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Il est possible de mettre le mental sur pause, par la pratique du Saint-Nom et là, on se rend compte à quel point le détachement est fondamental. Avant de se détacher, il faut lâcher prise. Mais on ne peut pas se détacher sans avoir quelque chose à quoi s'attacher. Nous sommes comme des moules : il nous faut un support.

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Le détachement est une vertu, un état de conscience qui donne matière à commentaires, parce que c'est tellement grand, essentiel en spiritualité, dans le processus de réalisation, dans l'existence. Mais le détachement, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Quand on croit savoir quelque chose à son propos, on se rend compte, au quotidien, que c'est encore plus fondamental qu'on le pensait.

 

Dans le « mécanisme » d'acquisition du détachement, on passe par un premier stade, qui est de croire que le détachement, c'est se débarrasser de ses attachements. On est attaché aux gens, aux êtres, aux biens matériels, mais pas seulement, on est aussi attaché à une image de soi, à des idées, des croyances, des concepts, etc. Ainsi, certains chercheurs coupent les ponts avec leurs familles, leurs amis afin de se détacher. On peut aussi jeter à la benne ses possessions matérielles, donner ses bijoux, ses montres, ses costumes, son argent, son auto, etc. Ce genre de détachement, qui consiste à jeter ce à quoi on est attaché, n'est pas le vrai détachement.

 

 

S'attacher au Saint-Nom

 

 

Le détachement, c'est autre chose, c'est plus que de lâcher ce que l'on possède. Après ce stade, on passe à plus profond, à plus vrai : s'attacher au Saint-Nom. « Le vrai détachement, c'est l'attachement au Saint-Nom ». (Hans yoganand). Quand on est un pratiquant assidu de La Voie, on croit qu'après-avoir dit ça, on a tout dit, mais c'est encore plus profond que ça, le détachement !

 

Le détachement peut aussi être de pratiquer la technique (de méditation) du Saint-Nom sans rien attendre de cette pratique. Après tout, quand on pratique le Saint-Nom, dans le service ou en méditation formelle, si on a une joie qui gonfle en nous, comme une bulle de savon, et vient éclater à la surface de notre conscience, c'est bien mais si ce n'est pas le cas, si, en pratiquant la technique du Saint-Nom on ne ressent pas cette joie gonfler notre poitrine, ce n'est pas une raison pour cesser de pratiquer. On continue sans rien laisser paraître. On prend les choses comme elles viennent, sans « états d'âme ». Conscience du Saint-Nom ou pas, ressentir les effets de cette conscience ou pas, on pratique la technique parce que ça fait partie des trois piliers, base de notre sadhana.

 

Le détachement s'exerce aussi à ce niveau, ce qui ne veut pas dire que l'on est indifférent, en effet, quand la conscience nous vient en pratiquant et que notre poitrine s'ouvre à cette douceur, on est heureux. Le détachement n'est pas l'indifférence, mais l'attachement à la pratique du Saint-Nom. L'Observance des trois piliers ne doit pas être motivée par l'espérance en un résultat, mais par l'obéissance et le respect de son engagement et par la foi. « La foi n'est pas la crédulité, mais la confiance ». (Hans yoganand).

 

 

Le but n'est pas de ressentir la paix

 

 

De toutes façons, que l'on ressente une émotion gratifiante, en pratiquant le Saint-Nom, ou pas, qu'importe. Le but n'est pas de ressentir de l'amour, de la paix, mais de maîtriser nos émotions et nos pensées, notre mental, en un mot. Le reste, c'est en plus. C'est agréable, motivant, mais c'est en plus. C'est la maîtrise, « samyama », qui donne la Réalisation. La « Réalisation » est le but de toute la pratique, de toute la sadhana. Ce n'est pas l'éveil ni la Libération des chaînes du samsara. Bien sûr qu'il s'agit de la Libération, mais cette idée de Libération n'est pas une motivation valable au quotidien. La Réalisation, c'est de rester le maître du mental du lever au coucher, l'indifférence aux variations du mental (Yogasûtra 1.2) et pour ça il n'y a pas trente-six moyens : le moyen, c'est la pratique du Saint-Nom et l'Observance des trois piliers et de l'agya.

 

La technique du Saint-Nom est comme un « bypass », elle contourne le mental et permet à la conscience de « vivre sa vie » sans les émotions ni les pensées. Elle évite de passer par les mantras et les techniques de maîtrise du souffle. Les mantras et la maîtrise du souffle (prànàyàma) sont du domaine du mental. Le mantra, on le dit et/ou on le pense, la technique du Saint-Nom ne se dit ni ne se pense. Il suffit d'écouter. Quand on se concentre sur la technique, on se met hors du jeu du mental.

 

 

Mettre sur pause

 

 

Ceux qui cherchent à vaincre le mental par la réflexion mentale, le font parce qu'ils ne savent pas faire autrement. Il ne leur viendrait pas à l'idée qu'il existe une technique pour s'extraire du mental sans se servir du mental. Combien de personnes ne s'identifient pas à leurs pensées ? Très peu. La très grande majorité des gens pense que quand ils pensent c'est eux qui pensent et ils s'identifient à leurs pensées. Nous ne sommes pas nos pensées, nos émotions ni nos connaissances pas plus que nos souvenirs. Pour savoir ça, pour le réaliser réellement (tautologie), il faut s'être extrait des pensées. Pour faire ça, il faut pouvoir poser sa conscience en un point, en nous, où il n'y a pas de pensées. C'est tout l'enjeu de la méditation profonde.

 

Il est possible de mettre le mental sur pause, par la pratique du Saint-Nom et là, on se rend compte à quel point le détachement est fondamental. Avant de se détacher, il faut lâcher prise. Mais on ne peut pas se détacher sans avoir quelque chose à quoi s'attacher. Nous sommes comme des moules : il nous faut un support. On peut se détacher quand on a autre chose à quoi s'attacher. Cette chose à laquelle s'attacher doit être une chose qui nous libère. Cette chose, c'est la pratique du Saint-Nom. Mais pour s'attacher à la pratique du Saint-Nom, il faut d'abord connaître la technique et lâcher prise...c'est à dire faire confiance et pratiquer.

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les trois piliers et observez l'agya. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

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