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La Voie, est vraiment paradoxale, prenez le service par exemple (un des quatre piliers) : pour dire service autrement, on peut dire « non-agir ». Le non-agir semble être un paradoxe, faire les choses sans s'impliquer, « karmiquement », dans l'action ! Faire les choses du mieux possible, sans s'attacher aux fruits de ses actes !

 

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Être un débutant

 

 

La Voie, est vraiment paradoxale, prenez le service, par exemple (un des quatre piliers) : pour dire service autrement, on peut dire « non-agir ». Le non-agir (voir Lao-Tseu), semble être un paradoxe, faire les choses sans s'impliquer, « karmiquement », dans l'action ! Faire les choses du mieux possible, sans s'attacher aux fruits de ses actes ! Il y a d'autres choses, sur La Voie, de paradoxal, comme le fait d'être toujours un débutant, même après des dizaines d'années de pratique. On est toujours un débutant. À chaque inspiration, on débute.

 

Chaque matin, on est un débutant, parce que chaque jour est nouveau, parce que l'on n'a jamais vécu cette journée qui débute. On peut dire que tous les jours se ressemblent, mais c'est être peu attentif, à ce qui se passe chaque jour, que de dire ça ! Même si notre emploi du temps est souvent répétitif, notre vécu diffère toujours. Pour un disciple, initié à La Voie, il y a chaque jour les quatre piliers à observer et trois d'entre eux, à pratiquer. Les piliers, les pratiques ne changent pas, mais vous, votre état de conscience, changez.

 

À chaque méditation, vous débutez, ce qui n'empêche pas que vous fassiez des progrès. On n'est pas la même personne après cinq ans de pratique, qu'après trois mois ! Pourtant, vous continuez d'être un débutant. C'est paradoxal, non ? Comment est-ce possible ? Quand vous débutez le CP, vous débutez aussi le CE1, le moment venu, puis le CE2, l'année d'après et ainsi de suite jusqu'au bac. Il y a des étapes et à chaque nouvelle étape, vous êtes un débutant.

 

C'est ainsi, avec La Voie, chaque instant est un nouvel instant et si vous n'êtes pas un débutant à chaque instant, vous n'arriverez pas à vous accorder avec l'instant et comment voulez-vous vivre l’harmonie si vous n'êtes pas accordé, si vous êtes en décalage avec l'instant ? N'importe quel musicien vous le dira. L'expérience de Dieu, de sa Grâce est celle de son harmonie. L'harmonie est l'équation à l'origine de toutes choses. Dites-moi une chose, dans la création, qui ne soit pas harmonieuse.

 

 

Les pauses Saint-Nom

 

 

À chaque fois que vous ressentez une émotion, qui n'est pas en phase avec l'harmonie, de l'impatience, de la frustration égotique, de la jalousie, de la colère, du ressentiment, de l'incompréhension, asseyez-vous, fermez les yeux et pratiquez le Saint-Nom plus profondément, jusqu’à ce que le feeling négatif s'estompe, puis disparaisse ; faites une « pause Saint-Nom » ! Les pauses Saint-Nom sont là pour ça. Je le sais, qu'on n'a pas envie de méditer sur le Saint-Nom, quand on est con, et c'est bien dommage. La réalisation, but de la pratique, vient quand vous maîtrisez le mental (la samyama du Yogasûtra) et que vous pouvez « faire le Saint-Nom », quand vous en avez besoin.

 

Être toujours un débutant, c'est un des secrets de La Voie, de sa réalisation et en plus, c'est comme les antioxydants ; ça fait rester jeune ! Se croire arrivé, c'est se tromper. Le domaine de la conscience, de la spiritualité est infini, alors ? Comment être arrivé, quand le chemin n'a pas de fin ? Se tromper, sur le chemin de la vérité, c'est perdre la vérité.

 

Profitez de la vie, tant qu'elle dure. Un autre paradoxe qu'il y a, sur La Voie, c'est de ne rien en attendre et d'accepter ce qu'elle nous donne. Plus vous pratiquez, plus vous réalisez et moins les paradoxes, apparents de La Voie, vous semblent paradoxaux. Vous comprenez les subtilités spirituelles. Un paradoxe est souvent le résultat d'une incompréhension.

 

 

L'éveil

 

 

Pratiquez la technique du Saint-Nom (et du nectar, quand c'est possible) et vous comprendrez, petit à petit, ce qu'il y a à comprendre. Vous n'aurez jamais tout compris, sauf dans le nirvikalpa-samadhi, mais cette extase est rare, ne comptez pas trop dessus. On peut très bien réaliser La Voie, le but de la vie et ne jamais être passé par la case samadhi, éveil.

 

Certains croient que l'éveil est le but de la spiritualité, d'autres croient qu'ils sont éveillés, parce qu'ils se sont réveillés... Mais de sortir un peu du rêve de l'illusion et d'avoir soif, faim de vérité ne veut pas dire qu'on a atteint l'éveil, que l'on est un éveillé, comme un bouddha. Le mot bouddha signifie « éveillé ».

 

Quand vous vous réveillez, aux choses subtiles de la spiritualité, c'est bien, vous pouvez enfin commencer le chemin de la réalisation, mais si vous croyez être éveillé, être arrivé, vous ne vous mettrez pas à marcher. L'éveil n'est pas le but de la vie. Le but de la vie, c'est la libération des chaînes du samsara (le cycle des incarnations). On peut atteindre la libération, sans avoir connu l'éveil ! L'éveil vient par « accident », sans qu'on y soit pour grand-chose.

 

 

Le détachement

 

 

Certains, en spiritualité, cherchent le détachement et c'est une erreur, car il existe un vrai détachement et il existe un faux détachement. Par exemple, jeter à la poubelle des objets auxquels on tient, ce n'est pas se détacher. Être détaché, c'est avoir ces objets, s'en servir et qu'ils ne soient pas maîtres de nous. Comment voulez-vous faire la différence entre le vrai détachement et le faux ? Ce qu'il s'agit de faire, c'est de s'attacher à ce qui vous libère de l'attachement... Paradoxale ? Non, quand on sait comment faire, et qu'on a l'habitude de le faire, on trouve ça logique. Ce qui libère, c'est la conscience du Saint-Nom, aussi, s'attacher à le pratiquer, c'est se libérer de l'attachement.

 

Quand vous êtes amoureux d'une personne et que cet amour ne vous empêche pas de pratiquer, alors cet attachement n'est pas un mauvais attachement. C'est difficile de savoir ce qui est bon pour nous, spirituellement, de faire la différence entre ce qui est bon et ce qui ne l'est pas. Comment faire ? Je vais vous donner un truc, je m'adresse surtout à ceux qui ont reçu la Révélation et qui pratiquent « La Voie » (la sadhana) : si quelque chose favorise la pratique du Saint-Nom, ou ne la gêne pas, alors c'est que c'est bon. A contrario, si quelque chose gêne la pratique du Saint-Nom, alors c'est que ce n'est pas bon. Si vous avez le choix, ne faites plus cette chose.

 

Il y a un détachement artificiel, de façade, où l'on jette les objets du désir, de l'attachement, croyant ainsi faire disparaître l'attachement, alors que ce n'est que l'objet qui a disparu et il y a le vrai détachement, qui ne se réfère pas aux objets du désir, qui est l'attachement à ce qui nous libère ; le Saint-Nom, la pratique de la technique. Avec le vrai détachement, il n'y a plus d'enjeu, de pression et c'est alors que nous réussissons. Vous aviez remarqué que, lorsqu'il y a un enjeu, une pression, on perdait une part, plus ou moins grande, de nos moyens ? Pour garder le contrôle de notre mental, de ses émotions (samyama), il est bon d'être en possession de tous ses moyens !

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #spiritualité, #paradoxe, #détachement, #bonheur, #méditation, #lavoie

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