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On peut jouer le rôle du parfait, du zen, de l'équanime, plein de l'amour de Dieu durant un moment mais chassez le naturel et il revient au galop, comme quand on a du ventre et que l'on sert les abdos, qu'il y a en dessous, pour s'amincir...ça tient un moment mais pas longtemps ! On est toujours plein de l'amour de Dieu, qu'on en ait l'air ou pas.

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On peut être tout le temps conscient du Saint-Nom, on peut aussi ne pas l'être tout le temps, ne l'être que de temps en temps. Il n'y a pas que la fréquence, ou le nombre de fois qui compte ; il y a aussi l'intensité. On peut être un peu conscient ou profondément conscient, un jour fortement, un autre légèrement ou mélanger les deux : être, au cours d'une même journée, tour à tour légèrement et profondément conscient du Saint-Nom.

 

La pratique de la technique dite du Saint-Nom, tout au long de la journée, dans le service (un des trois piliers de la sadhana*), est essentielle mais on peut aussi ressentir le Saint-Nom, dans le haut de sa poitrine, le bas de sa gorge, ce que l'on nomme le « sourire-intérieur », feeling que certains attribuent au thymus. On peut ressentir ce feeling gratifiant sans pratiquer la technique, simplement en étant heureux, amoureux, comme on peut ressentir ce feeling en méditant.

*Mot sanskrit signifient : ''Ce qu'il fait faire", ensemble de ce qui constitue une pratique.

 

Ce qui est important

 

 

Ce feeling agréable est une bonne chose à vivre, mais ce n'est pas le plus important. Le plus important est la pratique de la technique. C'est elle qui donne la maîtrise du mental, de ses émotions, de ses pensées, de ses variations (vrttis). On a toujours le cerveau qui fonctionne, tant que l'on est vivant et conscient. On aura toujours des pensées, on ne peut pas les arrêter. On peut s'en éloigner, ne pas les écouter mais pas les faire disparaître. La méditation peut ralentir votre rythme cardiaque, votre électro-encéphalogramme, elle peut vous permettre de faire fondre de la neige, par la chaleur de votre corps, de rester biologiquement jeune, ne faisant pas son âge, mais on s'en moque ; on n'est pas dans « L'ashram a un incroyable talent » !

 

On a des pensées, sur lesquelles on n'a pas vraiment de prise, mais on a aussi un « faux-ego ». On ne peut pas être toujours dans la maîtrise, nous sommes humains, pleins d'hormones et les hormones sont plus fortes que notre volonté, le plus souvent. Parfois on se laisse aller à notre lourdeur, à notre nature d'humains.

 

 

La perfection ou pas

 

 

Parfois on quitte l'Observance des trois piliers, sans vraiment s'en rendre compte, et les choses vont bien un moment ; on vit sur l'inertie de la pratique, nos réserves de coolitude et, à un moment donné, quand l'élan de la pratique s'épuise, on se retrouve la conscience au plus bas, dans un état de confusion que l'on connaît bien. Le remède à ceci sont les pauses Saint-Nom ; quand plusieurs fois par jour, quatre, cinq ou six fois, on cesse toute activité, on s'assied et on ferme les yeux pour pratiquer le Saint-Nom de façon plus profonde que dans le service. Pas besoin de faire ça longtemps, cent vingt secondes, soit deux minutes, suffisent.

 

La perfection ne se peut pas de notre vivant. Tant que l'on est vivant, on est mortel et fragile, ce qui nous éloigne de la perfection. Le Saint-Nom, en nous, est parfait mais nous ne sommes pas que faits du Saint-Nom, durant notre incarnation et c'est bien, Dieu l'a voulu ainsi, et il avait ses raisons. On touche à la perfection seulement dans le samadhi* et la mort. Durant notre vie, même d'initié pratiquant, même d'animateur de La Voie, on est imparfait. Le reconnaître c'est faire preuve d'humilité et l'humilité est un terreau sur lequel pousse la graine du vrai baptême. Le mot humilité vient du latin « humus », comme le mot homme.

*Extase mystique, derniers degré de la méditation

 

Plus jamais dupe

 

 

Le plus important n'est pas tout ça...En vérité, quand on avance dans notre vie, avec la pratique de La Voie, on acquiert un état de conscience faisant que l'on n'est plus jamais dupe du faux-ego. On peut être énervé, vexé, en colère, con, mais on sait d'où ça vient et comment se débarrasser de ces éclats du faux-ego. Après il reste à le vouloir ! Le but de la spiritualité n'est pas de se débarrasser de notre nature humaine. On en sera débarrassé bien assez tôt avec la mort.

 

On peut jouer le rôle du parfait, du zen, de l'équanime, plein de l'amour de Dieu durant un moment mais chassez le naturel et il revient au galop, comme quand on a du ventre et que l'on sert les abdos, qu'il y a en dessous, pour s'amincir...ça tient un moment mais pas longtemps ! On est toujours plein de l'amour de Dieu, qu'on en ait l'air ou pas. Après, si on veut en avoir l'air c'est pour plaire. Si vous n'avez pas besoin de plaire, vous gardez l'amour de Dieu au secret de votre for intérieur.

 

La vraie réalisation c'est vraiment de ne plus être dupe du faux-ego. Quand on est con on est con et ce n'est pas la faute des autres. Quand on dit : « Les autres m'énervent », on dit une bêtise. Ce ne sont pas les autres qui nous énervent, on s'énerve tout seul...Sans doute à cause des autres, parce qu'ils nous insupportent, mais c'est de notre faute à nous. Vous n'allez pas obliger les autres à rouler moins vite et à s'engager plus vite dans les ronds-points ! Quand on est dans un état de conscience plus con, on le sait et il y a une solution, pour y remédier : une pause Saint-Nom.

 

Tout le monde est un peu con...on est toujours le con de quelqu'un. Ce n'est pas grave, il faut le savoir. Ce qu'il y a de plus beau, en nous, de plus noble et de plus admirable, ce dont on peut être le plus fier, c'est de la dévotion que l'on a pour Dieu. L'important c'est de ne pas s'identifier à notre connerie, d'avoir du détachement, de la lucidité. Alors l'humilité peut nous prendre et, pour le coup, on se fait moins con. On peut de temps en temps déraper mais sans être dupe de la vérité. On peut être énervé, distrait, con, mais plus confus. La confusion vient de l'ignorance, mais quand on a la connaissance* de l'âme on n'est plus ignorant.

*Connaissance-non-apprise

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les trois piliers et observez l'agya. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #ego, #fauxego, #vanité, #spiritualité, #spirituality, #hansyoganand, #lavoie, #yogaoriginel, #yoga, #bonheur, #méditation, #positive

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