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Tant que vous ne mourez pas à l’ancienne personne vous ne pouvez pas faire le tri, en vous, entre ce qui est vrai et ce qui est faux ; il vous manque une référence, un point de comparaison. Il est nécessaire de connaître le vrai pour devenir capable d’éliminer le faux.

 

 

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Nicodème

 

 

C’est toujours la même chose cette histoire de renaître au Royaume… le Christ parlait à Nicodème, un pharisien et collègue de Joseph d’Arimathie, ce Joseph qui aurait joué un grand rôle après la crucifixion du Christ (à supposer qu’elle ait bien eu lieu)…donc Jésus parlait à ce Nicodème de mourir au vieil homme (en esprit) afin de renaître (en esprit) au nouvel homme, seul capable d’entrer au Royaume.

 

« Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : en vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume. Nicodème lui dit : comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : en vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît dans l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau ». (L’évangile selon Jean 3 : 1-7)

 

« Il y avait, parmi les Pharisiens, un homme nommé Nicodème, un chef des Juifs. Il vint de nuit trouver Jésus, et lui dit : "Maître, je sais que tu viens de la part de Dieu, car personne ne saurait parler comme tu le fais, si Dieu n’est pas avec lui." Jésus répond et lui dit : ''En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le Royaume." Nicodème lui dit : ''Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il retourner dans le sein de sa mère et renaître ? '' Jésus répondit : ''En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît par l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume ''. ''Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit ''. ''Ne t’étonne donc pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau '' ». (L’évangile de Jésus 4:1 à 7)

 

Il était question de renaître en esprit au Royaume dans cette vie, pas après la mort. C’est pour cette raison que Jésus a précisé « en esprit ». Nicodème a été étonné et a posé cette question au Christ : « Comment peut-on renaître dans le sein d’une femme de son vivant ? ». Le Christ a répondu que ce qui était né de la chair était chair et ce qui était né de l’esprit était esprit.

 

Cette histoire relatée par l’évangile est bien plus importante que le nombre de lignes qu’elle occupe car cette mort, en esprit, du vieil homme (ou femme !) de son vivant est l’essentiel de toute vie spirituelle bien comprise et il ne s’agit pas d’une allégorie, d’un symbole : il s’agit de la mort de nos attachements.

 

 

Le vrai détachement

 

 

Cette affaire de détachement, de mort des attachements n’est pas l’attachement à sa montre, à sa maison, à ses amis, à son automobile… ce type d’attachement est très facile à combattre. N’importe qui est capable de jeter aux ordures ses biens matériels… non, il ne s’agit pas de cela mais bel et bien de l’attachement à « soi », ou plutôt à l’image que l’on a de soi.

 

Vous savez, le mental, l’ego-spirituel peut trouver cool de tout jeter, de se promener à moitié nu, le corps et les cheveux recouverts de cendre en chantant des mantras. Des milliers de gens le font à cause de leurs concepts spirituels. Il n’est pas nécessaire d’être initié à La Voie pour ça. Il existe même un snobisme occidental pour ces choses-là. Certains jouent les pauvres le temps de leurs vacances durant lesquelles ils font un trip mystique au Népal ou en Inde, comme si ces deux pays avaient le don de transformer leurs concepts en vérité.

 

Certains s’assoient au pied d’un arbre et se mettent en méditation, apparemment, durant des semaines entières suscitant ainsi l’admiration et la dévotion de milliers de visiteurs et c’était là le but de leur ego-spirituel.

 

Le vrai détachement c’est mourir à « soi ». Cette mort en esprit passe par l’exécution de sa vanité, de ses concepts, de ce que l’on croit savoir, être capable ou non de faire. Cette mort de la vieille personne c’est la « petite mort », la répétition générale de la grande. Mourir à la vieille personne c’est mourir au faux soi pour renaître au vrai. Mais le vrai, on ne le connaît qu’une fois que l’on a laissé mourir le faux… en attendant on ne sait pas ce qu’est le vrai et le mental se dit « Mieux vaut un tien que deux tu l’auras ». Il a peur, il manque d’enthousiasme et c’est pourquoi c’est si difficile à faire !

 

Il faut de la motivation, de la foi ou confiance pour mourir à la vieille personne, à l’attachement à l’image que vous avez de vous. Cette image de vous change avec le temps. L’image que vous aviez de vous n’est pas la même aujourd’hui que celle que vous aviez de vous à l’âge de quinze ans. L’image que vous aviez de vous à quinze ans n’est pas la même que celle que vous aviez de vous à vingt-cinq ans ou trente. Alors ? Pourquoi tenir à cette image ?

 

 

Ce qui est permanent

 

 

Alors ? C’est qui cette personne nouvelle, ce vrai vous que vous êtes vraiment et auquel vous devez renaître ? C’est le « vrai soi », le « soi permanent », celui qui est de votre naissance à votre désincarnation toujours le même. La nouvelle personne à naître c’est l’ancienne ! C’est l’ancienne débarrassée de tout ce qui est faux.

 

Tant que vous ne mourez pas à l’ancienne personne vous ne pouvez pas faire le tri, en vous, entre ce qui est vrai et ce qui est faux ; il vous manque une référence, un point de comparaison. Il est nécessaire de connaître le vrai pour devenir capable d’éliminer le faux.

 

Vous êtes la même personne aujourd’hui que lorsque vous aviez six ans, huit ans, douze ans, vingt ans ou trente… la personne qui voyait le monde par la fenêtre des yeux est la même aujourd’hui qu’hier ou même qu’avant-hier. Mourir à la vieille personne, selon le Christ, c’est faire cette redécouverte de soi-même, de ce soi-même permanent.

 

En grandissant, puis en vieillissant vous avez des choses qui viennent et d’autres qui s’en vont, des choses s’inscrivent en vous, d’autres s’effacent et au bout d’un certain nombre d’années vous êtes fait d’un fatras de choses vraies et de choses fausses mélangées et vous êtes incapable de faire le tri. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de mourir à la vieille personne, ce qui veut dire de tout jeter : le faux tombera, le vrai restera.

 

Ce n’est pas facile à faire, c’est pourquoi il existe des méthodes, des outils qui permettent cette démarche. La Voie est une de ces démarches. Pour être capable de se détacher il faut avoir quelque chose d’autre à laquelle se rattacher et La Voie, à travers l’initiation ou Révélation, donne cette autre chose. L’initiation ne suffit pas, il est nécessaire de pratiquer régulièrement les trois piliers.

 

C’est bien de se détacher de l’image que l’on a de soi, de ses concepts, de ce que l’on croit savoir mais il n’y a pas que ça, dont il est bon de se détacher, le passé est une autre chose… pas les souvenirs mais l’impact négatif que le passé a eu sur votre véritable identité, être spirituel.

 

 

Le passé

 

 

Il y a tant de choses du passé qui plombent votre présent : untel se sera fait tripoter quand il était enfant, un ou une autre n’aura pas connu son père, ou sa mère, ou les deux et tant d’autres choses vraies ou fausses. Parfois des choses vous ont traumatisé alors qu’elles n’étaient que le fruit de votre imagination.

 

Quand j’étais enfant ma mère, quand je montais les escaliers devant elle, et que j’étais en short, riait et me nommait « cannes de coq ». J’en ai conçu un complexe et j’ai toujours été gêné de me mettre en short, à cause de ça. Jeune adulte, j’ai demandé à ma mère pourquoi elle m’avait ainsi nommé « cannes de coq », elle me répondit que c’était à cause de la façon dont je montais les escaliers, de ma démarche, quand j’étais petit et que les marches étaient hautes pour moi… ce n’était pas, comme je l’avais toujours pensé, parce que mes jambes étaient maigres ! En plus elles ne l’étaient certainement pas. Je ne dois pas être le seul à avoir ainsi développé un complexe sans cause objective.

 

Tant que vous accordez trop d’importance à la personne que vous croyez être vous serez dans l’impossibilité de la laisser mourir (en esprit). A en croire le Christ, et d’autres plus ou moins connus, mourir en esprit, à la vieille personne est l’étape indispensable pour connaître le Royaume. Ceci dit très peu de gens veulent connaître le Royaume et encore moins de gens ont une idée précise de ce qu’est ce Royaume, alors… mourir, même en esprit, pour ça ce n’est pas très motivant !

 

Le Royaume n’est pas un lieu, même éthéré, ce n’est pas le paradis… ce mot désigne un état de conscience qu’en Inde certains nomment « satçitananda » ou « Parfaite conscience de la béatitude ». C’est l’état auquel aspire l’âme. Elle est issue de cet état et aspire à y retourner et y retourner est le but de la vie humaine, au-delà des « petits buts » individuels.

 

 

Heureux d’être vivant

 

 

Attachez-vous à ce qui est constant, pas à ce qui est changeant. Dans ma vie tout a toujours changé et, depuis tout petit, j’ai pris cette habitude, pour me rassurer, aussi, quand j’ai été initié à La Voie, en Inde, en 1975 je n’ai pas eu de problèmes avec cette notion mais je connais d’autres gens qui ont plus de problèmes. C’est important, c’est essentiel.

 

Quand on me demande si je suis heureux je ne sais quoi répondre… je me moque bien du bonheur, mon état d’âme ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est le Saint-Nom, la béatitude, d’en avoir conscience et de profiter de chaque souffle que la Grâce me donne de vivre. Est-ce que ça me rend heureux ? Je ne suis pas sûr que ce mot convienne pour décrire l’état de conscience où me met cette démarche.

 

Je m’intéresse à la vérité et moi dans cette vérité ça ne m’intéresse pas car moi je ne vais pas durer longtemps. Je préfère m’intéresser à ce qui dure longtemps, à ce qui n’est pas borné par la naissance et la mort.

 

Soyez heureux d’être vivant à chaque instant et rendez grâce à la vie qui vous anime pour ça. La pratique des trois piliers, La Voie vous permet de faire ça aussi.

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya (maison du bonheur), enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation, qui observent l'agya et pratiquent les trois piliers. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation, que vous observez l'agya et pratiquiez les trois piliers. Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

 

Sri Hans yoganand ji.

 

 

 

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