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Quand on dort, que l'on rêve, on ne se dit pas que l'on est en train de rêver ; on se croit dans la réalité. Quand on se réveille, que l'on se lève, habituellement, on ne tient pas compte des rêves pour vivre notre vie.

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Quand on dort, que l'on rêve, on ne se dit pas que l'on est en train de rêver ; on se croit dans la réalité. Quand on se réveille, que l'on se lève, habituellement, on ne tient pas compte des rêves pour vivre notre vie. Je ne parle pas des rêves comme : « Je rêve d'un monde meilleur », « Je rêve d'une promotion », ça, c'est des rêves qui nous motivent dans la vie réelle, mais je vous parle des rêves que l'on a pendant notre sommeil.

 

 

Rêve et réalité

 

 

C'est ainsi que ça se passe en spiritualité, telle que vécue sur La Voie : quand on est « Dans le Saint-Nom », que ce soit la pratique de la technique et/ou la conscience de sa paix, dans le service, au cours de la journée, ou en méditation formelle, assis sur son zafu (coussin de méditation), on réalise, sans même y penser. On ne se le dit pas forcément, quand on médite sur le Saint-Nom, « C'est fou, je suis revenu à la réalité » mais on le ressent.

 

En fait, la vie que l'on mène habituellement, quand elle n'est pas dans le Saint-Nom, est comme un rêve. Ce qui ne veut pas dire que pour un pratiquant, la vie passée en dehors du zafu, de la méditation-formelle (ou profonde), n'est qu'une illusion, car il y a le service. Le service est une sorte de méditation en action. On médite en faisant sa vaisselle, on médite en balayant le sol, on médite en conduisant son auto, on médite en mangeant. On peut méditer en faisant tout... théoriquement, parce qu'en pratique ce n'est pas toujours évident.

 

On peut méditer ainsi du lever au coucher, ce qui s’appelle la « Réalisation », qui est le but de La Voie. On peut pratiquer la technique du Saint-Nom en faisant tout ce que l'on a à faire, moins profondément qu'assis, les yeux fermés, sur son coussin de méditation (zafu). C'est tout de même suffisant pour que l'on sente, en agissant ainsi, qu'à ce moment là, on est dans la vraie vie, dans la conscience de la vie. On se rend compte à quel point elle est belle, précieuse et que tout est imprégné du Saint-Nom.

 

 

La vie en conscience

 

 

J'ai déjà pris cet exemple, excusez-moi de me citer, le Saint-Nom, pour un disciple pratiquant, c'est comme la force pour un jedi, dans les films de Georges Lucas, « La guerre des étoiles ». Les Jedis disent que la force est ce qui baigne tout l'univers et ses créatures. C'est exactement ça, le Saint-Nom, le Verbe, la Parole ou, comme disait Lao-Tseu, la « vertu du Tao ». Le Tao, c'est l'infini et sa vertu, c'est d'être la vie en chaque chose, en chaque être vivant. La vie qui est dans une pierre, dans une herbe, dans un animal et dans un Homme est la même. La conscience est différente.

 

Tout est empli de la même vie, mais la conscience c'est encore autre chose. La conscience, c'est de se rendre compte de cette vie et de son importance. Cette conscience individuelle est donnée par l'ego. C'est parce que l'on a un ego que l'on peut méditer. Vous le savez, pour nous, l'ego n'est pas le méchant de l'histoire... Le méchant de l'histoire c'est le « faux-ego », comme expliqué dans la Bhagavad-Gîtâ et le Bhaktimàrga.

 

On se rend compte que l'on est en train de vivre sa vie « pour de vrai », lorsque l'on est « dans le Saint-Nom », la pratique de la technique et/ou la conscience de l'amour intérieur que le Saint-Nom fait rayonner. On peut pratiquer la technique et ne pas le ressentir, on peut la pratiquer et le ressentir ou ne pas le ressentir et le ressentir aussi, d'ailleurs, quand on est très amoureux ou occupé à quelque chose qui nous demande toute notre concentration. On ressent alors cette plénitude, cette sensation d'accomplissement, de non-désir, de satisfaction suprême.

 

La satisfaction suprême c'est quand on n'a plus de désir et quand on est conscient de la béatitude, on est dans la satisfaction suprême, ultime. Ce n'est pas comme si on avait pris un LSD et que l'on se baignait dans le Pacifique à la poursuite d'un dauphin rose... ce n'est pas ça, la satisfaction suprême. C'est simplement une satisfaction que rien ne peut déranger, qu'aucun désir ne peut venir effacer. On est satisfait, on ne veut plus rien et là, c'est extraordinaire.

 

 

Petit secret de spiritualité

 

 

Un petit secret de spiritualité : avec le temps, les années de pratique, on se rend compte de quelque chose ; c'est que la pratique de La Voie n'est pas faite pour aller pêcher en soi de la paix, du discernement, de l'amour, de la joie de vivre, du détachement pour, ensuite, aller dans la vie sociale, matérielle, incarnée et exister d'une bonne façon, mais bien au contraire, on se rend compte que c'est l'existence, menée de la bonne façon, qui permet d'aller en méditation-profonde, pour y cueillir les fruits de La Voie. On ne va pas, en soi, cueillir les fruits de La Voie, pour ensuite les manger dans le monde, mais on va vivre dans le monde, de telle façon qu'au moment de la méditation-profonde, on puisse aller dans cette réalité encore plus fort que dans le service.

 

Être dans le service c'est être dans le monde matériel, tout en gardant une petite part de notre attention sur l'essentiel, sur la Grâce que Dieu nous donne, à chaque instant, de vivre, par une technique particulière que l'on nomme « la technique du Saint-Nom », la réalité, sa réalité, au delà des sens, au delà de la vie et de la mort. C'est là, dans la méditation-profonde, que l'on peut avoir une parfaite conscience de la béatitude, satçitananda. Pour arriver à cet état très subtil, on doit passer sa journée à tenir le fil d'or du Saint-Nom, du service.

 

La journée, a pour but de nous préparer à la méditation... Elle a aussi comme raison d'être d'élever nos enfants, de travailler, de nous occuper de notre foyer, etc. Mais spirituellement elle a pour raison d'être de nous préparer au rendez-vous avec la béatitude. Quand on voit la différence qu'il y a entre la vie passée la conscience dans le Saint-Nom et la vie passée hors de cette conscience, c'est énorme : d'un côté, on vit, de l'autre on existe. Exister, c'est bien, vivre, c'est incomparable.

 

Quand on fait les choses en conscience du Saint-Nom c'est ça la dévotion ! Si vous travaillez bien, pour être payé et que vous travaillez excellemment bien ce n'est pas la même chose. Si vous travaillez excellemment bien, vous ne serez pas mieux payé. La différence entre travailler bien et excellemment bien, c'est ça la dévotion, le service ! Faire les choses bien, vous le faites parce que vous y êtes obligé, mais faire les choses plus que bien, c'est pour Dieu que vous le faites. C'est ça le service.

 

 

Tout ne dépend pas de vous

 

 

Si vous semez du mycélium de truffes, dans une terre favorable, au pied de chênes, que les truffes viennent ou non ne dépend pas de vous. Vous, ce qui est de votre ressort, c'est de semer le mycélium, ensuite ça vous échappe. Pour pêcher, vous plongez dans l'eau une ligne, avec au bout un hameçon avec un appât, mais que le poisson vienne s'y prendre ne dépend pas de vous. C'est ainsi avec la méditation-profonde : vous passez votre journée dans le service, que ça « donne » ou non, ne dépend plus de vous. Mais si vous ne semez pas le mycélium, si vous n'accrochez pas d’appât, au bout de la ligne et que vous ne la plongez pas dans l'eau, si vous ne restez pas dans le service la journée, rien ne se passera, vous n’aurez pas de truffe, pas de poisson et pas de Grâce.

 

Soyez déterminé, mais pas seulement au moment de vous asseoir en méditation. Soyez déterminé du matin jusqu'au soir, dans la pratique du Saint-Nom, dans le service et vous arriverez, sur vous zafu, avec la juste posture intérieure. Vous irez dans dhyana et là vous rechargerez vos accus de vie. Cette recharge de vie n'est pas forcément significative pendant cette heure de méditation, c'est souvent le lendemain, dans la journée de service, que ça se remarque le plus. Vous êtes plus facilement dans le service. C'est un cercle vertueux : vous êtes bien dans la journée, donc vous méditez mieux, vous méditez mieux, donc vous êtes mieux dans la journée, etc.

 

Maintenant vous pouvez tomber, parce que vous êtes humain, mais en tombant, vous ne perdez pas votre progression dans la réalisation. Vous « remontez en selle » et recommencez à partir d'où vous êtes tombé, pas depuis le début ! Quand vous revenez au Saint-Nom, après en être parti, vous vous rendez compte, pile à cet instant, que vous êtes au bon endroit !

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #méditation, #lavoie, #spiritualité, #bonheur, #rêve, #réalité

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