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Je ne suis pas ce corps, je l'occupe, mais je ne suis pas lui. Lui, il change chaque année, pas moi. Quand je me souviens de l'enfant que je fus, je me rends bien compte que je suis toujours lui, avec quelques kilos en plus, des poils et des blessures, mais fondamentalement, je suis la même personne.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, l'ego, notre véritable soi.
Quand vous dites : "moi je", qui parle ? Vous croyez être qui vous croyez être ? Vous vous trompez

 

 

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S'il fallait résumer la spiritualité en un mot, il serait « conscience ». Tout est une question de conscience. Si vous avez conscience du Saint-Nom, vous avez conscience de la vanité des choses et de leur importance, du bien, du mal, de ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire, de l'harmonie ou de la disharmonie. Quand vous avez conscience du Saint-Nom, vous avez conscience de tout. Vous avez conscience de la justice, de l'injustice, de l'équité, de l'iniquité, etc. Un frein à l'approfondissement de votre conscience est l'attachement. Il ne s'agit pas de l'attachement à ceci ou à cela, à celui-ci ou à celle-là. Quand je dis l'attachement, je veux dire « l'attachement-racine ».

 

 

 

Qu'est-ce qui m'appartient ?

 

 

 

Voilà une bonne question, alors ? Est-ce que la voiture m'appartient, par exemple ? Non, elle ne m'appartient pas : je m'en sers, mais elle ne m'appartient pas, même si la carte-grise est à mon nom. La montre que je porte au poignet n'est pas ma montre, elle est une montre que j'utilise pour avoir l'heure.

 

 

On ne doit s'attacher à rien, parce que rien ne nous appartient. Savez-vous pourquoi ? Parce que notre propre vie ne nous appartient pas ! Pour que quelque chose nous appartienne, il faudrait que nous-même nous nous appartenions. Nous ne sommes pas propriétaires de nous-même. Nous n'avons pas la maîtrise de notre naissance, pas plus que celle de notre décès. Nous n'avons pas la parfaite maîtrise de notre santé, ni des événements qui surviennent. Nous ne sommes pas les propriétaires de notre propre vie et nous aurions la vanité d'être les propriétaires de choses, de gens ? Nous sommes attachés à toutes sortes de choses, mais nous ne possédons rien, simplement nous avons l'usufruit de la vie qui nous anime.

 

 

 

De quoi serions-nous

les propriétaires ?

 

 

 

De quoi serions-nous propriétaires ? De notre santé, de ceux que l'on aime, de notre voiture, de notre travail, de notre jeunesse ? Nous ne possédons rien, alors à quoi bon l'attachement ? On achète une maison sur vingt ou trente ans, on l'occupe, dix ou vingt ans, après avoir fini de la payer et on décède, ou on va habiter dans une résidence médicalisée et la maison, que devient-elle ? C'est pour nos enfants ? Ils vont y vivre ou la vendre, se partager le produit de la vente et quoi ? Ils vont s'acheter une voiture neuve, une cuisine équipée et épargner le maigre reste pour les études de leurs propres enfants ? Tout cela est si vain. La vie ne sert pas à ça : il y a mieux à en faire. On peut faire tout ça, ce n'est pas interdit, ni idiot, mais ce n'est pas le but. Il ne faut pas négliger le but pour l'accessoire. Il n'y a qu'une seule chose qui nous appartienne, c'est notre conscience.

 

 

 

On s'attache à tout

 

 

 

L'attachement est comme ce gaz qui sature le vin pétillant, il est invisible. Versez le vin dans une flûte et des bulles forment des chapelets qui montent, à cause des micros particules qui maculent les parois. Le gaz s'accroche sur ces poussières et forme des bulles, qui, en s'accumulant, s'élèvent vers la surface. En nous, les êtres, les objets et les idées sont comme ces micros grains de poussière. L'attachement s'accroche à ces grains, à ces gens, à ces objets, à ces pays, à ces villes, à ces croyances et à ces idées et voilà autant de câbles qui nous tiennent attachés.

 

 

On s'attache à tout ce qui passe à notre portée, la langue, l'existence, une religion, à tout, comme pour nous ancrer dans l'existence, mais ces êtres et ces choses sont comme nous : limités, éphémères et nos câbles sont illusoires. C'est comme dans « On a marché sur la lune », l'album de bandes dessinées de Tintin, quand la pesanteur artificielle de la fusée est coupée et que tout le monde se trouve en apesanteur. À un moment le professeur Tournesol dit : « Accrochez-vous, je vais rétablir la pesanteur artificielle », aussitôt dit, aussitôt fait, le professeur Tournesol rétablit la pesanteur artificielle, en redémarrant le moteur atomique. À ce moment là les deux Dupont (d) tombent lourdement au sol : ils s'étaient accrochés l'un à l'autre !

 

 

Plus on a de supports d'attachement et moins on peut aller profond en soi pour y trouver la paix et la pleine conscience: ces attachements sont comme des laisses qui nous tiennent plus ou moins serrés. On ne peut pas, à cause d'eux, retrouver ce qui est la base de notre vie. Qui connaît le début de son existence en connaît la fin, car le début de l'existence est pareil à la fin : « Souviens-toi que tu es né poussière et que tu redeviendras poussière » (Genèse 3:19). La fin de l'existence sera pareille au début, c'est comme une porte, on peut la passer pour entrer et sortir. C'est juste la porte de l'incarnation et de la désincarnation.

 

 

Si on est attaché à notre existence, on revient et on revient encore. La Libération vient quand on est détaché. Maintenant, il y en a qui ne veulent pas se détacher, que l'idée de revenir séduit. Plus on vieillit, plus on s'éloigne de notre naissance et plus la vie nous semble rapetisser, devenir de plus en plus rapide, et les personnes âgées, très âgées à quoi se rattachent-elles ? Assises sur leur banc à regarder la vie passer devant elles ? À quoi se rattachent les personnes très âgées ? À des projets ? Non : au passé et à l'instant présent, parce que l'instant présent n'est pas petit, lui, il est éternel et s'attacher à lui, c'est s'attacher à l'éternité.

 

 

 

Quand on est dans l'instant

 

 

 

Quand on médite, on est dans l'instant présent et la mort ne peut rien contre nous, ni le passé, ni le futur. Les vieux ont ceci de commun avec les jeunes enfants qu'ils sont contemplatifs, qu'ils ne se projettent pas dans l'avenir et qu'ils étirent le temps pour l'allonger, à force de faire du sur-place. Méditer, être dans le service, c'est faire la même chose !

 

 

C'est quand même dommage qu'il faille attendre de dépasser les quatre vingt-ans pour s'intéresser au temps présent ! On peut le faire à vingt, à trente, à quarante. C'est le propos de l'Observance. Être dans le service, c'est comme si on était sur notre banc, à se goinfrer de présent. Tout est vain, sauf le présent, notre conscience, l'Observance et l'assumation joyeuse de nos obligations. « Le dévot est ferme dans l'Observance par amour de la Grâce.  » (Bhaktimàrga 2-2-15).

 

 

On doit s'occuper au mieux des personnes dont on est responsable : sa famille, ses amis, ses animaux de compagnie. On doit s'occuper de son travail, de son pays, de ses voisins, quand c'est nécessaire, on doit assumer ses obligations, c'est le quatrième pilier de l'agya ; les angas. Il n'est pas question, sous prétexte de détachement, de lâcher nos responsabilités. « On ne doit jamais renoncer à ses devoirs. L'homme qui, sous l'emprise de l'illusion, y renonce, on dit de son comportement qu'il est dicté par l'ignorance ». (Bhagavad-Gîtâ 18:7 et 16:6 du Chant de l'éveillé).

 

 

On doit vivre en privilégiant l'instant présent, parce qu'il est notre unique planche de salut, si non, que reste-t-il ? Nous ? Mais qui sommes-nous ? Notre foi, notre religion, notre âge, notre type ethnique, notre intelligence, nos souvenirs, notre culture, notre profession, notre maison, notre statut social, notre compte en banque, notre corps, on est plus ou moins gros, plus ou moins jeune, plus ou moins bien-portant, ça change tout le temps. Est-ce qu'on est tout ça ? Non ! Alors il est inutile de s'attacher outre mesure comme si ça devait durer toujours. Il faut s'attacher, en premier, à ce qui durera toujours : le Saint-Nom contenu dans l'instant.

 

 

 

Je ne suis pas mon corps

 

 

 

Je ne peux plus faire ce que je faisais quand j'avais vingt ou trente ans, c'est ainsi. Je ne suis pas ce corps, je l'occupe, mais je ne suis pas lui. Lui, il change chaque année, pas moi. Quand je me souviens de l'enfant que je fus, je me rends bien compte que je suis toujours lui, avec quelques kilos en plus, des poils et des blessures, mais fondamentalement, je suis la même personne et la paix que, souvent, je ressentais, quand je ne faisait rien (à l'époque, il nous arrivait de ne rien faire), est la même : elle n'a pas changé, je suis toujours cet enfant qui ressentait la béatitude en ne faisant rien d'autre que de contempler la nature, les taches de lumière, passant à travers les plis des rideaux fermés, le dimanche matin, qui faisaient, sur les murs, comme une constellation de bien-être sans cause.

 

 

On n'a pas à s'identifier à ce corps changeant, car on n'est pas lui. Est-ce qu'un automobiliste s'identifie à son auto ? Je veux parler de quelqu'un de raisonnable. Notre identité, c'est ce qui est identique, en nous, du début à la fin de cette incarnation. On doit s'occuper du corps avec respect : c'est notre véhicule, mais pas s'identifier à lui.

 

 

 

On n'est pas

celui que l'on croit être

 

 

 

On n'est pas celui que l'on croit être habituellement. Qu'importe, est-ce que c'est ça le plus important dans notre vie ? Qui on est ? Non, bien sûr. L'important, on le porte en soi. Vous qui lisez ce satsang, et qui êtes disciples, je ne peux que vous inciter à être attentifs, par l'Observance constante. Pour ceux qui n'ont pas reçu la Révélation, je ne puis que vous inviter à la demander.

 

 

Tant que l'on sera subjugué par soi-même, tant que l'on sera le personnage principal du roman de notre existence, on passera à côté de la réalité, la vraie, la belle : celle du bonheur d'être conscient de la béatitude. À force de se préoccuper des apparences on est malheureux, confus parce que la vérité n'est pas dans les apparences. Occupons-nous de ce qui est vrai et on sera vrai et on vivra vraiment.

 

 

Bien sûr, il se peut, au début du chemin, que la vérité, en nous, ne soit que le souvenir d'une petite rengaine, mais à force de l'écouter, cette rengaine, elle devient plus audible et, bientôt, on n'entend plus qu'elle et elle n'est plus un souvenir confus, mais une réalité claire. C'est le propos de l'Observance et de la Grâce.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #identité, #âme, #spiritualité, #méditation, #lavoie, #moi, #ego

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