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Il y a les concepts et la pratique. Les concepts peuvent être bons, ils peuvent être justes, ça n'en fait pas, pour autant, une pratique. Les concepts ont besoins, pour s'habiller, d'avoir des connaissances apprises et des mots, assemblés en phrases. Une pratique n'a pas besoin de théories ni de mots, de phrases.

Satsang de sri hans Yoganand ji à propos de la spiritualité, qui est une pratique.
La spiritualité est, avant tout, une pratique, pas une théorie de livres, même sacrés !

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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En spiritualité, on parle facilement de ténèbres et de lumière, de yin et de yang, d'extérieur et d'intérieur, de la dualité et de l'Unité, on peut aussi parler d'ignorance (ou nescience, selon le « yogasûtra ») et de connaissance (non-apprise ou « vijnana »), de vérité-universelle et de son contraire. Le contraire de la vérité, dont je parle, n'est pas le mensonge. Le mensonge est le contraire des vérités habituelles, celles qui ne sont pas des mensonges, comme à-propos des faits-divers, des affaires financières, de politique, des chemtrails, des vaccins, des fakes-news, etc. Mais la vérité-universelle n'a pas de contraire, juste on connaît ou pas cette vérité.

 

 

 

Connaître la vérité

 

 

 

Certains, quand je dis connaître la vérité-universelle, se moquent de moi et me disent : « Personne ne détient la vérité » et ils ont raison, mais je n'ai jamais dit détenir la vérité-universelle, j'ai juste dit la connaître ! Personne ne détient la vérité-universelle, c'est l'inverse : c'est elle qui détient tout, « She's got the whole world in his hands », comme dit la chanson. Je dois, modestement, dire que si je connais la vérité, c'est parce que quelqu'un, qui la connaissait, me l'a montrée.

 

 

Cette personne, qui me l'a montrée, la connaissait parce que quelqu'un la lui avait montrée, et c'est comme ça depuis des temps immémoriaux. Dans le yogasûtra, il est dit, au livre premier, aphorisme un : « Atha yogànusàsanam. » Ou, si vous ne lisez pas le sanskrit : « Maintenant la voie de la Libération va vous être enseignée dans la continuité d'une transmission ininterrompue. ».

 

 

Certains traduisent « la voie de la Libération » par « le yoga », mais le mot « yoga », dans « yogànusàsanam » ne signifie pas « yoga » ! Quand le yogasûtra a été composé, le mot « yoga », signifiait « liberté », « libération » ou « repos », ce n'est que bien plus tard, plus de six cents ans plus tard, que le mot « yoga » a voulu dire : « unité », « union » et ceci à cause d'un moine errant nommé : « Adi Shankara ».

 

 

 

Spirituel

 

 

 

Quand on parle de quelqu'un engagé dans une démarche relevant de la spiritualité, on a tendance à penser que ce quelqu'un est doué d'empathie, c'est-à-dire souffrant de la souffrance des autres... bon, je le note. Une personne spirituelle aime tout le monde sans discrimination... encore un point que je note. J'aurais quand même tendance à dire que si on aime tout le monde, on n'aime personne. Si on n'aime pas ses proches, parents, enfants, amis plus que des gens qu'on ne connaît pas, cet amour-universel n'est pas de l'amour, mais une posture de principe. Pourquoi une telle posture ? Parce qu'elle serait dans le « règlement » du « guerrier de lumière » !

 

 

Souffrir parce que d'autres souffrent fait partie aussi de la panoplie, mais quand est-il du détachement ? On devrait se détacher de tout, sauf de la souffrance d'autrui ou le détachement ne serait pas une vertu spirituelle ? Certains parlent d'équanimité, mais devrait-on être d'humeur égale dans la souffrance de la souffrance d'autrui ? En spiritualité, comme en tout, il y a la théorie et la pratique. Les postulats, les a priori ne sont pas de bons guides sur le chemin de la vérité. Peut-être que l'empathie ne serait pas une vertu spirituelle. Effectivement, l'empathie n'est pas une vertu spirituelle. D'ailleurs, on ne la trouve pas, comme recommandation, dans la Bhagavad-Gîtâ, dans le Tao-Te-King, dans les Upanishad, dans le Ramayana, le Yogasûtra, le Bhaktimàrga, etc.

 

 

 

Vertus spirituelles

ou humaines

 

 

 

On trouve, comme vertus spirituelles, le détachement, la simplicité, la constance, l'humilité, la dévotion, mais pas l'empathie, pas plus que l'amour-universel. Ces vertus sont humaines, religieuses parfois, surtout chrétiennes, à cause des rajouts que les religieux ont faits aux paroles de Jésus, relatées dans le nouveau-testament, mais spirituelles, non. Une religion n'est pas une spiritualité. Il y a des gens spirituels, au sein des religions, mais s'ils sont spirituels, ces gens, ce n'est pas grâce à la religion, mais à leur nature propre... Certains diraient que leur nature essentielle est sattvique (un des trois gunas).

 

 

Certaines personnes sont plus ou moins sensibles, plus ou moins sociales, fraternelles, solidaires, patientes, calmes, sereines ou colériques, impatientes, asociales, tout ça n'a rien à voir avec la spiritualité. La spiritualité, c'est une pratique. En Inde, on utilise un mot sanskrit (langue morte indienne), « sadhana », qui signifie « ce qu'il faut faire », pour parler d'une spiritualité, de sa pratique. Celui qui observe la sadhana est spirituel. Les qualités humaines n'ont rien à voir avec la pratique. Pour méditer, il n'est pas besoin d'être gentil, généreux, il suffit d'avoir les bonnes techniques et de les pratiquer de la bonne façon.

 

 

Être généreux, gentil, solidaire ne gêne pas la pratique, ceci dit. On ne réalise pas le but de la vie, le but premier, pas le but que vous vous êtes fixé dans la vie, en étant gentil et en luttant contre la pauvreté, la violence, l'injustice ! On réalise le but de la vie en observant la sadhana d'une voie authentique. La générosité, l'empathie, la gentillesse, la solidarité sont des autres choses, que l'on peut pratiquer si notre penchant est celui-là.

 

 

Il y a les concepts et la pratique. Les concepts peuvent être bons, ils peuvent être justes, ça n'en fait pas, pour autant, une pratique. Les concepts ont besoins, pour s'habiller, d'avoir des connaissances apprises et des mots, assemblés en phrases. Une pratique n'a pas besoin de théories ni de mots, de phrases.

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #concepts, #pratique, #spiritualité, #yoga, #méditation, #lavoie, #bonheur

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