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Il n'y a pas un moment donné où c'est le temps de l'être. Le temps de l'être, c'est tout le temps ! Et pour être, l'âme il faut faire un pas de côté par rapport au fait de faire les choses. C'est en fait les choses qui nous font faire. Les choses nous dirigent. Ce sont les obligations que l'on a qui nous font nous occuper d'elles.

 

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Être et faire, ce n'est pas incompatible, mais on peut ou pas avoir conscience d'être tout en faisant. Par exemple, je fais du vélo. Je fais la vaisselle. Je fais la cuisine. Je fais mes devoirs scolaires. Je fais de la méditation, du service, du satsang, je vais à la messe, je fais mon jardin. Les choses à faire peuvent entrer dans un emploi du temps. L'être, c'est autre chose, ce n'est pas une question de temps. Il n'y a pas un moment pour être. Le fait de ne pas être mort ne suffit pas à être. Si on privilégie le fait d'être, on devient un être conscient d'être. À ce moment là « Je » suis en train de faire du vélo ! « Je » fais la vaisselle. C'est le « je » qui fait les choses. Le faire, ça vient en second, l'important, c'est d'être. Alors on est en conscience et c'est avec cette conscience que l'on fait les choses. C'est ça la spiritualité !

 

Je ne parle pas de religion, je ne parle pas de livres-saints, de dogmes, de choses autorisées, de choses interdites, etc. Je parle de spiritualité. La spiritualité, c'est la vie de l'être, c'est l'âme, ce n'est pas les pensées, les avis que l'on a à propos de telle ou telle chose. Ce n'est pas ce que les autres pensent de moi et ce que je pense de moi. Ce n'est pas la fonction sociale, familiale, professionnelle que j'occupe. Ça, ce sont des choses à ne pas négliger, qui font partie de l'existence, mais le plus important, avant de faire les choses, c'est d'être.

 

 

Être tout le temps

 

 

Il n'y a pas un moment donné où c'est le temps pour être. Le temps pour être, c'est tout le temps ! Et pour être il faut faire un pas de côté* par rapport au fait de faire. C'est en fait les choses qui nous font les faire, elles nous dirigent. La vaisselle est sale, alors on fait la vaisselle et on met le fait d'être vivant entre parenthèses, le temps de la vaisselle. Le temps de la vaisselle, c'est la vaisselle qui nous dirige. Quand la vaisselle est finie, on recommence à être.

 

*C'est le non-agit dont Lao-Tseu parle dans le Tao-Te-King.

 

Non, non ! ÊTre c'est tout le temps, même pendant la vaisselle ! Le plus important n'est pas la vaisselle, c'est d'être vivant, d'être conscient ! Il n'y a pas moyen de vivre pleinement autrement. Si on veut vivre en pleine conscience, il faut d'abord être conscient de la vie qui est en nous. La vie et la mort se rappellent à nous à chaque fois que l'on respire. À chaque fois que l'on expire, la mort se rappelle à nous, parce qu'au bout de l'expiration, si rien ne vient, on meurt. Quand, au bout de l'expiration, l'air pénètre nos poumons, c'est la vie qui se rappelle à nous et c'est une Grâce.

 

 

Être en conscience

 

 

Cette vie qui pénètre en nous est éternelle. Elle n'est pas assujettie au faire, aux pensées, à la personnalité ni aux sentiments. Il n'y a pas de sentiments, dans le fait de respirer, ni mauvais ni bons. On respire, c'est tout et on est, grâce à ça et c'est le plus important. Tout au long de la journée, notre priorité devrait être la conscience de la vie. Certains parlent du prànà, je les laisse dire, ce n'est pas complètement faux, mais qu'est-ce que le prànà, les nadis, etc ? Là, on commence déjà à être dans le faire ; on fait l'analyse de ce qu'est la respiration, de ce qu'est le prànà, de ce que sont les nadis, on commence déjà à faire quelque chose. On n'est plus dans l'être*, on est dans la réflexion intellectuelle.

 

* Cette notion nous renvoie au "non-agir" du Tao-Te-King.

 

La réflexion nous fait prendre un temps de retard. On réfléchit toujours moins vite que l'on vit. Quand on vit l'instant, c'est toujours plus rapide que quand on réfléchit. Si vous passez votre temps à réfléchir à la vie, vous ralentissez, vous êtes en décalage. On peut réfléchir quand on en a besoin, quand c'est nécessaire, mais si vous réfléchissez sur vous-même, c'est une plongée dans l’abîme. Être d'abord, faire ensuite. Bien sûr qu'il faut faire la vaisselle, bien sûr qu'il faut faire à manger, bien sûr qu'il y a des choses à faire, faisons les, puisqu'il le faut, c'est dans l'agya : faire ce qu'il y a à faire, quand on a à le faire, comme on doit le faire, mais d'abord il s'agit d'être et d'être conscient.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les trois piliers et observez l'agya. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #être, #faire, #nonagir, #spiritualité, #bonheur, #Tao, #lavoie

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