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C'est ce que Jésus disait, quand il disait : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.» (Jean 3:3). Alors il ne parlait pas de réincarnation, mais de renaître en esprit : «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître en Esprit, on ne peut entrer dans le Royaume. Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l'Esprit est Esprit. » (Jean 3:5-6)

 

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Il y a des gens qui trouvent la liberté dans la légion, d'autres la trouvent dans un monastère, après avoir prononcé leurs vœux définitifs. Pourtant, il ne viendrait à l'idée de personne que la liberté se trouve au sein de la légion étrangère et d'un monastère ! Tout au contraire, autant dans la légion que dans un monastère il y a des règles nombreuses, à respecter et une hiérarchie. La vie des légionnaires et des moines, des moniales est réglée comme du papier à musique ! Alors, la liberté ? Où la trouvent-ils ?

 

D'autres gens n'ont pas de travail et sont donc, à priori, libres des contraintes liées habituellement à un travail ; les horaires, les chefs, le règlement intérieur, les objectifs, etc. J'ai rencontré, à Paris, un jeune homme qui était rentier. Il vivait du patrimoine qu'il avait hérité de ses parents et se contentait de gérer ses biens, ses immeubles, ses actions en bourse. Ce jeune homme était libre ; il n'avait pas d'horaires, pas de patron, pas d'enfants, etc. Mais il ne se sentait pas libre, quelque chose, en lui, le tenait sous sa coupe.

 

 

La captivité

 

 

Qu'est-ce que le contraire de "liberté" ? "Captivité", "asservissement", "dépendance". Ce jeune homme riche était prisonnier de lui-même, de sa position. Celui qui s'est engagé dans la légion, comme le moine, s'est libéré de lui-même ! Ils se sont libéré de leur libre-arbitre, de l'obligation de prendre des décisions, des affres des lendemains incertains. Ils n'étaient pas maîtres de leurs pensées, de leurs désirs, de leurs pulsions, de leurs faiblesses, de leurs destins, ni des aléas du marché de l'emploi.

 

C'est la différence entre une vie avec une sadhana et une vie sans sadhana. Alors, pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une sadhana, c'est un mot sanskrit qui désigne l'ensemble des choses à faire, des règles qui font une voie spirituelle. Sur La Voie, il y a une sadhana ; l'agya, qui repose sur quatre piliers. On pourrait penser qu'une vie sans sadhana, donc sans règles à respecter, est une vie plus libre qu'une vie avec une sadhana, mais c'est le contraire : la sadhana libère le pratiquant de lui-même.

 

Ceux qui revendiquent la liberté, qui se targuent d'être libres s'illusionnent : la liberté, ça n'existe pas. À partir du moment où vous naissez, où votre âme s'incarne, elle n'est plus libre. Elle est déjà enfermée dans le corps, lui-même enfermé entre la naissance et la mort et franchement, qui peut se vanter d'être le maître de ses pensées, de ses désirs ? Dans la vie on peut, au mieux, être plus ou moins autonome, mais libre, non.

 

 

Se libérer

 

 

La spiritualité authentique permet de se libérer de soi-même, de maîtriser ses désirs, ses pensées et ses émotions. C'est déjà un bon début pour se libérer, non ? Une anecdote, en passant : le mot « yoga » (sanskrit) a très longtemps signifié « liberté », « repos », jusqu'au huitième siècle de notre ère. Un moine errant (samnyàsin), Adi Shankara lui a donné un autre sens ; « union », « unité » et depuis, c'est le sens du mot « yoga ». Mais à l'époque des écritures, où le mot yoga apparaissait, comme le yogasûtra et la Bhagavad-Gîtâ, par exemple, le mot « yoga » voulait dire « liberté », « libération », « repos ».

 

De quoi devait-on se libérer ? On devait se libérer, à terme, des chaînes du samsara (cycle des incarnations), et pour ça, commencer par se libérer de « soi-même ». C'est ce que Jésus disait, quand il disait : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume.» (Jean 3:3). Alors il ne parlait pas de réincarnation, mais de renaître en esprit : «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître en Esprit, on ne peut entrer dans le Royaume. Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l'Esprit est Esprit. » (Jean 3:5-6)

 

Combien de ceux qui appellent la liberté de leurs vœux désirent se libérer d'eux même ? Je n'ai pas de statistiques à ce sujet, mais peu. On veut se libérer de ses obligations, du port du masque obligatoire, du règlement intérieur, des limitations de vitesse, etc. Mais quasiment personne ne veut se libérer de soi-même. Vous savez pourquoi, personne, ou presque, ne veut se libérer de soi-même ? Parce que presque tout le monde croit être celui qu'il croit être. Mais celui que l'on croit être est, la plupart du temps, un soi erroné, un faux soi, fabriqué par ce que l'on a appris, ce que l'on nous a dit, par nos joies, nos peines, nos souvenirs, notre passé, nos concepts, etc. Le vrai soi n'est pas celui que l'on croit.

 

Quand on parle de mourir (en esprit) au vieil Homme, on parle de laisser mourir l'illusion du soi, alors revient, renaît à notre conscience le véritable soi profond, l'âme. C'est ça la liberté, la vraie. C'est pourquoi je parle de spiritualité authentique. C'est quoi, une spiritualité authentique ? C'est une spiritualité, une pratique, une sadhana qui nous permet de mourir (en esprit), au vieux soi pour renaître (en esprit) au vrai !

 

 

Revenir à la maison

 

 

Vous avez pourtant une liberté, celle de choisir de garder votre vieux soi, et d'y croire, et celle de vouloir laisser mourir (en esprit) le vieil Homme pour renaître (en esprit) et ainsi redevenir simple comme un petit-enfant, devenu capable de connaître le Royaume, c'est-à-dire, comme disent certains, en Inde, "satçitananda" ou la parfaite conscience de la béatitude. Cette liberté, c'est le libre-arbitre. Le libre-arbitre fait partie intégrante de notre humanité. Dieu veut des adorateurs volontaires ! Il est comme cet homme riche, qui laissa partir son fils cadet, lassé de sa fidélité filiale (le fils cadet), et désireux d'exercer sa liberté dans le monde.

 

Après avoir dilapidé l'argent que son père lui avait donné, à cause de ses passions et désirs, après être tombé sous la férule d'un maître dur, il décida de revenir chez son père riche et doux. Le père, heureux de le voir revenir, fit tuer le veau gras pour fêter ça. Le fils aîné, fidèle et sage, ne comprit pas cette attitude de son père, et s'en ouvrit à lui. Alors le Père dit à l'aîné : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il est revenu à la vie ». (Luc, chapitre 15 : 11 à 32). Mais ce fils prodigue n'était pas vraiment mort ! On revient à ce que Jésus disait à Nicodème, à propos de mourir au vieil Homme.

 

La sadhana de La Voie est libératrice, en vous astreignant à des pratiques, comme la méditation (profonde), le service, le satsang et les angas, elle vous libère de l'illusion, de la nescience (ignorance) et du faux-soi, celui que vous croyiez être et que vous n'êtes pas. Ainsi, vous pouvez envisager sereinement de retourner chez votre père.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #mourir, #renaître, #liberté, #spiritualité, #librearbitre, #bonheur, #satsang

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