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Pour beaucoup de gens, la routine est synonyme de mort. Un ensemble de choses, comme l'aventure, les rencontres, les voyages, les aléas de l'existence, l'imprévu, une activité intense et variée, c'est la vie et beaucoup de gens aspirent à ce genre de vie. Sur la « toile », on parle de la routine comme de la mort

 

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Pour beaucoup de gens, la routine est synonyme de mort. Un ensemble de choses, comme l'aventure, les rencontres, les voyages, les aléas de l'existence, l'imprévu, une activité intense et variée, c'est la vie et beaucoup de gens aspirent à ce genre de vie. Sur la « toile », on parle de la routine comme de la mort, comme le montre cette citation anonyme : « Accepter la routine, c'est accepter de mourir à petit feu ». Un écrivain, Paulo Coelho, dit, à propos de la routine : « Exceptés quelques cas pathologiques graves, les gens deviennent fous quand ils essaient d'échapper à la routine. ». Môrad Zguiouar aurait dit : « Mieux vaut une aventure qui casse qu'une routine qui trépasse. ». Mais on meurt tous à petit feu, qu'on l'accepte ou non... Que veulent donc ceux qui honnissent la routine ? Mourir dans un grand feu, d'un coup, brutalement ?

 

Ce n'est pas la routine qui est mortelle, c'est la nescience, c'est-à-dire la non-connaissance de l'essence, de son Saint-Nom, l'inconscience, la confusion, la vanité, les concepts, l'aveuglement, la course aux plaisirs, l'absence de maîtrise de son mental et de ses sens. La vie nous anime, c'est une évidence et où peut-on trouver cette vie ? Dans des pays étrangers ? Chez des gens que l'on n'a pas encore rencontrés, dans des activités inhabituelles ? Non, on trouve cette vie, qui nous anime, à l'intérieur de soi. C'est en soi qu'il nous faut la chercher, avec quelque chance de la trouver.

 

Si on met toute son énergie à se distraire, à découvrir le monde, les gens, à vivre des aventures, on s'éloigne de l'intérieur, on s'éloigne de la conscience de sa vie. Je ne veux pas dire que de vivre intensément son existence humaine, ce soit mauvais, inutile et contre-productif, je veux simplement dire que l'aventure ne devrait pas nous empêcher de chercher, puis de trouver, la source de la vie, à l'intérieur de nous et puis de s'y référer régulièrement.

 

 

Vivre pleinement

 

 

Pour vivre pleinement, il faut avoir pleinement conscience de la vie et pour ça, la routine ne gêne pas, bien au contraire : Les gens portés à la spiritualité, au mysticisme, au recueillement, à la prière, à l'intériorité aiment la routine, voyez les moines et les moniales, qu'ils soient catholiques, orthodoxes ou bouddhistes, comme leurs existences sont bien réglées... Je sais que pour beaucoup de gens, s'en aller vivre dans un monastère, c'est mourir un peu, mais quand on fréquente les moines et les moniales, que l'on parle avec eux, on se dit qu'ils sont heureux, que leurs yeux brillent et que leurs sourires éclairent leurs visages.

 

La source de notre vie coule en nous et quand on connaît une méthode pour aller y boire, on vit pleinement et qu'importent les aventures et l'ennui ! La Voie est une méthodologie, une sadhana qui a pour propos de nous permettre la fréquentation régulière de cette source. Les quatre piliers de l'agya (qui font la spiritualité ou sadhana de La Voie), servent à nous permettre de se focaliser sur un point précis, du lever au coucher, quelles que soient nos activités. C'est le but, et je vois bien que ce n'est pas aussi évident pour beaucoup. Un but, comme le but de la vie, ne s'atteint pas forcément facilement ni vite ! Si c'était facile ça se saurait. En fait, la pratique de La Voie, l'Observance de sa sadhana est vraiment très simple... Ce qui est compliqué, c'est d'être simple, quand on n'est pas simple.

 

Dans tout ce qui fait la sadhana de La Voie, ses quatre piliers, je veux mettre en avant surtout une chose : la technique du Saint-Nom. Comme son nom l'indique, la technique du Saint-Nom est une technique, une technique de méditation et cette technique peut se pratiquer assis, très concentré, c'est alors la « méditation » (un des quatre piliers de l'agya) et elle peut aussi se pratiquer tout au long de la journée, les yeux ouverts, tout en vaquant à ses occupations habituelles, c'est alors le « service », un autre des quatre piliers.

 

 

Le bon et le mauvais

 

 

Quand on dit que la routine, c'est l'ennui, c'est mauvais, et que la frénésie gourmande d'action et de changements, c'est la vie, c'est bon, c'est vite dit ! Mais quand on cherche à connaître, puis à fréquenter régulièrement la paix, qu'il y a en son dedans, la notion de bon et de mauvais change : ce qui est bon, c'est ce qui favorise la pratique, donc la conscience du Saint-Nom, et ce qui est mauvais, c'est le contraire, ce qui est défavorable à l’intériorisation. Devinez dans quelle catégorie se range la routine ? Dans ce qui favorise l'intériorisation ou dans ce qui la défavorise ?

 

Si la routine se rangeait dans ce qui favorise la connexion, avec la source de vie, qui coule en nous, alors on ne pourrait pas dire que la routine, c'est la mort... Enfin, si, on pourrait le dire, mais ce ne serait pas vrai ! En fait, c'est banal de le dire et la façon que l'on a de considérer les choses, dépend quand même beaucoup de ce que l'on cherche : si on cherche la jouissance des sens, les plaisirs, alors l'intériorité, la source de la vie nous importent peu, voire pas du tout, on préfère ses fruits, mais si la spiritualité profonde, donner un sens à sa vie nous importe, la source-intérieure compte beaucoup.

 

Croyez-vous que le but, le propos de votre vie, c'est de profiter de vos sens et des plaisirs qu'ils peuvent vous procurer ? Le plaisir des sens n'est pas mauvais, ce qui est mauvais, c'est d'en faire l'Alpha et l'Oméga de la vie. Jésus disait : « Préoccupe-toi en premier du Royaume, et tout le reste te sera donné de surcroît ». (Matthieu 6:33). Dans tout le reste il y a aussi le plaisir des sens. Mais ce Royaume ? C'est quoi ? Le paradis pour après la mort ? Non, ce Royaume, c'est l'état de parfaite conscience de cette source-intérieure.

 

Jésus l'a dit aussi, que ce Royaume était à l'intérieur de nous : « Si ceux qui vous guident vous disent : voici, le Royaume est dans le ciel, alors les oiseaux du ciel vous devanceront. S'ils vous disent qu'il est dans la mer, alors les poissons vous devanceront. Mais le Royaume, il est le dedans et il est le dehors de vous ». Bon, là Jésus dit aussi qu'il est au-dehors, mais où est-il le plus proche ? En dedans !

 

 

Vivre pleinement

 

 

Quand j'étais jeune, je ne pensais pas à la retraite. Plus j'étais jeune et moins je pensais à la retraite et puis, aujourd'hui, je suis à la retraite et je n'ai pas vu le temps passer ! C'est la même chose pour la spiritualité... Plus on est jeune et moins on y pense et puis le jour où la perspective de la mort se fait plus réaliste, on commence à s'intéresser à la spiritualité. En fait, c'est surtout la religion qui gagne des émules, avec l'âge, et la spiritualité n'est pas la religion. Mais pourquoi ne pas s'intéresser à la spiritualité avant d'être vieux ? J'ai été initié en Inde, à l'âge de 19 ans, en 1975, alors je ne suis pas représentatif de la majorité des gens, surtout des Français qui sont les gens les plus septiques et méfiants du monde, en termes de spiritualité, toujours prêts à crier au gourou !

 

À ces gens, je dis : on n'écrit pas gourou mais guru ! Je dis aussi qu'un guru, en Inde, n'est que très rarement un mégalomane escroc, obsédé sexuel, qui abuse de ses disciples. Un guru est un enseignant qui chasse les ténèbres de l'ignorance en dévoilant la lumière de la connaissance. C'est ce que signifie le mot « guru ». Ce que je sais, en ayant été initié à l'âge de 19 ans, c'est que l'existence, avec la conscience au bon endroit et à la bonne profondeur, a une dimension, une couleur, un parfum et un goût indescriptible, surtout que c'est comme ça qu'il a été prévu que nous la vivions et il n'est pas nécessaire d'attendre sa retraite pour vivre vraiment. La routine, l'habitude, la pondération sont des gages de profondeur, pour la conscience de l'âme et l'âme, c'est nous.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #routine, #mort, #aventures, #spiritualité, #méditation, #bonheur, #lavoie

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