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Il y a une différence entre un désir et un besoin. On n'a pas le désir de manger, de boire, de dormir, de respirer ; ce sont des besoins. On peut avoir le désir de manger du homard, des frites, des bonbons. On peut avoir le désir de boire du vin de Bordeaux, château Margaux, millésime 1989. On peut avoir le désir de passer une nuit dans un palace. On peut avoir le désir de respirer l'air de Bali.

 

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Il y a une différence entre un désir et un besoin. On n'a pas le désir de manger, de boire, de dormir, de respirer ; ce sont des besoins. On peut avoir le désir de manger du homard, des frites, des bonbons. On peut avoir le désir de boire du vin de Bordeaux, château Margaux, millésime 1989. On peut avoir le désir de passer une nuit dans un palace. On peut avoir le désir de respirer l'air de Bali.

 

Satisfaire ses désirs procure un plaisir agréable, mais qui ne dure pas ; aussitôt le vin terminé, le plaisir disparaît ! Le petit bonheur que donne l'assouvissement du désir ne dure que le temps que prend cet assouvissement. On ne peut pas bâtir un bonheur durable avec, comme fondation, l'assouvissement du désir.

 

Un exemple frappant de cette réalité, c'est le sexe ; un dicton ancien dit : «Omne animal triste post coïtum... ''Après l'amour, l'animal est triste'' » (Galien de Pergame 129-201). Galien de Pergame était un médecin de l'antiquité et les médecins d'aujourd'hui appellent ce phénomène la « Disphorie post-coïtale ». Si le coït n'a pas été principalement motivé par le désir, mais par les sentiments, le besoin de tendresse et de partage, après l'amour (ou orgasme), l'animal n'est pas triste, mais plein de reconnaissance, d'affection et de complicité mammifère.

 

 

Désirs sans fin

 

 

Un désir chasse l'autre et plus on les satisfait, plus ils se bousculent au portillon, on n'en a jamais fini ! C'est la passion et la raison : le besoin est de l'ordre de la raison, le désir de la passion. La passion est un feu de paille qui laisse un goût de cendre. La raison permet la maîtrise de son mental, de ses pensées, de ses émotions et de son corps, c'est ce que, dans le yogasûtra, on nomme « le samyama » ou la maîtrise de soi. Le samyama est un des angas (membres) de la méditation-profonde, avec « dharana », la fixation de son esprit sur un point (il reste à choisir ce point, tout est là !), « dhyàna », ou l'attention-continue, la contemplation et le « samadhi », où la pensée n'a plus aucune prise sur la conscience (voir le yogasûtra).

 

Voilà ce que dit la Bhagavad-Gîtâ, à propos du désir : « L’homme peu averti... Enflammé de désir pour les joies d’une vie opulente, est aveugle à la vérité. » (Bhagavad-Gîtâ 2.43 et ''le chant du bienheureux'', extrait de 1.8).

 

« Libère-toi de ta nature primaire, de tes désirs et reste dans la pleine conscience de L'Unité. » (Bhagavad-Gîtâ 2.45 et ''le chant du bienheureux'', extrait de 1.9).

 

« Quand un homme s'affranchit des désirs, quand il trouve la satisfaction dans L'Unité, c'est qu'il connaît sa véritable nature. » (Bhagavad-Gîtâ 2.55 et "le chant du bienheureux", extrait de 1.12.)

 

« Celui qui peut détacher ses sens des objets du désir, celui-là possède la vraie connaissance» (Bhagavad-Gîtâ 2.58 et ''le chant du bienheureux'', extrait de 1.13).

 

La Bhagavad-Gîtâ, dit, à propos des besoins : « À cause de cette Observance (de la sadhana, ou pratique), la Grâce satisfera aux besoins des hommes, leur amenant la prospérité. » (Bhagavad-Gîtâ 3.11 et "le chant du bienheureux", extrait de 2.3).

 

« L'Homme ainsi éclairé maîtrise parfaitement son mental et son intelligence ; il renonce à tout sentiment de possession et n'agit que pour subvenir à ses stricts besoins vitaux. Ainsi, ni les erreurs ni les conséquences des erreurs (karma) ne l'atteignent. » (Bhagavad-Gîtâ 4.21 et "le chant du bienheureux", extrait de 3.6).

 

 

Suivre sa raison

 

 

Le désir est comme un vendeur d'aspirateur au porte-à-porte : si vous lui entr'ouvrez la porte, il met un pied dans l'ouverture et entre chez-vous ! C'est alors lui, le désir, qui régit votre vie et ça peut avoir de graves conséquences, même en oubliant l'aspect spirituel de la chose. Manquer de raison, c'est-à-dire ne pas être raisonnable est tout à fait dommageable.

 

Le désir vous fait manger du sucre, du sel et du gras, boire de l'alcool, rouler vite, en voiture, et sans casque, à moto, tandis que la raison, vous fera manger des brocolis à la vapeur et du riz complet (vous pouvez ajouter du blanc de dinde !), boire de l'eau, du thé vert et en voiture, ne pas dépasser les limitations de vitesse, à moto, porter un casque, des gants et une combinaison en cuir... Qu'est-ce qui est bon, pour vous ? De quoi avez-vous envie ? Vous voyez, comme le désir nous fait des propositions plus alléchantes que la raison ! C'est la même chose, sur le plan spirituel, vous voyez comme c'est difficile d'aller contre ses désirs et d'écouter sa raison.

 

Suivre sa raison fait parti de l'agya (les quatre piliers de la sadhana), des angas, mais écouter sa raison ne veut pas dire être triste ! Je peux vous assurer que le fait d'écouter la voix de la raison, est une source de bonheur et d'un bonheur durable, systémique, pas le feu de paille du désir satisfait. Pour constater ça, il faut d'abord suivre sa raison, sans à-priori négatif, lui laisser l'occasion de faire ses preuves. Tout ce qui est bon, et qui dure, demande un certain temps d'observance, de persévérance, avant de faire ses preuves. La satisfaction du désir est immédiate, même si elle ne dure pas, c'est comme le flash d'une drogue dure !

 

 

L'énergie de la vie

 

 

Tous les êtres vivants ont la vie, en eux, nous comme les autres et cette vie, qui est en nous, est comme l'eau sous pression, qui garde un tuyau droit et plein de cette énergie qui le fait bouger dans tous les sens, quand on ne le tient pas. Nous donnons à cette vie, qui est en nous, le nom de Saint-Nom ou de verbe, Lao-Tseu disait « vertu du Tao », d'autres disent autre chose, mais si les mots sont différents, la « chose » dont ils parlent est la même.

 

Si cette énergie est en nous, nous devrions pouvoir nous y connecter en toute conscience, et c'est vrai : il est possible de s'y connecter en toute conscience et c'est même le propos de la méditation-profonde, de « samyama ». Le vrai bonheur ne se trouve pas dans la satisfaction de nos désirs, pas même de nos besoins, mais dans la conscience de cette énergie de vie qu'il y a en nous. En Inde, certains, en parlant de cette conscience, disent : « satçitananda » ou « parfaite conscience de la béatitude ».

 

La béatitude, Jésus en parlait en disant « Royaume »... Le Royaume, pour Jésus, était cet état de parfaite conscience de la béatitude ! Il enseignait la méditation-profonde, qui lui avait été enseignée en Inde, dans sa jeunesse. C'est ce que Jean, le baptiste, nommait le « baptême dans l'Esprit-Saint et dans le feu ».

 

Quand Jésus disait à Nicodème : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le Royaume. » (jean 3:3). Dans l'évangile selon Judas, et dans Corinthien, Jésus dit aussi : « Viens que je te montre ce qu'aucun œil n'a vu, ce qu'aucune oreille n'a entendue. Ensuite, tu sauras et tu connaîtras le Royaume, mais le prix que tu paieras sera lourd. » Le prix à payer est celui de sa vanité (faux-ego) et du vieil homme (le vieux soi), que l'on doit laisser mourir, pour renaître en esprit.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #désir, #spiritualité, #royaume, #jésus, #lavoie, #méditation, #bonheur

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