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Du point de vue spirituel, c'est quoi « être meilleur » ? Avoir les sept chakras ouverts à cent pour-cent ? Lire les annales akashiques ? Voyager dans l'astral ? Mettre ses deux pieds derrière ses oreilles ? Être éveillé ? Mais ça veut dire quoi, « être éveillé » ? Chacun a son avis sur la question

 

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En spiritualité, la démarche de chercher à devenir meilleur est une erreur. Le but spirituel, ou pour le dire autrement ; le but premier, la raison d'être de l'existence, de l'incarnation n'est pas de devenir meilleur... Meilleur que qui ? Meilleur que quoi ? Cette idée, de devenir meilleur est étrange. Qui serait le modèle ? Jésus ? Bouddha ? Existe-t-il un livre qui nous explique, par le menu, tout ce qu'il faudrait faire pour devenir meilleur ? Et puis à quoi ça servirait de devenir meilleur ? Dans une société humaine non-religieuse, on peut devenir un meilleur vendeur, un meilleur coureur, un meilleur papa ou une meilleure maman, un meilleur citoyen, conducteur mais, pour être une meilleure personne, que faut-il faire ? Voter à gauche ? Donner aux pauvres ? Diminuer son empreinte carbone ? Être végan ?

 

 

Devenir meilleur

 

 

Du point de vue spirituel, c'est quoi « être meilleur » ? Avoir les sept chakras ouverts à cent pour-cent ? Lire les annales akashiques ? Voyager dans l'astral ? Mettre ses deux pieds derrière ses oreilles ? Être éveillé ? Mais ça veut dire quoi, « être éveillé » ? Chacun a son avis sur la question, et beaucoup de ceux qui ont un avis sur la question considèrent qu'ils sont éveillés, mais, en fait, ils ne le sont pas et, quand on n'est pas éveillé, comment peut-on savoir ce qu'est l'éveil ? Je parle de celui qui fait les bouddha (mot signifiant éveillé).

 

Si vous êtes engagé dans une démarche spirituelle et que votre but est de devenir meilleur, voir d'atteindre la perfection, eh bien vous vous trompez : le but de la spiritualité n'est pas de devenir meilleur et puis, atteindre la perfection, de quelle perfection parle-t-on ? De la nôtre ou de celle de Dieu ? Parce qu'atteindre la perfection de Dieu, c'est la Libération (des chaînes du cycle des incarnations), c'est alors le but de la spiritualité, mais la Libération ne s'atteint qu'au moment de la mort, ou désincarnation, si on ne se réincarne pas et que notre conscience reste à jamais consciente de la béatitude de l'Unité.

 

Devenir, de son vivant, une meilleure personne, quel que soit le contenu que vous mettez dans cette expression, est un but honorable, d'un point de vue humain, mais ce n'est pas le propos de l'existence. Le but, le propos de l'existence n'empêche pas de chercher à atteindre d'autres buts concomitamment (en même temps !). On peut très bien aller sur une voie spirituelle, vers l'accomplissement, la Réalisation, la Libération et apprendre à jouer du piano parfaitement, voir de se produire sur scène. On peut aussi chercher à devenir le meilleur joueur d'échecs du monde, pourquoi pas ? Le but de la vie n'empêche pas de tendre vers d'autres buts, plus humains, plus triviaux, plus terre-à-terre. L'existence ne sert pas seulement à œuvrer en vue de la Libération, elle sert aussi à être vécue.

 

Ceux qui, en spiritualité, cherchent à être meilleurs ne savent-ils pas qu'ils sont, profondément, essentiellement, l'âme ? Et qu'on ne peut pas améliorer l'âme ? On peut améliorer le mental, ses connaissances, le corps, son comportement, pourquoi pas ? Mais améliorer son âme est impossible ; elle est déjà parfaite. Par contre, ce que l'on peut améliorer, c'est la conscience que nous avons d'être l'âme, plutôt que nos pensées, nos émotions, nos souvenirs, nos connaissances-apprises, notre corps et notre utilité sociale.

 

 

Améliorer son Observance

 

 

Quand on est engagé sur une voie spirituelle, ce que l'on peut améliorer, c'est notre observance de sa sadhana. On peut devenir un meilleur pratiquant, oui, chaque jour, on peut faire en sorte d'être plus attentif aux prescriptions du maître spirituel, qui enseigne les principes de cette voie. Une voie spirituelle authentique a toujours un maître-vivant. Tous les apprentis, de tous les corps de métiers, savent qu'ils ont besoin d'un maître. Il ne viendrait à l'esprit de personne d'apprendre l’ébénisterie d'art avec des tutos sur « You Tube » ! Ou la grande cuisine, ou la plomberie, la serrurerie, etc. La spiritualité-authentique, c'est pareil ; ça demande un maître.

 

Parfois, on dit d'une personne qu'elle a une « belle âme ». Quand on dit ça, c'est comme si on disait que cette personne avait un bon cœur. Quand on parle de cœur, dans ce cas-là, on ne parle pas de l'organe qui pompe le sang, et le fait circuler dans le corps, mais on parle de quoi ? Est-ce que le cœur, c'est l'âme ? Non, le cœur, c'est le mental, la personnalité, la sensibilité affective, intellectuelle de la personne.

 

Krishna, dans la Bhagavad-Gîtâ (un livre sacré des Indes), parle du mental et de l'intelligence*, comme de deux choses distinctes. L'intelligence, pour Krishna, c'est la partie du mental qui est compatible avec la spiritualité, une sorte d'interface entre l'âme et la pensée. Au début de la méditation (dhàrana), c'est l'intelligence qui pratique, ce n'est que dans dhyana que la conscience (ou âme), émerge en tant que « personnage principal » ! Quand on dit d'une personne qu'elle a une belle âme on dit, en fait, que cette personne est une belle personne, qu'elle a une belle sensibilité, de bons sentiments. Aucune âme n'est moche ni mauvaise.

* " La conscience pure de l'être est voilée par son ennemi éternel, la concupiscence, insatiable et brûlante comme le feu. C'est dans les sens, le mental et l'intelligence qu'elle se loge, cette concupiscence qui égare l'être en étouffant son savoir-véritable. " (Bhagavad-Gîtâ 2:40 ou "Le chant de l'éveillé", extrait de 2.9)

 

 

Le bien et le mal

 

 

Cette histoire du bien et du mal est une notion difficile à comprendre. Il y a des choses qui sont mal, parce qu’elles sont interdites par la morale et/ou par les lois, mais il n'y a pas de bien et de mal, dans le sens religieux. Le bien existe, mais il n'y a que lui, dans l'univers spirituel infini (le Tout). Je sais que le meurtre existe, et l'injustice, la cruauté et toutes ces sortes de choses, mais il ne s'agit pas du mal personnifié, du diable. Le mal est comparé aux ténèbres, souvent, mais les ténèbres, qu'est-ce que c'est ? Les ténèbres sont l'absence de lumière. On ne peut pas dire que la lumière soit l'absence des ténèbres.

 

Le bien, chez l'Homme, c'est la conscience de l'harmonie du Tout (On dit, sur La Voie : la conscience du Saint-Nom), tandis que le mal, chez l'homme, c'est l'absence de la conscience de l'harmonie du Tout. Quand l'Homme n'a pas conscience du bien, la nature ayant horreur du vide, le trou, ainsi formé, se rempli de vanité, d'ignorance (ou nescience), de ténèbres, alors les actes d'un Homme sans conscience, ou dont la conscience est dévoyée, perdue, ces actes, donc, sont mauvais : meurtre, viol, violence illégitime, spoliation, injustice, etc. Le mal, ce sont les actes mauvais, qui résultent d'une conscience mal-placée (ou mauvaise-conscience).

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #bien, #mal, #spiritualité, #but, #bonheur, #méditation, #lavoie

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