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Voici quelques mots en guise d'aide-mémoire : Constance, instant-présent, besoin (ou soif), simplicité et immobilité. Ces cinq mots pour que vous vous souveniez de ce qui est essentiel sur La Voie pour laquelle vous avez été initié. Si vous ne l'êtes pas, il suffit de le demander !

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Voici quelques mots en guise d'aide-mémoire : Constance, instant-présent, besoin (ou soif), simplicité et immobilité. Ces cinq mots pour que vous vous souveniez de ce qui est essentiel sur La Voie pour laquelle vous avez été initié.

 

 

Constance

 

 

Pour un pratiquant de La Voie, il est bon de méditer (méditation formelle), deux fois par jour, de faire cinq « pauses Saint-Nom », d'avoir du satsang au moins deux fois par semaine et de rester centré sur le Saint-Nom, en agissant tout au long de la journée (c'est le service). C'est l'agya. Il est bon qu'il le fasse chaque jour, sans se poser de question. C'est ce que l'on nomme la constance.

 

Krishna, a dit, à propos de la constance : « Il voit tout cela avec clarté, le dévot établi avec constance dans la réalisation spirituelle. Mais les autres, dénués de réalisation spirituelle, ne peuvent saisir la vérité, quelques efforts qu'ils y mettent. » (Bhagavad-Gîtâ, 15:11 ou le Chant du bienheureux 13:10)

 

Il a ajouté : « Une détermination à toute épreuve, que la pratique assidue de La Voie soutient avec constance et qui, ainsi, maîtrise son mental, ses sens et voit son existence éclairée par la Grâce, une telle détermination procède du Verbe (Sattva ou Saint-Nom ou Parole). » (Bhagavad-Gîtâ, 18:32 ou le Chant du bienheureux 16:31)

 

 

Instant-présent

 

 

Chaque méditation, quelle que soit l'heure, se passe dans l'instant-présent. La précédente, la prochaine ne comptent pas ! C'est maintenant que ça commence. C'est dans l'instant que tout est possible. On s'installe, on médite et on ne prête pas d'attention aux pensées, autant que possible.

 

Le Bhaktimàrga, dit, à propos de l'instant : « L'Un est depuis, et pour toujours, tout entier dans l'instant. » (Bhaktimàrga, 1-1-11)

 

 

Besoin ou soif

 

 

Si on n'a pas besoin de la paix, de la béatitude, il est inutile d'observer l'agya, de vouer un culte à L'Un, d'aller sur cette voie. Plus on a besoin, soif de Lui, plus on est motivé dans l'Observance, avec constance, alors on ne fera pas l'économie de cette motivation, elle est à la base de tout.

 

Lao-Tseu a dit, à ce propos : « Le Tao ne doit pas être l'objet du désir, il demande une grande soif. » (Tao-Te-King, extrait de livre 1, phrase 37)

 

 

Simplicité

 

 

Jésus, entre autre maître-parfait (satguru) a dit que pour accéder au Royaume (satçitananda ou parfaite conscience de la béatitude), il fallait être comme un petit-enfant (de moins de sept-ans), il a dit aussi, un autre jour, à son ami Nicodème, que « Pour accéder au Royaume, il fallait accepter de voir mourir (en esprit) le vieil homme (ou femme), que nous étions, pour renaître (en esprit) ». Une fois cette renaissance accomplie on est redevenu comme un petit-enfant, donc simple ! (CQFD).

 

Lao-Tseu, à ce propos, a dit : « Renoncez à toutes ces choses et soignez sûr de la vanité des apparences. C'est ce que je vous enseigne ; le vrai détachement. Soyez simple, demeurez fidèles à vous-mêmes. Rejetez l'égoïsme et les désirs. La Voie s'ouvrira devant vous. » (Tao-Te-King, extrait de livre 1, phrase 19)

 

« Les anciens nous enseignent que la Voie lumineuse semble sombre. Celui qui est avancé dans le Tao semble simple d'Esprit. » (Tao-Te-King, extrait de livre 2, phrase 41)

 

 

Immobilité

 

 

En méditation (formelle), il ne faut pas bouger. Tant que l'on bouge, on ne médite pas, ou plutôt on est dans la phase de concentration (dhàranà), pas dans la maîtrise (Samyama), on n'est pas dans la méditation-profonde (dhyana). Au début, on se gratte le nez, on remue un peu ses jambes, on renifle, ensuite, on reste comme une statue, complètement immobile. Pas crispé, simplement complètement immobile. C'est pourquoi il est si important d'être dans une position confortable ! « En méditation, la position doit être tenue facilement et agréablement. » (Yogasûtra, extrait de l'aphorisme 29)

 

 

Oublier les complications

 

 

Parfois, on remplace des complications de chercheur, par des complications de pratiquant. Si on commence à mettre des complications de pratiquant dans l'Observance, on n'a pas fini ! Une complication est une complication, qu'elle soit d'un disciple ou d'un chercheur, d'un mystique ou d'un matérialiste. Que le faux-ego devienne ego-spirituel ne change rien !

 

 

C'est souvent compliqué, l'existence

 

 

Dans l'existence, tout est compliqué et plus on a d'êtres qui dépendent de nous, et plus c'est compliqué. Mais vous n'êtes pas obligé de faire les choses compliquées en étant compliqué : vous pouvez les faire en restant dans l'instant, conscient du Saint-Nom. Chaque tâche sera comme une perle sur un chapelet et vous égrènerez ce chapelet perle après perle. À chaque instant suffit sa perle ! À chaque instant vous avez l'opportunité d'être dans l'Observance.

 

C'est beau de se soumettre à Dieu, quand ce n'est pas seulement des mots, quand c'est des actes et comment mieux se soumettre à Dieu, qu'en plongeant en son Saint-Nom, son Verbe, sa Parole ?

 

La Voie est plus simple qu'une religion et plus difficile à suivre, car elle remet vraiment en question le faux-ego, même quand il se vêt d'habits religieux et qu'il chante un bhajan (chant dévotionnel). La différence, entre une religion et La Voie, c'est le guide : il est vivant et capable de contrarier la vanité de ses disciples. Un livre-saint, un dogme, une hiérarchie religieuse lointaine, aveugle et sourde ne peuvent pas contrarier le faux-ego, alors il peut faire comme il l'entend, même si c'est de s'infliger des coups de fouet pour expier ses mauvaises pensées. Un guide est un homme, avant tout, un homme comme tout le monde. Les religieux n'aiment pas suivre un autre homme, ou alors il doit être décédé et déifié.

 

 

Les remplacements

 

 

Les religions ont remplacé les choses ''difficiles'', pour le faux-ego, par des choses faciles : on remplace la méditation sur le Saint-Nom par un mantra ou un chapelet, on remplace la méditation sur la lumière par la méditation sur la flamme d'une lampe à huile ou un Mandala, on remplace la méditation sur la musique par un bol chantant, ou des chants de dévotion et le satsang par la lecture de livres sacrés ou le sermon du dimanche ou du vendredi. On remplace un guide vivant par un avatar décédé. Il est tellement plus facile d'aller vers là où l'on penche ! On penche vers ce qu'il y a de plus évident, de plus facile. La subtilité intérieure est si peu évidente, pour le mental.

 

 

L'appel

 

 

Seuls ceux qui entendent l'appel, en eux, cherchent sincèrement. Chaque être humain a cet appel, au fond de lui, c'est cette soif dont on ne connaît pas la cause, cette frustration fondamentale qui fait courir après les possessions et les plaisirs. Certains reconnaissent, dans le satsang, la vérité et y adhèrent très vite, d'autres n'y sont pas sensibles. C'est ainsi. Voilà pourquoi il est parfaitement inutile de chercher à convertir quelqu'un, à convaincre. Voilà pourquoi on n'est pas prosélyte, ça et le non-agir, qui nous demande d'être détaché des conséquences de nos actes.

 

Il y a d'autres voies spirituelles menant à Dieu. La Voie n'est pas la seule, mais elle est la plus complète et la plus directe. Il n'est pas facile d'abandonner ses certitudes, ce que l'on croit être nous. Très peu de gens osent faire cette démarche. Beaucoup croient qu'ils vont perdre ce qui fait qu'ils sont eux. Ils se trompent, mais c'est ainsi.

 

Si vous ne deviez retenir qu'une phrase de ce satsang, la voici : « Constance, instant-présent, besoin (ou soif), simplicité et immobilité. ». Sur La Voie, il n'est pas question d'être un bon ou un mauvais disciple, il s'agit juste d'être dans l'instant et l'instant se suffit à lui-même. « Le temps n'existe pas, seul compte l'instant, l'éternité est un instant sans fin. » (Bhaktimàrga 1-3-21).

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les trois piliers et observez l'agya. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #vérité, #spiritualité, #religions, #constance, #lavoie, #agya, #bonheur

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