aussi une bonne motivation. Si c’est en vrac en vous et que vous désirez faire du rangement, alors vous êtes au bon endroit.

 

* « Te samādhāvupasargā vyutthāne siddhayaḥ. Ces facultés ressenties comme des pouvoirs, par celui qui est tourné au-dehors, sont des obstacles sur la voie du samadhi. » (Yogasûtra 3.37)

 

 

 

L’utilité du maître

 

 

 

Vous devez mettre à l’abri votre détermination et cet abri, c'est l’Observance. Un des trois piliers est le satsang, l’enseignement du maître. Le maître est là pour vous aider à rester à l’abri : il construit cet abri pour vous, mais ne peut, pas plus qu’il ne veut vous forcer à y entrer et à y demeurer. Le maître n’est pas très différent de vous. Il n’a pas la peau bleue ni plusieurs bras pas plus qu’une flamme violette lui sortant du sommet du crâne. Il ne peut pas se tenir simultanément en plusieurs endroits, pourtant il est une référence, un point pour dire : « ici, c'est le milieu ». Il vous montre le point de la zone de rassemblement en cas de danger. Si vous ressentez qu’il y a danger de vous perdre, alors regardez ce point et allez vers lui.

 

 

Dans une voûte en pierre, il y en a une qui tient toute la voûte : la clé. La clé de voûte n’est pas plus grosse, ni plus belle que les autres. Elle n’est pas faite d’une autre matière. Cependant, elle tient toute la voûte parce qu’elle est placée au bon endroit, juste au milieu. Vous avez le libre-arbitre, les quatre piliers de l’agya. Ne négligez pas le maître, il fait partie de l’agya, c’est lui qui le donne et donne satsang, son enseignement.

 

 

Vous n’êtes, bien sûr, pas obligé de l’aimer, mais vous devriez l’écouter et suivre son enseignement. Si vous pensez y arriver seul ou seule, vous vous trompez et vous le savez bien. Que vous ayez le libre-arbitre, c'est un fait. Vous avez la possibilité de dire non à l’enseignement du maître, pourtant vous avez aussi la possibilité de dire oui. Alors ne la négligez pas.

 

 

« La Grâce, l'agya, le dharma assumé et le guide

gardent le sage en chemin. »

 

Bhaktimàrga 1-5-14

 

 

Certains se plaignent que je les remette en cause et s’en trouvent vexés… qu’ils sachent que tel n’était pas mon propos, de les vexer, en revanche, qu’ils se demandent aussi qui, en eux, est vexé. S’ils se sentent vexés quand leur vanité est vexée, c'est qu’ils s’identifient à leur vanité. Le fondement d’une vie spirituelle véritable, c'est bien de ne pas tenir compte des « états d’âmes » de la vanité ou faux-ego.

 

 

Si vous voulez que Dieu vous prenne, lâchez prise. Soyez déterminé à lâcher-prise. Le maître peut vous y aider en mettant le doigt là où ça fait mal et si vous ne le supportez pas, alors vous n’êtes pas obligé de le supporter. La Lilà (le jeu) de Dieu passe aussi par la voie du maître, mais le maître n’est pas Dieu. La Lilà de Dieu, le jeu divin qu’il joue avec ses créatures passe aussi par d’autres canaux. Alors si vous suivez la voie, acceptez l’enseignement du maître, ou pas !


 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #lavoie, #satsang, #yogaoriginel, #agya, #guru, #spiritualité, #liberté
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