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-Accomplissement [n.m] ou réalisation : c'est le fait de faire, d'accomplir la raison de notre venue sur Terre, ce que l'on doit. Pour un pratiquant de la voie, c'est la réalisation* de la voie en pleine acceptation de son dharma*.

 

-Agya : c'est le socle de la pratique du yoga-originel, ou Sàdhanà. L'Agya est fait de trois pieds: le Service*, le Satsang* et la Méditation*. L'Agya est aussi une recommandation faite par josé, il sera alors un "Agya-direct". On n'est pas obligé de le suivre quand on est Marcheur*, mais un Chela*, à fortiori un premie* auront à cœur de le suivre.

 

L'Agya-direct ne peut, ni ne doit, aller à l'encontre du libre-arbitre de l'individu pas plus que nuire à ses intérêts fondamentaux. Un Agya du type : ''donne tous tes biens au maître, quitte tout pour le suivre, déshabille toi et couche avec lui '' [par exemple] ne serait pas un Agya, mais l'abus du supposé pouvoir d'un mauvais guru, un escroc et une rupture de la confiance unissant le disciple à son maître [dans le sens compagnonnage du terme].

 

-Ahamkara : le faux-égo, les Bouddhistes disent Màra d'autres ''celui-qui-sépare'' ou diable. C'est l'autre face de l'ego*, prix à payer, selon le principe de réalité, pour avoir une Conscience*, le libre-arbitre qui va avec et, ainsi, pouvoir retourner à L'Un* en toute Conscience et de notre plein gré.

 

-Âme [n.fem] ou Conscience*, Témoin, Âtman selon l'āstika : c'est notre vrai-soi, l'occupant, le passager de notre corps durant l'existence [incarnation]. L'âme utilise l'intelligence [le mental*] mais n'est pas le mental. L'âme est immortelle et passe de corps en corps à la recherche de son accomplissement. Il est de coutume de dire que : ''les yeux sont les fenêtres de l'âme''. L'âme est cette Conscience* qui voit à travers les yeux, le Témoin. Elle est faite à partir du Saint-Nom* sans, pour autant, être le Saint-Nom.

 

L'âme vient du Royaume* ou Satçitananda et doit y retourner en toute Conscience. C'est pour atteindre ce but que l'ego* lui a été donné par la lilà* et la Grâce* de l'Un*, au moment de son incarnation. Sans ego l'âme ne peut prendre conscience d'elle même et dire je.

 

C'est l'incarnation et l'association avec l'ego qui fait que l'âme devient le Témoin capable de conscience et de réalisation* en toute liberté.

 

L'âme et le Saint-Nom sont ''apparentés'' mais pas confondus. Ils sont de même nature et de même origine et cohabitent dans l'enveloppe charnelle. Le manque de profondeur de la conscience habituelle les sépare sans cesse. Le propos de la voie est de les unir. C'est de cette union que viendra la réunion de l'âme et du Saint-Nom. L'Observance* de l'Agya*, et particulièrement le Service* vise à cette réalisation*.

 

-Amour [n.m] : ici il ne s'agit pas des sentiments que des êtres vivants peuvent se porter, mais de cet Amour que chacun porte en lui et qui ne dépend de personne ni de rien. C'est l'Amour de L'Un*. Pour différencier cet Amour de l'attachement sentimental , nous l'écrivons toujours avec un A majuscule.

 

-Asana : Posture mentionnée dans les yoga-sûtra de patanjali. Il est à noter que nulle part dans cet ouvrage il n'est dit que la posture du yoga* devait être une posture corporelle, comme celles du Hatha-yoga, par exemple.

 

En fait la posture, ou àsana, dont il est question dans les yoga-sûtra, comme dans le yoga-originel, est intérieure. Elle est une façon de se tenir ''psychiquement'', dans la Méditation* et le Service*.

 

Cette posture est comme un cocktail composé de l'ardente soif d'accomplissement, de Conscience*, de Vérité*, de constance dans la pratique, d'humilité et de la contemplation.

 

-Aspirant [n.m] : postulant* ayant le désir de recevoir la Révélation*. L'aspirant est entré dans un processus de préparation variable, en durée, selon chacun. La période d'aspiration - Quatrième-cercle : Galiyārā- fait partie de la voie.

 

-Astitva : existence. C'est le premier des sept cercles de l'âme*. Après des incarnations nombreuses à travers différents règnes, végétaux et animaux, l'âme sur le chemin du retour* arrive au stade d'être humain.

 

-Baragane [n.m] : Accessoire, en forme de ''T'', servant à la Méditation* selon les techniques du yoga-originel. Shiva est souvent montré, dans des illustration, avec un baragane. mais comme les illustrateurs ignorent l'usage qu'il en faisait, ils le représentent un bras appuyé dessus, comme s'il s'agissait d'un petit soutient.

 

-Béatitude [n.fem] Ananda, Royaume* : c'est l'état de pleine Conscience*. La béatitude* ou ananda, est indescriptible. La béatitude et la conscience qu'on en a sont deux choses différentes: quand on a un peu conscience de la béatitude on ressent de la paix, de la sérénité, une certaine joie. Quand on en a plus conscience, ces ressentis augmentent jusqu'à la félicité, le samadhi.

 

Le Christ nommait l'état de béatitude le Royaume*, ce Royaume qui est en dedans et en dehors de nous. [ ''Logion 3. Jésus a dit : Si ceux qui vous guident vous disent : voici, le Royaume est dans le ciel, alors les oiseaux du ciel vous devanceront. S’ils vous disent : il est dans la mer, alors les poissons vous précéderont ; mais le Royaume est au dedans de vous et il est au dehors de vous.'' évangile selon Thomas]

 

D'autres désignent la béatitude ''la vacuité''. C'est un ''vide'' plein de Conscience, de paix. Le propos de la voie est d'accéder à la Conscience de la béatitude. [satçitanand]

 

-Besoin (s) [n.m] : il existe des besoins fondamentaux comme de se nourrir, de se désaltérer, de s'abriter, d'être en sécurité, d'entretenir des relations sociales, de se reproduire, besoins légitimes que le dharma* nous demande de satisfaire.  Ne pas confondre besoin et désir.

 

-Bhakti : c'est la dévotion*, c'est-à-dire la pleine Conscience* de l'Amour* ressenti par la Grâce* du Saint-Nom* et l'ardent désir, plein de reconnaissance, d'en jouir encore en se donnant à L'Un* par des actes particuliers comme Arti, pranam et des offrandes de fleurs, de nourriture, d'actes dédiés. C'est aussi le septième des sept cercles de l'âme*. La dévotion est surtout une ''préoccupation'' d'un, d'une premie*, troisième degré de pratique ou Observance*. [voir aussi dévotion]

 

Entre le sixième cercle, l'Observance, et le septième-cercle, Bhakti, une porte close, passage obligé, est scellée par trois verrous. Cette septième porte c'est la Grâce...

 

Les trois verrous en sont :

 

-Le Faux-ego.

-Le perfectionnisme.

-La culpabilité.

 

Les clés en sont :

 

-Le Saint-Nom.

-L'observance.

-La juste-vue.

 

-Bhaktimàrga ''le chemin de la dévotion'' : c'est le livre de la voie, écrit récent inspiré à son rédacteur après un samadhi. Il est composé de 444 versets.

 

-Centre [n.m] : endroit intérieur où se retrouve celui/celle qui regroupe son attention sur un point, par la Méditation*. Quand la Conscience* dispersée par les stimuli venus du monde des apparences, réussit à se rassembler on dit qu'elle est revenue en son centre. C'est la porte du Royaume*, la béatitude*, la vacuité*.

 

Celui qui est au centre connaît l'état de yoga* ou d'union. C'est le contraire de la dualité*.

 

-Cercles de l'âme : Selon la voie, l'âme* incarnée en être humain doit passer à travers sept cercles symboliques avant d'atteindre la Libération*. Ces cercles sont différents états de la Conscience. Chaque état, ou cercle, est clos d'une porte disposant de trois verrous et de trois clés pour l'ouvrir. Ces cercles sont:

 

-Astitva* [l'existence], Khōja* [la recherche], Sunanā* [le Postulant*, l'écoutant], Galiyārā* [le couloir, l'Aspirant], Màrga* [la voie], Observance* [de l'Agya* ou sadhàna], Bhakti* [la dévotion].

 

-Chela ou Shishya, élève ou disciple : un des trois degrés de pratique, d'investissement sur la voie. 

 

Comme dans le christianisme, sur la voie-originelle, il y a plusieurs degrés de pratique, par exemple, il y a les croyants, les pratiquants, les moines, les ermites et les saints. Chacun suivra son propre chemin dans la même foi.

 

C'est un Marcheur* qui accepte vraiment l'enseignement du guru selon la tradition du Gurukula. Il a besoin de la guidance du guru, [ou guide-spirituel*, maître dans le sens d'enseignant] dans sa vie quotidienne et entretient avec lui des relations suivies, même de loin, grâce aux moyens de communication modernes, comme internet.

 

Ce disciple ne juge pas son guru et ne discute pas son enseignement. Il a plus confiance dans cet enseignement que dans ses propres idées. Il cultive l'humilité. Il a soif de voir "mourir" l'ancienne personne qu'il était pour voir naître une nouvelle personne. En fait il s'agit de retrouver sa véritable identité, oubliée à force de confusion.

 

Si le guru le vexe, par une réflexion destinée à le faire avancer, il ne s'arrête pas à ce premier élan de sa vanité blessée et cherche à comprendre pourquoi son guru lui a dit, écrit ça et pourquoi ça l'a blessé. Il considère que son guru n'a pas la volonté de le blesser. C'est une voie, celle du Gurukula, qui permet d'aller plus profond. Mais elle ne peut pas être abordée par tout un chacun. Elle demande une ferme volonté et un désir profond de renaître sans peur de voir sa personnalité disparaître. Surtout que cette personnalité, à laquelle on risque de ne plus accorder autant d'attention n'est qu'une illusion suscitée par le faux-ego* !

 

-Chercheur [n.m] : c'est une personne qui se pose des questions sur le but de son existence et ne se satisfait pas des réponses que lui apporte le monde matérialiste. Attention de ne pas devenir un ''chercheur-professionnel'' plus attaché à ses questions qu'aux réponses qu'il collectionne comme autant de trophées. La période de recherche est le deuxième-cercle : Khōja.

 

-Confusion [n.fem] : état de la Conscience* quand elle n'est pas centrée, dans le Saint-Nom*, sous l'emprise des sentiments, des concepts, des pensées, du Faux-ego*. C'est la confusion qui nous fait voir la Création comme étant une illusion*, la Màyà*.

 

-Connaissance |n.fém]: Connaissances para et apara: ce concept Védique désigne la connaissance du monde phénoménal, des choses que l'on voit, que l'on touche, que nos sens perçoivent sous le nom de apara, celle du domaine subtil de la spiritualité est nommée para. Le mot connaissances, avec un ''c'' minuscule'' et un ''s'' désigne apara et le mot Connaissance, avec un ''C'' majuscule et sans ''s'', désigne les ''choses'' de la spiritualité* vraie, cette Connaissance est révélée (Shruti).

 

-Conscience [n.fem] ou Purusa : il faut préciser que le purusa, dans le sens que lui donne le Raja-yoga, est le soi suprême de l'homme, la conscience qui voit. Il est madhyastha [qui se tient au centre] équanime, impartial et impassible : le pratiquant, ou yogi en état de Service* est madhyastha.

 

Le purusa ressemble à la conception que nous donnons au mot Conscience* ou le Témoin, le couple que l'âme* incarnée fait avec l'ego*. La Conscience, pour la voie, est le fruit de la Grâce*, via l'incarnation permise par la prise d'ego. C'est la Conscience qui donne des yeux à l'âme et qui lui permet de regarder, à travers eux, la création où l'incarnation évolue, assume son dharma* et accomplit son destin. La Conscience peut être mise dans le profond centre de soi ou laissée à la surface des apparences : c'est le choix de chacun .

 

-Contemplation [n.fém] : fait de regarder sans penser. La contemplation est une forme de Méditation* et quand on médite sur la Lumière-intérieure, par exemple, avec la technique révélée sur la voie, on la contemple. 

 

-Création [n. fem] : Le monde crée par L'Un* où nous vivons durant notre incarnation. Lieu où s'exerce sa Grâce*, sa Lilà* pour notre bénéfice, l'accomplissement de notre raison d'être. Quand la Conscience est confuse, elle peut voir la Création comme une illusion*, ou Màyà*.

 

-Darshan : présence physique du maître*. Le Darshan est considéré comme une Grâce* particulière susceptible d'approfondir l'expérience intérieure du disciple, de le motiver.

 

-Désir (s) [n.m] : envie. Contrairement aux besoins*, les désirs ne doivent pas obligatoirement être satisfaits. En tout cas pour une personne engagée dans une démarche spirituelle les désirs, ainsi que l'attachement*, sont deux facteurs qu'il s'agit de maîtriser. Satisfaire à ses désirs n'apporte pas une satisfaction durable. Un désir chasse l'autre et courir après leur satisfaction mène à la confusion*, à la souffrance*.

 

-Détachement [n.m] : ne pas confondre le détachement avec l'indifférence. Le vrai-détachement n'est pas l'abandon de choses ni des personnes mais l'attachement à l'Amour* de L'Un*, c'est une libération de la dualité et des souffrances qu'elle cause. Pour un disciple sur la voie, le vrai détachement s'obtient par la pratique assidue de la technique dite du Saint-Nom*.

 

-Dévotion [n.fem] Bhakti : Cet état d'âme est surtout recherché, sur la voie, par le troisième stade de la pratique, celui de premie*. Bhakti est aussi le septième des sept cercles de l'âme*. Ici le sens n'est pas le juste sens que donne le Larousse : ''zèle dans la pratique religieuse Catholique Romaine'', mais plutôt un amour sans limite pour L'Un*. Cet amour n'est pas affecté ni artificiel, mais réel et dû à la reconnaissance qu'une âme* comblée voue à L'Un pour la paix et l'Amour* qu'elle trouve en elle dans l'Observance* de l'Agya* et par la Grâce*. Attention : des chrétiens, des musulmans et autres religieux peuvent vivre une vraie dévotion.

 

Pour certains le maître est un support, un canal à cette dévotion vers L'Un, mais il n'est jamais l'objet direct de cette dévotion. Un maître qui prendrait cette dévotion pour normale à son endroit ne serait pas, ou plus, un maître mais bel et bien un mégalo avide de reconnaissance et de pouvoir se nourrissant de la soumission de ses disciples*.

 

-Dharma : c'est les responsabilités, le rôle social, notre devoir durant l'existence. Le respect des lois, de la morale du pays et du temps où l'on vit et de nos différentes responsabilités et obligations est un dharma incontournable qui vaut l'Agya* fondamental de la voie de la liberté.

 

-Dhyàna : septième membre du yoga*, selon les yoga-sutrà de Patanjali. Ce mot désigne l'état de Méditation* profonde avant le samadhi. L'état précédent cette Méditation profonde, et qui est aussi de la méditation, est  dhàranà ou la concentration. Dans l'hindouisme, cet état de concentration, qui précède Dhyàna est le ekkagata. Le mot Dhyàna désigne aussi la Méditation, toute la Méditation. En ce cas il y a quatre ou six Dhyàna, selon l'école:

 

-premier dhyâna : vitakka. C'est le premier mouvement vers l'objet de la Méditation. Vitakka va jusqu'au moment où les cinq sens ne sont plus partie prenante de la méditation.

 

-deuxième dhyâna : vicàra. C'est l'application soutenue. C'est l'étape de la méditation où le corps est complètement immobile et où le mental est abandonné, où on ne s'occupe plus de ce qu'il peut bien penser, ressentir. Notre conscience est focalisée sur le ''sourire-intérieur'' ou la sensation du Saint-Nom dans le haut de notre poitrine.

 

-troisième dhyâna : piti. Il ne reste plus que la joie.

 

-quatrième dhyâna : sukha. C'est le stade où la joie devient bonheur.

 

-cinquième dhyàna : ekkagatta: focalisation sur un seul point. Sur la voie ce point peut être le Saint-Nom ou la Musique-intérieure ou la Lumière-intérieure.

 

-sixième dhyàna : upekkha. A ce stade on es dans la vacuité, le non-être, l'équanimité. La respiration devient imperceptible, comme si elle s'était arrêtée.

Ce qui suit Dhyàna est le samadhi*

 

-Disciple [n.m] : autre nom pour le deuxième degré de pratique, Chela*. -

 

-Dualité [n. fém] : la dualité est le contraire de l'unité, de l'union ou yoga*. Quand notre Conscience* est dispersée dans les sens, les pensées, les impressions, les sentiments, quand la Conscience oublie son centre elle est dans la dualité.

 

-Ego [n.m] : partie de l'Antahkarana, c'est lui qui permet à l'âme de ''prendre-corps'', de s'incarner et d'avoir une identité terrestre, c'est lui qui permet l'individuation. Sans ego pas d'individualisation de l'âme* : la goutte d'eau reste fondue dans l'océan et n'est donc pas une goutte d'eau. Sans ego pas de dualité et sans dualité pas de retrouvailles avec L'Un*, en toute liberté.

 

-Ego-spirituel [n.m] : forme que prend le faux-ego* quand son ''hôte'' se plaît aux choses spirituelles, religieuses. Il s'habille de la vêture des moines, des yogis, des prêtres pour mieux distiller ses concepts.

 

-Éveil [n.m] : état de Conscience* atteint après un Nirvikalpa-samadhi, où le discernement, nommé alors juste-vue ou claire-vision est très important pour ce qui concerne la spiritualité. L'éveil est définitif mais n'est pas le but du mystique. On confond souvent l'éveil et la Libération* des chaînes du samsarà.

 

-Éveillé [n.m] : personne ayant atteint l'éveil*. Un vrai maître spirituel, dans le sens de guru est obligatoirement un éveillé. Un éveillé n'est pas obligatoirement un maître. Les qualités, les compétences d'un maître ne sont pas uniquement d'ordre spirituel. On peut être coach, enseignant sans être un éveillé mais un guru doit être un éveillé sinon il prend le titre de guru sans l'être. Ne pas confondre avec swami. Il n'est pas nécessaire d'être un éveillé pour être swami. En Inde il existe des formations de swami. Il n'y a pas de formation de guru.

 

Un éveillé n'est pas libéré de l'ego* : l'ego est ce qui permet à la Conscience* d'exister, à l'âme de dire je, on ne peut s'en libérer de son vivant. Ceux qui affirment être libérés ne donnent sans doute pas à ce mot son véritable sens, ou se trompent, ou encore sont malhonnêtes. La Libération est celle des chaînes de l'incarnation et tant que l'âme est incarnée elle n'est pas libérée.

 

Avec l'ego est attaché son autre face ; le faux-ego*. Un maître n'est donc pas exempt d'un faux-ego puisqu'il est vivant et l'ego est une condition essentielle à la vie incarnée. Simplement l'éveillé reconnaît facilement ce qui vient du faux-ego, ses pièges, il peut donc, ainsi, s'en prémunir ou, s'il se fait prendre, sortir rapidement du piège.

 

-Faux-ego [n.m] ou Mâra ou Ahamkara : La Bhagavad-Gîtà en parle beaucoup. C'est ce que d'aucuns nomment le mal. C'est l'autre face de l'ego*. Le faux-ego est cette force d'inertie qui, mécaniquement, attache notre Conscience* aux niveaux les plus superficiels et fait tout pour la garder attachée là.

 

Les plaisirs du monde, comme unique intérêt, les instincts primaires comme seules références, la jouissance obsédée, les abus, la haine, la confusion, la dualité, la guerre, les concepts, la folie, l'inconscience, l'inconséquence sont ses créations et il déteste la paix, l'Amour* et le Saint-Nom*. Il est capable de se déguiser en agneau pour mieux tromper le Chercheur* ou le dévot. Il construit tous les pièges possibles pour empêcher l'âme* d'arriver à son but ultime. Seule la Grâce* peut circonvenir le faux-ego.

 

Le faux-ego se déguise quand son ''hôte'' se plaît aux choses spirituelles et religieuses. Il revêt, alors, les habits du moine, du prêtre pour mieux distiller ses concepts, sa confusion. On le nomme alors ego-spirituel.

 

-Grâce [n.fém] : la Grâce est le pouvoir du Saint-Nom* capable de donner l'expérience de la Conscience* de la Béatitude*. Ce pouvoir est le seul capable de transcender l'inertie propre à notre nature humaine et de faire que nous puissions nous accomplir spirituellement et trouver la paix véritable, venue du dedans. La Grâce ''coule'' en nous tout le temps. Pour s'en remettre à elle il faut placer sa Conscience là où elle se trouve. Le moyen de parvenir à cette fin est l'Observance* de l'Agya*, c'est à dire la pratique assidue du yoga* de la voie-originelle.

 

-Galiyàrà : le couloir de l'aspirant. C'est le quatrième des sept cercles de l'âme. C'est la période durant laquelle un Chercheur* désire recevoir la Révélation*, qu'il s'y prépare en échangeant des questions-réponses avec le Guide* et en lisant du Satsang* régulièrement. Le Chercheur, la chercheuse est alors un aspirant, une aspirante. Le cercle qui suit est celui de Màrga ou la voie. Pour y accéder on passe par la Révélation*.

 

Entre le troisième-cercle et le quatrième-cercle, entre Sunanà et Galiyārā une porte close, passage obligé, est scellée par trois verrous. Cette quatrième porte c'est Āvēdana [la demande]. Cette porte est fermée par trois verrous:

 

-Vicāra, le raisonnement.

-Dhōkhā, l'imposture.

-Udāsīnatā, l'indifférence.

 

Pour ouvrir ces serrures il faut les clés suivantes:

 

-Antarjñāna, l'intuition.

-Saccā'ī, la sincérité.

-Pyāsa, la soif.

 

-Guidance [n.fém] : La Grâce* en action, ce qui se passe dans l'existence d'un Pratiquant qui Observe l'Agya* régulièrement : une harmonie se dégage de son existence.

 

-Guide [n.m] ou maître, guru, Acharya : c'est celui qui donne la révélation* aux Chercheurs* et garde sur la voie les pratiquants. Il a déjà fait le chemin et a de l'avance. Il connaît tous les pièges et peut aider à les surmonter.

 

Il a atteint l'éveil*, il est sur la voie de la réalisation* par l'Observance* de l'Agya*. Le guide fait partie de la pratique, il est la source de l'Agya* et donne son Satsang*. Pour apprendre n'importe quel métier d'art on s'adresse à un maître, un guide, pour la voie c'est la même chose.

 

Le guide respecte le libre-arbitre de chaque personne et ne relance jamais un Chercheur* ni un Marcheur* qui désire cesser d'entrer en contact avec lui : il laisse venir celui qui le désire mais ne va chercher personne. Il respecte le libre-arbitre que Dieu a mit en l'homme. Le fait de suivre son enseignement doit être et rester une démarche volontaire de chaque aspirant* et de chaque Marcheur.

 

Le guide n'est supérieur à personne et n'a aucun rapport hiérarchique avec les pratiquants. Il est maître dans le sens d'enseignant pas dans celui de chef. Le fait d'être éveillé* n'a pas détruit son faux-ego* et il est plein des mêmes défauts qui étaient les siens avant l'éveil, même s'il peut les circonvenir plus facilement que d'autres à cause du recul que sa Conscience* lui donne.

 

La relation d'un disciple*, ou Chela*, avec son guru est régie par les préceptes de l'école indienne ancienne du Gurukula.

 

-Guru : voir guide*

 

-Gurukula : la voie de la liberté est un enseignement qui est directement issu d'une tradition très ancienne en Inde, et connue de tous les spécialistes de ses courants spirituels traditionnels: le gurukula.

 

C'est un très ancien mode d'éducation qui prévalait en Inde, avant que le sous-continent soit sous la domination britannique. Dans l’institution du Gurukula, l’élève résidait chez son maître, lui rendant des services et acquérant en même temps la connaissance. Le guru* y jouait à la fois le rôle de père, de guide* et de modèle. L’éducation n’était pas donnée seulement dans l’espace d’enseignement, l’élève apprenant de chaque situation et dans chaque lieu où il pouvait se trouver. L'éducation était basée sur une croyance de base, à cette époque, que l'existence avait quatre buts.

 

Sur la voie, un initié peut, s'il le désire, suivre cet enseignement en demandant à devenir un Chela*, ou disciple.

 

-Harmonie [n.fém] : Le mot harmonie vient du grec armozo qui veut dire joindre, faire coïncider, emboîter . Le Larousse dit aussi:

 

-Qualité d'un ensemble qui résulte de l'accord de ses parties ou de ses éléments et de leur adaptation à une fin : L'harmonie de l'univers, du corps humain.

 

-Rapport d'adaptation, de conformité, de convenance existant entre les éléments d'un ensemble cohérent ou entre des choses soumises à une même finalité : Une parfaite harmonie entre l'expression et la chose exprimée.

 

-Rapport heureux entre les parties d'un tout, formes, couleurs, sons, rythmes, etc. En particulier d'une œuvre artistique ou littéraire : Harmonie des masses colorées d'une peinture.

 

-État des relations entre des personnes ou dans un groupe humain, qui résulte de l'accord des pensées, des sentiments, des volontés : Ces questions d'intérêts risquent de compromettre l'harmonie de la famille.

 

Sur la voie, l'harmonie est l'accord entre tout notre être, corps, mental* et âme*, avec l'harmonie générale qui règne dans la Création* de Dieu. Cette harmonie se trouve dans l'approfondissement de sa Conscience grâce à la pratique de la Méditation*, formelle ou en action, ou Service*.

 

-Humilité [n.fem] contraire: orgueil, vanité : vertu qui nous donne une vision objective de soi et réprime en nous les mouvements de l'orgueil.  Vision objective de soi, sans surestimation ni sous-estimation de ses qualités et capacités.

 

-Ignorance [n.fem] : c'est le contraire de Connaissance. La Connaissance est un autre nom de la voie. Certains maîtres qui prônent cette voie de leur façon, utilisent le mot Connaissance pour en parler. L'ignorance, ici, est celle de la Vérité* et correspond à la notion de ténèbres, l'absence de Lumière* [ou plus exactement de LA Lumière]. Elle serait donc un synonyme d'inconscience.

 

-Illusion [n.fem] Màyà: vision que l'on a de la Création* quand notre point de vue est la confusion*, l'ignorance*.

 

-Karma : c'est la loi d'action-réaction, la conséquence de ses pensées, de ses paroles et de ses actes. Toute pensée, parole et action entraîne une réaction, en retour, d'une qualité et d'une intensité égale.

 

La pratique du yoga-originel, surtout ce qui est de la méditation en action ou Service*, nous mettrait hors d'atteinte du karma. Contrairement à ce qui est couramment accepté et enseigné, même par les plus grands maîtres indiens passés et présents, le karma ne passe pas d'une incarnation à l'autre.

 

Les actes d'une personne, durant une incarnation, ne concerne pas cette personne dans une autre vie. Seule l'âme passe de vies en vies, mais la personnalité, l'histoire de la personne, qui est propre à chaque incarnation, ne passent pas d'incarnations en incarnations et on ne peut tenir pour responsable des actes d'un criminel impie de l'Inde médiévale un ouvrier du nord de la France vivant dans les années soixante [1960].

 

l'évolution spirituelle permise par les différentes incarnations perdure à travers les différentes vies traversées par l'âme*. L'évolution va toujours de l'avant, la régression n'existe pas pour l'âme. Cela prend le temps qu'il faut, mais la régression ne se peut pas.

 

-Khōja : la recherche. Deuxième des sept cercles de l'âme*. C'est une époque de la vie humaine où la personne se pose de véritables questions sur le propos de son existence. Cette personne est alors un Chercheur ou une Chercheuse.

 

-Libération [n.fém] ou Moksha : c'est la fin du cycle du samsàra, la fin des incarnations. L'âme* ayant réalisé le propos de sa ''prise-de-corps'' et d'ego* retourne à sa source. C'est le but suprême de l'existence, pour les hindouistes.

 

-Libre-arbitre [n.m] : C'est la faculté, la liberté que l'être-humain a de dire oui ou de dire non, de se donner ou de ne pas se donner. A chaque seconde l'être humain a le choix entre la Lumière* et les ténèbres*.

 

Ce libre-arbitre a été donné à l'être-humain par la Grâce* de L'Un*, sa Lilà* en même temps que l'ego* afin qu'il puisse retourner à Lui volontairement et en pleine Conscience* comme le fils prodigue est revenu auprès de son père. [Luc 15]

 

Le libre-arbitre est dans la nature humaine et personne ne peut le remettre en question.

 

-Lilà : ce mot désigne deux choses: le jeu de L'Un* avec la création et les créatures et le jeu qu'il y a entre le guru et son disciple -Chela*-. Ce jeu est toujours constructif et bienveillant même si, parfois, on peut ressentir quelqu'injustice ou incompréhension face aux événements quand ils ne nous semblent pas, à première vue, favorables.

-Lumière [n.fém] Lumière-intérieure, àloka : c'est la manifestation visible de l'énergie qui nous anime ou Saint-Nom*. Il est coutume de l'écrire avec une Majuscule pour la différencier de celle composée de photons. La Lumière que l'on peut voir en pratiquant la technique de la Lumière, en méditation*, est celle dont parlent tous les livres saints de toutes les religions, celle qui nous inonde entièrement ''quand l’œil, qui est la lampe du corps, est sain'' selon les évangiles.

 

Il est de coutume de considérer que la vision régulière de la Lumière, dans la Méditation*, apporte un certain discernement, une certaine compréhension et la vue-juste si chère aux bouddhistes. Chaque fois qu'une âme* atteint l'éveil* c'est par la Lumière, en elle, qu'elle l'atteint. On parle des éveillés* aussi en les qualifiant d'illuminés. Seule la Lumière peut illuminer. Elle chasse les ténèbres de l'ignorance. Le Samadhi s'atteint par et en elle.

 

-Maître [n.m] : voir guide.

 

-Marà : Voir à faux-ego* et Ahamkara.

 

-Marcheur [n.m] : Un des trois degrés de pratique, d'investissement sur la voie-originelle. C'est un aspirant* ayant reçu la révélation* et pratiquant la voie.

 

Comme dans le christianisme, sur la voie il y a plusieurs degrés de pratique, par exemple, il y a les croyants, les pratiquants, les moines, les ermites et les saints. Chacun suivra son propre chemin dans la même foi.

 

Celui, celle qui voudra un simple mieux dans son existence, plus de sens, de profondeur sera Marcheur, Marcheuse et le restera, suivant l'Agya* comme elle peut le faire considérant les charges de son existence sociale, familiale.

 

-Màrga (masculin) : la voie. C'est le cinquième des sept cercles de l'âme. A ce stade l'aspirant* reçoit la Révélation* et commence l'Observance* de l'Agya*. Il est dès lors un, une initié (e). Il y a trois degrés de pratique: Marcheur*, Chela* ou disciple et premie*.

 

Entre le quatrième cercle Galiyārā et le cinquième , Màrga, une porte close, passage obligé, est scellée par trois verrous. Cette quatrième porte c'est Prataka [la Révélation].

 

Les trois verrous en sont :

 

-Udāsīnatā, l'indifférence.

-Hēkaṛī, l'arrogance.

-Aviśvāsa, la méfiance.

 

Les clés en sont :

 

-Pyāsa, la soif.

-Vinamratā, l'humilité.

-Viśvāsa, la foi.

 

-Màyà : pour la voie de la liberté, la màyà [ou illusion] ne signifie pas que le monde où nous vivons n'est qu'une illusion, un pâle reflet de la Vérité* où nous nous perdons. La màyà est l'illusion où nous met le faux-égo*. L'état de conscience où il nous laisse nous fait voir le monde d'une manière erronée et c'est cela la màyà, l'illusion. C'est le faux-égo, Màra, qui nous illusionne.

 

-Méditation [n.fém] : c'est la pratique de techniques enseignées lors de la révélation*. La Méditation a pour propos de permettre à la Conscience* de se mettre dans un ''endroit'', à l'intérieur de soi, où le faux-égo* n'a pas sa place, afin de se connecter au Saint-Nom*. Elle permet de se centrer.

 

Les chrétiens disent oraison, prière muette pour Méditation et quand le Christ se retirait loin du regard des autres [disciples et apôtres y compris] pour aller prier , c’était pour méditer, s’abîmer [aller profond] en prière [sous-entendu muette].

 

-Mental [n.m] ou citta ou Antahkarana : c'est l'intelligence, un outil qui produira, selon celui qui l'utilise, de bons résultats ou de moins bons. Si la Conscience* est plongée dans le Saint-Nom* ou dans le Faux-ego* les résultats, la production du mental seront différents. Le Satsang* et le Service*, comme le dharma* utilisent le mental, en ont besoin. Il faut le garder toujours sous le contrôle de l'âme* par la pratique.

 

Il y a un mental-inférieur [manas], siège des instincts, des fonctions réflexes, de la mémoire etc. Il y a un mental-supérieur [buddhi ou mahat], capable de réflexion, de se remettre en cause, de création, de compassion et de spiritualité. C'est ce mental qui médite: il est l'interface entre l'âme et le monde phénoménale que les indiens nomment Màyà.

-Musique [n.fém] Musique-intérieure, Nada: c'est une des manifestations du Saint-Nom* perceptible par le Marcheur* qui pratique la technique de méditation* dite de la Musique. Le nom de Musique a été donné à cette manifestation du Saint-Nom parce qu'elle est sonore et qu'il est possible de l'entendre, de l'écouter. Elle se manifeste en soi par des sons mélodieux qui varient en fonction de l'état de ''focalisation'' du méditant.

 

Certains la perçoivent comme des cloches qui carillonnent mélodieusement, d'autres comme un vent qui souffle et comme le bruit du ressac d'un océan sur la plage. D'autres entendent un peu de tout cela, suivant les jours ou les moments. Il est de coutume de dire que l'écoute de cette musique apporte la douceur et la dévotion* [Bhakti*].

 

Il est habituel de pratiquer cette technique en second, lors des Méditations profondes, juste après la technique du Saint-Nom et avant celle de la Lumière*. Il est possible aussi de pratiquer seule cette technique dans la journée quand le désir nous en prend.

 

-Nectar [n.m] Amrita: c'est la quatrième technique de méditation*. Elle ne se pratique qu'avec le Saint-Nom*, dans la journée quand on veut rester concentré. Elles est un rappel qu'il faut se tourner vers l'intérieur. Guru Nanak a mentionné le Nectar.

 

-Non-agir [n.m] : concept familier au zen, le non-agir est un état d'être en gardant sa conscience bien centrée, en paix. Il s'agit de faire au mieux ce que l'on a à faire sans s'attacher aux résultats de ses actes. Le pratiquant de la voie a une méthode, pour arriver au non-agir: il pratique la technique de Méditation dite du Saint-Nom, tout en faisant ce qu'il a à faire. Ainsi il fait sans s'attacher aux résultats de ses actes, dans le détachement.

 

-Non-être [n.m] : Le non-être est, paradoxalement, l'état où l'on est le plus ce que l'on est vraiment. Cet état se trouve dans la Méditation ''formelle'', celle que l'on pratique assis. Quand on médite et que l'on arrive à un état où les pensées passent sans que notre esprit ne s'y arrête, on est dans le non-être. On ressent un vide -la vacuité- que l'on sait être plein, plein de béatitude, de paix, de vérité.

 

-Obéissance [n.fem] : Porte reliant le cinquième cercle, mārga*, et le sixième cercle l'Observance* selon les préceptes des sept portes de l'âme*..

 

Les trois verrous en sont :

 

-Le Faux-ego.

-L'ego-spirituel.

-L'inconstance.

 

Les clés en sont :

 

-La soif.

-L'humilité.

-La volonté.

 

-Observance [n.fém] : désigne le fait d'observer l'Agya*. C'est aussi le sixième des sept cercles de l'âme. L’Observance est une vertu cardinale de la vie du pratiquant. Sans elle pas de Conscience* de la Grâce*, non pas que L'Un* nous donne sa Grâce en récompense : elle coule en nous constamment, mais seule l'Observance de l'Agya nous met dans l'état d'être où nous sommes capables de ressentir la Grâce, de la vivre et d'en profiter. La révélation* ne suffit pas, il faut pratiquer.

 

-Paix [n.fém] : non pas l'absence de guerre, mais le fait d'être dans l'instant-présent, complet et sans question.

 

-Plénitude [n.fém] : c'est le fait d'être plein, plein de sens, de raison, de paix, dans la béatitude*, l'accomplissement*.

 

-Postulant [n.m] : c'est un chercheur* qui a rencontré le Satsang* et désire en savoir plus.

 

-Prabhēda : le discernement. C'est la porte qui sépare le premier cercle, Astitva* [l'existence] du deuxième cercle, Khōja* [la recherche]. Cette porte est fermée par trois verrous:

 

-Gatihīnatā*, l'immobilité.

-Vicāra*, le raisonnement.

-Udāsīnatā*, l'indifférence.

 

Ces trois verrous s'ouvrent grâce aux trois clés que sont:

 

-Vikāsa, l'évolution de l'âme.

-Antarjñāna, l'intuition.

-Jijñāsā, la curiosité.

 

-Pratiquant, pratiquante : personne qui a reçu la Révélation* des quatre techniques de la voie et qui observe l'Agya*.

 

-Premie : Un des trois degrés de pratique, d'investissement sur la voie. 

 

Comme dans le christianisme, sur la voie il y a plusieurs degrés de pratique, par exemple, il y a les croyants, les pratiquants, les moines, les ermites et les saints. Chacun suivra son propre chemin dans la même foi.

 

Ce mot signifie "amoureux de Dieu". A ce stade le yogi vise de passer son existence sous le regard de Dieu. Son Amour* est plus important, à ses yeux, que sa propre personne.

 

-Réalisation [n.fém] : Le but de la pratique du yoga* de la voie est la Réalisation. Quand on est dans un état de Service* toute la journée, sans arrêt, du lever au coucher [mis à part les périodes de Méditation* formelle] on a atteint la Réalisation. Un éveillé* peut ne pas avoir réalisé la voie, comme un réalisé peut ne pas être éveillé. On peut être à la foi éveillé et réalisé. On ne peut se libérer qu'après avoir réalisé, c'est à dire avoir rendue la voie réelle dans son existence par l'Observance* de l'Agya*.

 

-Révélation [n.fém] ou Prataka : c'est le moment où l'Aspirant* devient Marcheur*. Il rencontre le guide qui lui révèle la Lumière* intérieure, en la lui montrant, puis qui lui donne les quatre techniques de méditation* : Saint-Nom*, Lumière*, Musique* et Nectar*. La révélation ne se fait que sur la demande expresse de l'Aspirant et uniquement après une période de préparation.

 

On ne peut observer l'Agya* qu'après avoir eu la Révélation. Seul le guide est habilité à donner la révélation. Il ne la propose jamais et ne la donne qu'à ceux qui la lui demandent et seulement après une période de préparation. La révélation s'apparente à la prāṇāhuti qui est:

 

''l'utilisation de l'énergie divine pour la transformation de l'homme par la pratique de la méditation et avec l'aide de la prāṇāhuti [au sens de transmission], les tendances du mental disparaissent et laissent place à la lumière...''   Wikipédia.

 

-Royaume [n.m] ou Satçitananda : est ‘’l’endroit’’ où l’âme* se fond quand elle a atteint le but de la vie: la libération* [sous-entendu du samsâra ou ''cycle des incarnations'']. En Inde cet endroit se nomme Satçitananda* c’est à dire la ''parfaite-conscience-de-la-béatitude*''.

 

C'est l'état de parfaite béatitude en toute Conscience*, quand l'âme est unie à L'Un*. Jésus parlait du Royaume. Nous venons du Royaume et y retournons. L'âme a gardé en mémoire cet état d'avant l'incarnation et en a la nostalgie. Parce que la Conscience* est trop identifiée au corps, au mental* et à l'ego* elle n'identifie pas cette nostalgie qui crée un état de manque chronique que l'homme cherche à combler par les plaisirs et l'acquisition des biens offerts par ce monde.

 

-Saint-Nom [n.m] ou Verbe, Satnam, Esprit-Saint, Te, Brahman, Purusha, Kewali Kumbhaka, àkàsha ou Shabda Brahman dans la littérature yogique classique :

 

-Désigne trois choses: 1/le principe transcendant -voir plus bas- 2/la sensation, ou feeling, que l'on ressent en ayant conscience de Lui 3/la technique de Méditation* permettant d'en prendre conscience qui est une des quatre techniques de Méditation enseignées au cours de la Révélation*. La technique du Saint-Nom se pratique de deux façons :

 

1/ Assis [façon zazen], en ne faisant rien d'autre, au début de chaque méditation* formelle.

 

2/ En action, tout en vaquant à ses occupations quotidiennes, c'est le Service*. Cette technique est invisible au regard et peut se pratiquer partout, même en pleine rue, sans que quiconque ne s'en rende compte.

 

-Désigne le principe transcendant qui réside en l'homme, comme en toutes choses vivantes, et qui est une émanation de ce que la voie nomme L'Un*. Le taoïsme dit Te et Tao. Le Tao est L'Un et le Te est le Saint-Nom.

 

On le désigne aussi par le mot Verbe. Certains lui donnent le nom de pràna même si cette acception est réductrice, aux yeux de la voie, à cause de l'affirmation que le pràna, est amené au corps par l'inspiration de l'air et que si le pràna est fait de Saint-Nom il n'est pas le Saint-Nom.

 

On peut lui donner le nom de Saint-Esprit, celui dont il est question dans le Nouveau-Testament. Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma [littéralement Souffle]. C'est pourquoi l'étude du Saint-Esprit est appelée la pneumologie

 

Par la Méditation sur le Saint-Nom, assise ou en action, on met notre vrai-soi; la Conscience, en Lui et cela nous fait ressentir ses caractéristiques, ses qualités intrinsèques que les mots: Amour*, paix, joie, sérénité peuvent qualifier  [même imparfaitement].

 

-Samadhi, extase : état de parfaite Conscience* de la béatitude*. Quand, au cours d'une Méditation*, notre Conscience se fond complètement dans l'objet intérieur de notre Méditation, on est en samadhi.

 

Dans le samadhi il n'y a plus ni espace ni temps ni pensée. La plupart du temps le samadhi survient lors d'une Méditation sur la Lumière-intérieure*. C'est après un tel samadhi que Gautama a connu l'éveil et qu'il est devenu Bouddha, éveillé.

 

On peut vivre toute une incarnation dans une vie spirituelle profonde et emplie de bhakti* sans connaître de samadhi et on peut avoir reçu la Révélation* et entrer en samadhi lors de notre première Méditation sur la Lumière.

 

Après un samadhi on est éveillé. Il n'y a pas d'éveil sans samadhi. Souvent le mot éveil ne désigne pas l'éveil du samadhi, celui que tous les maîtres* spirituels ont connus, les maîtres-éveillés. On peut enseigner la spiritualité*, comme les swamis, les professeurs sans être éveillé mais pour être un véritable guru*, qui enlève les ténèbres de la Conscience du disciple en lui apportant la Lumière de la Connaissance, il faut avoir connu le samadhi.

 

On peut connaître la Libération* sans être passé par le samadhi. Le samadhi est très rare, peut, très peu nombreux sont ceux qui l'on vécu. On peut avoir connu le samadhi et être un éveillé et ne pas enseigner, ne pas être guru. Enseigner demande d'autres qualités que l'éveil.

 

-Samsàra : ce mot signifie ''ensemble de ce qui circule''. Le Samsàra est le cycle des renaissances. L'âme* passe d'incarnation en incarnation à travers toutes les formes du vivant jusqu'à la forme humaine.

 

Une âme incarnée en être-humain ne peut régresser en animal. L'âme passe des formes de vie les moins évoluées aux plus évoluées mais le chemin inverse ne se peut pas. L'incarnation n'est pas une punition mais une Grâce* permettant à l'âme d' acquérir une Conscience* individuelle. Sans incarnation il n'est pas de Conscience individuelle possible. Lors de l'incarnation il est marié à l'âme un ego*.

 

C'est cet ego qui permet l'individuation de l'âme. En même temps que l'ego, il es adjoint à l'âme-incarnée, ou Témoin ou Conscience le libre-arbitre.

 

Le but du Samsàra est la préparation de l'âme à la Libération*, à son retour définitif à son ''milieu'' d'origine, Satçitananda* ou le Royaume*. Les réincarnations successives permettent à l'âme de se fondre en Satçitananda en toute Conscience. La Libération est comparable à un samadhi qui n'aurait pas de fin.

 

-Satisfaction [n.fém] : état de paix* induit par l'assouvissement* de besoins* et de désirs*. La satisfaction des besoins dure autant que ces besoins sont satisfaits. La satisfaction des désirs ne dure pas, les désirs se succèdent les uns aux autres rapidement et leur satisfaction engendre la frustration et la souffrance. La vraie satisfaction vient quand l'âme* retrouve sont état originel dans la Méditation*, par exemple.

 

-Satsang : littéralement ''compagnie-de-la-vérité'' c'est un des trois pieds de l'Agya* fondamental de la voie, avec le Service* et la Méditation*. C'est aussi la porte entre Khōja [deuxième des sept portes de l'âme ou la recherche] et Sunanà [troisième cercle ou le Postulant , l'écoutant ]

 

La porte du Satsang est fermée par trois verrous que sont:

 

-Dūrī, l'éloignement.[de la Vérité]

-Abhimāna, l'orgueil.

-Jhūṭhā, l'artifice.

 

Ces verrous s'ouvrent avec les trois clés suivantes:

 

-Nikaṭa, la proximité.

-Namratā, la modestie.

-Saccā'ī, la sincérité.

 

Le Satsang est une sorte de monologue parlé et/ou écrit, inspiré directement du Saint-Nom*. Pour donner Satsang il est absolument nécessaire de méditer avant. Pas nécessairement longtemps mais au moins jusqu'à ce que le feeling du Saint-Nom, cette sorte de ''sourire-intérieur'' soit à notre Conscience*.

 

Le Satsang est toujours improvisé, ce n'est pas un exposé réfléchi. Une page du blog est consacrée au Satsang.

 

-Satçitananda : parfaite Conscience* de la Béatitude* ou Royaume*, selon le terminologie utilisée par le Christ dans l'évangile de Thomas.

 

-Service [n.m] : c'est la pratique de l'Agya* qui correspond à la Méditation*-active, au non-agir des taoïstes zen et dont il est question dans la Bhagavad-Gîtâ. Cette pratique consiste à pratiquer la technique du Saint-Nom* tout au long de la journée, en faisant tout ce que l'on doit faire. C'est dans le Service que l'on rencontre la Grâce*. Le but de la voie n'est pas l'éveil* mais la Réalisation* et la Réalisation se fait dans le Service.

 

-Souffrance [n.fém] : douleur physique et mentale* plus ou moins supportable. Les douleurs mentales sont parfois dues à la frustration égotique, au souvenir confus de la Paix*-intérieure que l'âme* a gardée quand elle ne la retrouve plus dans son incarnation, au quotidien. la confusion*, la dualité*, les désirs* et l'attachement* induisent de la souffrance.

 

-Spiritualité [n fém] : La spiritualité est ce qui concerne l'esprit ou âme*. L'origine latine du mot esprit est spiritus qui lui même est dérivé de Spirare, c'est à dire souffler ou souffle. Cette racine a donné également les mots inspirer et expirer. Spiritus est la traduction du Grec pneuma.

 

-Sunanā : le Postulant ou l'écoutant. Troisième des sept cercles de l'âme. C'est une période de la vie d'un chercheur après qu'il ait reçu son premier Satsang et qu'il demande à en entendre encore.

 

-Témoin [n.m] : voir âme

 

-Un, L'Un [n.m] : Dieu, Brahmà, Tao.

 

-Unité [n.fém] : voir yoga*

 

-Vacuité [n. fém] : Ce mot signifie ''vide''. Chaque ''courant-spirituel'' a son acception de la vacuité, comme les bouddhistes, par exemple. Pour la voie, la vacuité est l'état de non-pensée, voir les explications de ce dico à propos des mots Satçitanand* et béatitude*.

 

-Verbe [n.m] : voir Saint-Nom*

 

-Vérité [n. fém] : qui est vrai pour tous, au delà des vérités individuelles. Par exemple la vie, animant toutes choses, fait partie de la Vérité.

 

-Voie [n.fém] ou yoga-originel ou voie de la liberté : c'est l'Observance* de l'Agya*. Elle serait à l'origine du yoga. Elle existerait depuis plus de 8000 ans et aurait vue le jour sur les bords de l'Indus, dans la civilisation harrapéenne.

 

-yoga : Mot signifiant ''union'' depuis le saṃnyāsin Adi Shankara à partir du huitième siècle de notre ère. Avant cette époque, et eu temps de la rédaction du Yogasûtra, le mot yoga signifiait Libération, liberté.

 

Le yoga désigne un état, celui d'être uni, c'est à dire de n'être plus dans la dualité. On dit que c'est l'âme* qui s'unit à Dieu on peut aussi considérer que c'est la Conscience* qui se rassemble, se réunit. La Conscience est dispersée à cause des sens et de l'oubli de sa nature profonde. Quand cette Conscience se réunit, se rassemble autour de son ''noyau'', il y a yoga: union.

 

Par extension on a désigné les disciplines qui se proposent de permettre d'atteindre cet état par ce même nom, souvent en lui joignant un préfixe selon le type de disciple: bhakti-yoga, jnana-yoga, raja-yoga etc.

 

 

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