Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour profiter de votre vie comme il est possible de le faire vous devez être vous, le bon vous, pas l'idée que vous vous faites de vous. C'est là qu'entre en jeu l'enseignement du guide, La Voie et ses quatre piliers, la Révélation : vous permettre d'être vous, le vrai vous.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spairitualité, La Voie, l'indentité, le vrai "soi" et le faux.
Êtes-vous sûr que le "vous" que vous croyez être est le vrai ?

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

 

L'accueil du blog

 

 

 

 

 

Dans l’existence d’un pratiquant de La Voie, il y a un moment où une bascule se fait et qui ne permet plus de retour en arrière. Cette bascule, c'est quand on s’identifie à l’âme. Là, quand le « Je » que nous sommes est celui de l’âme, plus celui du mental ni du faux-ego et quand les pensées, les souvenirs, les sentiments, les impressions nous semblent extérieurs, être autre chose que notre être. Alors, nous savons que nous sommes l’âme et nous ne disons plus : « Mon âme » mais « Je ».

 

 

Ce moment de bascule peut se faire vite, après avoir reçu la Révélation ou moins vite, ça peut prendre des années ou toute une vie et même se poursuivre dans une autre vie. C’est le moment où l'on s’est habitué à être l’âme et l'on ne confond plus jamais.

 

 

 

Être soi

 

 

 

On a décollé notre identification de la personne psychique, morale, sociale, pour être ce que nous sommes vraiment : la conscience. C’est un endroit qui n’est pas nos souvenirs, notre enfance, nos souffrances ou nos joies passées ni tout ce que nous avons appris à l’école et ailleurs, nos sentiments. Ce qui n’empêche pas d’avoir des souvenirs d’enfance ni de la nostalgie pas plus que des connaissances livresques. Nous laissons toutes ces choses à leur véritable place et nous commençons à regarder le monde, l’existence, les autres avec notre vrai regard.

 

 

Parce que l’on n’est plus dans le ressenti subjectif passé par le filtre de la pensée, du mental alors on peut commencer à méditer plus profondément. Une étape est franchie dans le processus de méditation, dans Dhàranà, la première phase. Le Yogasûtra dit : « Viparyayomithyàjnànamatad-rùpa-pratistham. L'ignorance, la connaissance erronée viennent du manque de profondeur de la conscience. » (livre 1, aphorisme 8). L’illusion, la Màyà vient du filtre conceptuel de celui qui regarde (Drastuh), de son interprétation subjective. Ce n’est pas le monde qui est illusion, mais la vision que le spectateur en a. Avec une conscience bien placée, la vision devient plus juste.

 

 

 

La vision juste

 

 

 

La bascule, dont il est ici question, permet d’atteindre cette vision juste des choses qui, sans être la claire-vision de l’éveillé, est déjà une lucidité bénéfique. Comment voulez-vous commencer à espérer être heureux et à vous accomplir si vous ne commencez pas par être vous et par appréhender la réalité du monde, de votre existence, avec votre propre regard ? Il arrive que l’on sorte de notre refuge intérieur pour aller se perdre un peu dans la foire de l’illusion mondaine. Cependant, on sait qui l’on est et comment revenir à soi quand il en est besoin, que le besoin de paix se fait plus fort que le désir des sens et des choses du monde.

 

 

Au centre de soi, il n’y a pas de sentiments, mais la conscience ; la connaissance véritable, non apprise, sans concepts. Certains parlent de vacuité, toutefois s’ils considèrent cet « Endroit » comme vide, c'est qu’ils n’y sont jamais allés ! Ils en ont entendu parler et en parlent sans savoir, pour se donner l’air de connaître, pourtant ils n’y sont jamais allés. Tant qu’ils feront semblant d’y être allé, de savoir, ils n’iront pas. S’ils reconnaissent leur ignorance et qu’ils demandent à savoir, alors ils sauront, parce que c’est à la portée de tout un chacun : il suffit de le vouloir et de demander à recevoir la Révélation puis d’observer l’agya, de pratiquer ses quatre piliers régulièrement

 

 

 

Le « Je » ne change pas

 

 

 

Ce « Je » ne change pas. Il est le même depuis que nous sommes nés. Il n’est pas lié au corps, au mental, aux conditionnements. C’est pourquoi il est inchangeant. C’est l’âme. Le corps vieilli, il prend du poids, perd des dents, se fait plus faible et fragile, mais l’âme, le vrai « Je » reste toujours le même. Si vous vous identifiez à lui, c’est-à-dire à vous, alors vous ne vieillissez pas. Votre corps vieilli, toutefois pas votre conscience.

 

 

Enfant j’étais José et puis à dix-sept ans je me suis fait appeler par mon deuxième prénom, Michel, et puis, en Inde on m’a nommé yoganand. En revenant des Indes je suis redevenu Michel et c’est ainsi que l’on m’a appelé durant des décennies… il y a quelques années, je suis redevenu José et ça me faisait bizarre d’être redevenu José. Mais, en vrai, je suis « Je »… Le regard qui voit à travers mes yeux et qu’importe mon nom, mon prénom.

 

 

Au début, on cherche, en méditation, la vacuité promise alors que l’on y est déjà ! Il suffit de s’en rendre compte et pour ça il faut cesser de chercher. Vous avez des techniques, pratiquez-les, simplement. Commencez déjà par être celui, celle que vous êtes. Il est vrai que ça ne se décide pas, cette identification, cette bascule vient à force de pratique.

 

 

 

La pleine vacuité

 

 

 

Quand vous arrivez à ne plus rien vouloir, ne plus rien désirer, ne plus rien chercher et que vous méditez, alors vous êtes dans la vacuité et cette vacuité vous remplit. La vacuité est vide de vanité et pleine de paix, celle qui règne dans votre identité vraie, dans votre âme à l’image du Père. Méditez, restez immobile. Cette vacuité est le point central de l’infini. Rapprochez-vous et restez-y autant que vous le pouvez et quand vous vous éloignez, retournez-y. Pratiquez le Saint-Nom, la technique que je vous ai montrée. La technique est importante, mais elle ne suffit pas.

 

 

La posture intérieure compte autant et celui qui la pratique compte aussi : pratiquez la technique avec la bonne posture, faite de simplicité, d’humilité, de lâcher-prise et de soif, tout en étant le vrai "je" que vous êtes et vous connaîtrez le Royaume ou Satçitananda. Vous pouvez y arriver vite, moins vite ou dans une autre vie, en attendant le voyage vaut le coup, alors profitez-en. Ce qui compte, dans un pèlerinage, c’est le voyage pas l’arrivée. N’oubliez pas ce verset du Bhaktimàrga :

 

 

« La Grâce, l'agya, le dharma et le guide

gardent le sage en chemin »

 

Bhaktimàrga 1-5-14

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #conscience, #bonheur, #observance, #yogaoriginel, #lavoie, #spiritualité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :