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La Voie, celle qui mène aux portes du Royaume, n'a pas besoin que vous appreniez des choses compliquées. Si votre mental aime les études, alors donnez-lui des connaissances livresques, mais choisissez-les, qu'elles soient vraies, justes et n'empêche pas l'Observance des piliers.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, le mental, les concepts.
Si votre intelligence a besoin de concepts, en spiritualité, donnez-en lui, mais des justes !

 

 

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Le faux-ego a un excellent complice, avec le mental. Je sais que souvent on prête à tort, au mental, l'identité du faux-ego. On dit : « c'est le mental, c'est le mental ! » chaque fois qu'il se passe quelque chose de confus en nous ou chez l'autre. En Inde, nous disions ça : « It's mister mind », mais le mental n'est ni bon ni mauvais. Tout dépend de qui en a le contrôle, la conscience ou le faux-ego, la vanité.

 

 

Le problème est que vous vous identifiez à lui, alors vous ne prenez pas de recul avec les pensées et vous vous les attribuez. Demandez-vous si ce qu'il pense vient de votre conscience ou de votre vanité. Quoi, qu'il en soit, le mental est véritablement un bon complice pour le faux-ego parce qu'il aime les connaissances (apprises), plus que La connaissance (non apprise).

 

 

Le mental aime apprendre, savoir des choses. Alors qu'y a-t-il de plus beau, comme savoirs, que les concepts ? Les concepts sont faits avec des mots, des mots que l'on construit, que l'on agence en phrases et plusieurs phrases forment un concept. Plusieurs concepts forment un savoir et plein de savoirs, ça fait des connaissances et le mental est content avec ça ! Le mental aime qu'on lui donne à manger... plus on le remplit et plus il est satisfait.

 

 

À force de le contenir dans la méditation, et dans le service, il finit par se sentir à l'étroit, sur le point d'exploser ! Il a besoin de sa dose de concepts, il rue dans les brancards. On voit que ; dans la spiritualité, les gens ont besoin de concepts, ils ont besoin de connaître des noms, des phrases spéciales, dans des langues anciennes et exotiques, hermétiques.

 

 

 

Attrapez-les tous

 

 

 

Ceux qui s’intéressent à la spiritualité se passionnent souvent pour l'Inde et découvrent l'hindouisme. Là il leur faut accepter toutes les divinités, les avatars, les contes à dormir debout, les demi-dieux à tête de singe ou d'éléphant, les multiples bras, les peaux bleues. C'est intéressant parce qu'il faut apprendre chaque nom, son origine, ce qu'il signifie, c'est comme les pokémons : « attrapez-les tous ! ». Quel délice pour le mental ! C'est le faux-ego ; habillé en safran, il est alors l'ego-spirituel, qui se régale ! Pendant que vous faites ça, vous n'avancez pas à propos du but de votre vie.

 

 

Toutes ces invraisemblances, faites pour des gens d'il y a plus de trois mille cinq cents ans, sont gobées sans discussion par nos collectionneurs de concepts spirituels, parce que ça satisfait leur mental... pas l'intelligence ni la logique pourtant. Comme quoi, dès qu'il s'agit de spiritualité l'esprit le plus cartésien est prêt à croire aux miracles et à la magie.

 

 

À partir du moment où vous donnez au mental la vérité, mais sans les concepts dont il aime à se nourrir, il ne l'accepte pas ! Pour lui, il vaut mieux une illusion pleine de charmes que La vérité toute nue. Donner à manger la vérité au mental, c'est comme de faire manger de la salade à un enfant... alors ? Comment faire ? Alors, comment fait-on pour donner à manger au mental tout en laissant passer l'essentiel ? Sur La Voie, nous lui donnons du satsang. Le satsang, lui aussi, est fait de concepts, mais ces concepts sont pleins de la Grâce venue de la conscience par la méditation.

 

 

 

Cueillir la fleur de sel

 

 

 

Quand je donne satsang, des phrases viennent à la surface du mental. Ce sont des concepts justes, parce qu'ils ont été inspirés d'une vraie expérience. Il reste tout de même des concepts. Quand on donne satsang on va au plus profond. On cueille, à la manière des paludiers cueillant la fleur de sel à la surface des œillets (endroits où le sel se récolte après évaporation de l'eau de mer), on cueille le satsang que l'on restitue avec des mots.

 

 

Cette expérience de la paix intérieure, de la Grâce devient des concepts, du satsang parce qu'elle passe par le filtre de notre intellect qui, comme un logiciel spécialisé, codifie l'ineffable en mots. Un concept se transforme en vérité quand on le met en pratique dans sa vie quotidienne.

 

 

Si vous voulez donner du grain à moudre à votre mental, vous pouvez aussi collectionner les concepts hors du satsang, comme un loisir, mais ne perdez pas de vue que ce sont des concepts, n'allez pas y chercher le salut. Par exemple, en quoi croyaient les tribus aryennes des steppes, juste avant les Védas et juste avant de venir en Inde ?

 

 

Voilà un sujet d'étude intéressant, qui donne sa nourriture au mental sans pour autant gêner l'Observance ! Quelle est l'influence de l'Avesta (surtout des Gathas, l'écriture sacrée du Zoroastrisme), sur les productions tardives des Védas ? Voilà de la bonne nourriture à mental ! Il vaut mieux le brancher sur des sujets choisis que de le laisser choisir ses sujets.

 

 

 

La Voie est

une Révélation

 

 

 

La Voie est une connaissance non apprise. Elle vient, évidente, quand la conscience s'approfondit. Quand vous baignez dans l'évidence intérieure, vous savez. Le satsang du guide vivant peut vous aider à faire le tri, si vous avez un doute, à propos de vos concepts. C'est le rôle du guide : de vous guider, d'être une base référentielle... encore faut-il lui faire confiance et lui demander son avis. Si vous ne lui demandez jamais son avis, à quoi cela vous sert-il que le guide soit vivant ? Autant en prendre un qui soit mort, au moins il ne vous contredira jamais ! C'est ce que font les religions.

 

 

Les gens intelligents sont frustrés si on les prive de connaissances ! Ce n'est pas interdit d'apprendre, mais pas au détriment de l'Observance. Ces concepts doivent être des concepts décoratifs, des concepts d'ameublement pas les murs porteurs de vos vies. La connaissance de Dieu est plus une affaire de sens, de sens intérieurs, mais de sens quand même, de jouissance. Chacun d'entre vous n'a que très, très peu d'importance, alors restez humble et fans de Dieu. C'est cette volonté agissante au dessein impénétrable, pour nos esprits humains, qui donne constamment sa Grâce, alors profitez-en à chaque fois que vous en avez conscience.

 

 

 

Le corps est roi

 

 

 

Vous voyez bien, quand vous êtes malade, comment la vie spirituelle en pâtit. Si vous avez des problèmes hormonaux votre méditation, l'expérience que vous y vivez, est perturbée. Si vous avez des rages de dent vous restez plus difficilement dans l'équanimité, alors ? Finalement, c'est le corps qui dirige ! Vous êtes si fragile et certains se croient si forts ! Si le corps a un cancer en phase terminale, l'âme peut faire ce qu'elle veut, il ne lui reste qu'à réserver un autre corps. L'humilité, c'est simplement de la lucidité. Essayez de rester assis sur votre zafu* quand vous avez une gastro-entérite !

 

* Zafu : coussin de méditation

 

 

Quand vous êtes bien, rendez Grâce et observez l'agya, ses quatre piliers avec reconnaissance. C'est important de vous rendre compte de votre fragilité et de profiter de l'instant. Pour en revenir à ce mental, il est comme ces pierres de silex, ces meules de moulin à grains qui tournent tout le temps : il faut mettre du grain à moudre, sinon les meules vont frotter l'une contre l'autre et risquent de se casser ou de provoquer une explosion, à cause des étincelles et de la poussière de farine.

 

 

Quand vous êtes dans l'agya, dans l'Observance des quatre piliers avec régularité et profondeur, vous pouvez offrir des récréations au mental. Donnez-lui à manger, en choisissant bien sa nourriture, car la nature ayant horreur du vide, le mental choisira ce que le faux-ego lui offrira et là... confusion !

 

 

Le vrai dévot n'a pas besoin de réfléchir, même s'il réfléchit quand même, c'est un fan. Mais, tout le monde n'est pas dévot. Pourtant, même un dévot possède un mental et même lui doit se détendre un peu. Il est possible aussi d'apprendre l'araméen, le chinois, la philosophie. Il y a plein de choses. Mais la spiritualité vraie, profonde, La Voie n'est pas un sujet à concepts.

 

 

Si vous voulez conceptualiser, écrivez un essai philosophique, étudiez la protohistoire, mais ne comptez pas sur des concepts pour vous faire comprendre quoi que ce soit de vrai. Seule la méditation profonde, le service et le satsang peuvent vous mener à la vraie compréhension. « Celui qui observe l'agya se place sous la Grâce, s'il en sort qu'il s'y remette et s'y remette encore. » (Bhaktimàrga 1-4-35)

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #lavoie, #vérité, #spiritualité, #yogaoriginel, #bonheur, #méditation
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