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J'ai vieilli, je suis maintenant un retraité, mais le Saint-Nom, en moi, n'a pas pris une ride ! Si je m'identifie plus au Saint-Nom qu'à mes artères, je suis jeune, encore. Les disciples de La Voie sont comme les chiens : il faut multiplier par sept ! Je plaisante, bien sûr, mais ce que je dis est vrai : tout passe, tout lasse, sauf l'éternité, la constance de l'Unité.

 

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Je me souviens de ma petite enfance, et des aériums... Le rachitisme était encore répandu, après la guerre, et un des moyens de le traiter, était d'envoyer les petits malades dans ces sortes de « colonies de vacances », les aériums. On passait de nombreuses heures allongés dans des chaises longues, sur de longs balcons, comme des « sun-desk » de bateaux de croisières immobiles et nous n'avions rien à faire, à part prendre le soleil !

 

Quand j'étais enfant, c'était un autre temps, où les choses étaient comme avant-guerre (1939-45) mais après ! Les occupations, pour les enfants, étaient peu nombreuses et il fallait déployer des trésors d'imagination pour s'occuper ! Quand on avait des livres à lire, ça allait encore, mais ces aériums n'avaient pas prévu de livres, surtout qu'à l'âge que j'avais, je ne devais pas savoir lire.

 

 

Fertile ennui

 

 

J'ai aussi été placé « en nourrices », et j'ai, là aussi, vécu l'ennui en même temps que l'émerveillement. C'est en ces temps où j'ai rencontré, consciemment et pouvant m'en souvenir, la réalité du Saint-Nom, de la conscience de la béatitude : derrière l'ennui, le rien-faire, il y a la béatitude consciente (çitananda). C'est vrai que je n'ai pas eu une enfance classique, mais nous étions nombreux, après guerre, à être dans ce cas-là ! Sans compter les pieds-noirs déracinés, les émigrés Italiens, Polonais, etc. Je suis né dix ans après la fin de la guerre et, à l'époque, de dire à un copain, qui ne partageait pas ses bonbons : « Arrête de faire ton Juif », était un langage courant et l'expression ne scandalisait personne, ou presque.

 

Quand, en 1975, en Inde, j'ai reçu la Révélation des quatre techniques et que j'ai commencé à pratiquer les quatre piliers, j'ai retrouvé ce feeling de béatitude que j'avais connu toute mon enfance. Cette paix, cette « petite » béatitude, qu'il y avait cachées derrière l'ennui, étaient la conscience du Saint-Nom (ou Verbe) ! Je crois que c'est cette enfance, mon enfance, et la fréquentation du Saint-Nom que le rien-faire m'imposait, qui m'ont poussé dans les « bras », de la vérité (l'universelle). J'ai réalisé que ce Saint-Nom était ce qui se rapprochait le plus de ce que je croyais être mon « ange gardien ».

 

 

La saveur de l'enfance

 

 

La Révélation, puis l'Observance de l'agya qui a suivi, m'ont fait revivre la douceur des temps « perdus » de mon enfance. D'habitude, quand on a une existence « normale », ces temps perdus de l'enfance, font comme un film nostalgique dans notre mémoire. On sait bien que cette madeleine, on ne la goûtera plus ! Sauf que là si ! Je goûtais à nouveau la saveur de mon enfance, car elle était celle de l'instant, de sa paix, du Saint-Nom. « Le Tao, ce vide plein d'une inépuisable paix créatrice, ressemble à un soufflet de forge qui ne s'épuise point. » (Tao-Te-King, extrait de 1.5)

 

Vous le savez peut-être, on peut méditer sur le Saint-Nom (ou Verbe), on peut méditer non seulement assis, les yeux fermés, sans rien faire d'autre (méditation), mais on peut aussi le faire les yeux ouverts, tout en vaquant à ses occupations habituelles, ce que Lao-Tseu nomme le « non-agir », dans le Tao-Te-King et ce que Krishna nomme le « service », dans la Bhagavad-Gîtâ, ou « Le chant du bienheureux ». Cette notion de service est présente aussi dans le livre de la Voie ou Bhaktimàrga et c'est un des quatre piliers de notre sadhana, ou agya.

 

J'ai eu ainsi de nombreuses occasions, depuis 1975, date où j'ai eu la Révélation des techniques, en Inde, de goûter au Saint-Nom, qui a le même « goût » que le doux, et attachant ennui de ma petite enfance. Le Saint-Nom est ma madeleine de Proust ! Il est, en même temps, le fil conducteur de toute ma vie et je sais qu'il est aussi celui de tout le monde. On le sait, on en a conscience ou pas et c'est là toute la différence ; la conscience ! La conscience de quoi ? La conscience du Saint-Nom.

 

 

L'âge de sa conscience

 

 

J'ai vieilli, je suis maintenant un retraité, mais le Saint-Nom, en moi, n'a pas pris une ride ! Si je m'identifie plus au Saint-Nom qu'à mes artères, je suis jeune, encore. Les disciples de La Voie sont comme les chiens : il faut multiplier par sept ! Je plaisante, bien sûr, mais ce que je dis est vrai : tout passe, tout lasse, sauf l'éternité, la constance de l'Unité, le Saint-Nom, que Lao-Tseu nommait, dans le Tao-Te-King, « La vertu du Tao ». « Celui qui connaît sa force et reste doux est le centre où mènent toutes les routes. S'il est digne d'être un modèle, la vertu constante ne l'abandonnera pas ; il redeviendra comme un enfant. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, extrait de 1.28). La vertu constante, dont parle cette phrase, est le Saint-Nom (ou Verbe).

 

Quand il n'y a rien, c'est le Saint-Nom qui est là par défaut, ce vide si plein ! « Le Tao est un vide inépuisable, il est si profond ! De lui sont sortis tous les êtres vivants. Éternellement, il émousse ce qui est pointu, dénoue le fil des existences, fait jaillir la lumière. Du rien, le Tao crée toute chose, sa pureté est indicible. Il n'a pas eu de commencement, il est. Nul ne l'a engendré; il était là avant le maître du ciel. (soleil). » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, 1.4).

 

Être « dans le Saint-Nom », c'est-à-dire pratiquer la technique et/ou en avoir conscience, c'est être dans l'instant, cet instant qui se renouvelle sans cesse, au point de durer toujours. C'est ainsi que la pratique de la technique, tout au long de la journée (service), permet de s'attacher à ce qui nous libère du temps qui passe. On est attaché au Tao, qui est, qui a toujours été et qui sera toujours.

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #saintnom, #éternité, #Tao, #Unité, #spiritualité, #méditation, #lavoie

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