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Le Saint-Nom est vertigineux : on y est comme au beau milieu d'une cathédrale pleine de résonances. Dans la béatitude, on se dilate pour occuper tout l'espace. On est dans la perfection et on n'a plus besoin de rien. Notre centre, on le porte en soi, pas besoin de l'inventer. Il suffit de fermer les yeux et de méditer et on y arrive.

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Je dis souvent que le temps n'existe pas. Il n'est pas prouvé que ce soit vrai, ni le contraire, mais quand bien même il existerait qu'il pourrait-être comme une nébuleuse infinie qui tournerait sur elle-même. Au centre du temps, lui servant d'axe de rotation, il y aurait comme un trou noir, ce que les astrophysiciens désignent par le mot ''trou-de-ver'', comme un raccourci entre deux continuum.

 

Le temps tourne ainsi, autour d'un centre qui est la porte du Royaume. Il y a aussi une porte en nous, qui mène au Royaume. « La plus grande révélation est au centre de toi, loin des bruits et des lumières du monde ». (Bhaktimàrga 2-5-4) En cet "endroit", il n'y a rien et dans ce rien, il y a tout. C'est là que mène dhyàna, la méditation profonde. Diminuez les perceptions du dehors, ainsi, vous augmenterez celles du dedans. C'est le propos de la méditation.

 

 

Rester dans la pratique

 

 

Si on occulte son sens de l’ouïe, c'est pour ne pas entendre les bruits du dehors et ainsi mieux entendre ceux du dedans. Si on ferme ses yeux, c'est pour mieux voir la lumière du dedans et ainsi de suite. Comme le temps n'avance pas de façon linéaire, le but ne s'atteint pas étape par étape. Le but suprême c'est la suprême fusion avec le Tout, et elle ne s'atteint qu'au moment de la Libération, de la désincarnation, mise à part dans le nirvikalpa-samadhi, de son vivant.

 

Le but de chacune des journées d'un pratiquant n'est pas la Libération, c'est plus simplement que, du lever au coucher, une part de son attention reste dans la pratique de la technique du Saint-Nom, cette technique de méditation qu'il est possible de faire en presque toutes circonstances sans que personne ne s'en aperçoive. « Ayant ta Conscience au centre, tu goûtes à la joie de la Grâce ». (Bhaktimàrga 2-7-12)

 

C'est comme dans ce film américain : « Un jour sans fin », avec Bill Murray, où le journaliste revit chaque jour la même journée. Chaque jour il, essaie de coucher avec sa collègue, de la séduire et chaque jour, il échoue et recommence. Il reste enfermé dans cette même journée, avec les mêmes événements, les mêmes gens rencontrés, jusqu'au moment où, ne parvenant pas à séduire sa collègue, il décide de se suicider, mais après chaque suicide, il se réveille, quand son radio-réveil diffuse cette chanson de Bob Dylan. Un jour, il se résout à accepter son sort et à s'intéresser aux autres, aux gens qui passent dans cette journée. Il fait le bien autour de lui, il s'oublie. C'est alors que le charme est rompu et que la course du temps reprend : son disque n'est plus rayé. C'est une figure du samsàra : on renaît jusqu'à ce que l'on fasse de notre vie ce pour quoi elle nous a été donnée.

 

 

Sans cesse remettre l'ouvrage sur le métier

 

 

C'est ce que les pratiquants peuvent faire : chaque jour remettre l'ouvrage sur le métier et se dire : « Aujourd'hui je serais plus souvent et plus longtemps connecté au Saint-Nom ». Les événements changent, aucune journée ne ressemble à une autre, mais l'Observance est comme ce jour sans fin, elle recommence inlassablement, jusqu'à ce qu'elle soit parfaite. La comparaison s'arrête là, car l'Observance n'est pas un cauchemar et qu'on ne se lasse pas de recommencer tant on est récompensé de le faire ! Bien sûr, tout change sans cesse, mais notre centre, notre axe lui ne bouge pas et c'est là qu'on doit se poser. Plus on est éloigné du centre et plus on tourne avec l'illusion. Plus on se rapproche du centre, moins on tourne.

 

Quand je dis qu'en ce centre de nous, on rencontre la porte du Royaume, certains pourraient s'imaginer une dimension plus fantastique que l'astral ! Mais non, ce centre est calme, simple, ce n'est pas une expérience psychédélique, sauf le nirvikalpa-samadhi ! Mais en ce centre demeure le grand effaceur de questions, le Saint-Nom. « Le Saint-Nom ne peut se dire, l'écouter, c'est entrer au Royaume ». (Bhaktimàrga 1-1-6)

 

 

Tout tourne autour de Lui

 

 

Ce centre de nous est le centre de l'univers qui tourne autour. Le samsàra (cycle des incarnations), tourne aussi, comme cette roue du temps et, à chaque incarnation, on change de sillon, se rapprochant du centre, de cette porte vers le Royaume. Plus on se rapproche et moins on est sensible aux vertiges de l'illusion. C'est la marche de la vie et le but du chercheur de vérité, du pratiquant: chaque matin faire mieux que la veille !

 

Ce n'est pas nous qui fabriquons la béatitude. Tout ce que l'on peut faire c'est de ne rien faire : le non-agir, et c'est ça qui est difficile, car on veut toujours tout faire soi-même, ajouter notre grain de sel, discuter, analyser, peser le pour et le contre. On considère que notre avis est important. Mais non ! On ne doit rien faire ! Juste fermer les yeux et pratiquer les techniques de méditation, comme on nous les a apprises.

 

Notre centre, on le porte en soi, pas besoin de l'inventer. Il suffit de fermer les yeux et de méditer et on y arrive. Ne laissez pas le faux-ego, les concepts du mental, inventer sa propre voie, sa religion où vous faites tous les gestes qu'il faut faire, où vous dites tout ce qu'il faut dire, mais où c'est faux, où c'est une imitation de La Voie.

 

 

Ne rien faire...tout en faisant

 

 

Le plus dur, c'est bien de ne rien faire, car nous, on veut toujours faire. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Nous, on veut se donner, on veut méditer, on veut lire du satsang, on veut faire du service, mais il suffit d'accepter de se soumettre à la douceur intérieure. Jésus disait : « Venez à moi, car mon joug est aisé, et mon fardeau léger ». (Matthieu 11:30)

 

Tout est absolument parfait, infini, calme et enveloppant. Je suis dans le Saint-Nom, même en apnée ! Dingue, non, quand on connaît l'enseignement du prànàyàma. Quand je cesse de respirer, je reste dans le Saint-Nom : le Saint-Nom n'est pas la respiration, ni ce fameux pràna qui serait contenu dans l'air qu'on respire. La preuve ? Quand vous ressentez le feeling du Saint-Nom, cessez de respirer et vous verrez : il est toujours là. A quoi ça sert la respiration ? À ne pas mourir et à nous aider dans la concentration pour percevoir ce feeling qui est en notre dedans. La technique de méditation du Saint-Nom n'est pas le Saint-Nom. Ce n'est pas le prànàyàma non plus.

 

Quand je suis dans la méditation profonde, mon souffle est très faible, très doux, presque imperceptible ! Dans le yogasûtra, Patanjali dit : « La respiration est lente et subtile, elle commence et se termine hors du corps » (livre deux, aphorisme 50). C'est comme si je ne respirais plus, sauf que je respire puisque je ne meurs pas ! Mais faites comme vous avez appris lors de la Révélation. Je ne veux pas vous rendre confus, c'est juste pour vous dire ce qu'est le Saint-Nom. Ce feeling est en nous tout le temps. On le perçoit en étant attentif et, pour ça il y a la technique dite du Saint-Nom.

 

Le Saint-Nom est vertigineux : on y est comme au beau milieu d'une cathédrale pleine de résonances. Dans la béatitude, on se dilate pour occuper tout l'espace. On est dans la perfection et on n'a plus besoin de rien.

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les trois piliers et observez l'agya. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #cathédrale, #centre, #béatitude, #royaume, #spiritualité, #méditation, #lavoie

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