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Dans notre enfance il a existé des moments d'ennui qui étaient emplis de paix, de béatitude et des parfums, des musiques, des bruits de notre enfance nous font souvenir de cette paix. C'est le Saint-Nom qui est notre madeleine de Proust. Nous avons tous les nôtres.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, le bonheur, La Voie, l'enfance et sa madeleine.
Certains parfums nous ramènent à notre enfance, le Saint-Nom fait la même chose

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

 

 « Le Saint-Nom ne peut se dire L’écouter c’est entrer au Royaume de la béatitude » (Bhaktimàrga 1-1-6) On ne peut définir, décrire ni qualifier le Saint-Nom… Mais parce que mon histoire, dans cette vie, est ce qu’elle est, j’ai tout de même une formule du Saint-Nom. Quand je parle de formule, je veux dire comme pour les parfums, je parle de ce qui entre dans leurs compositions.

 

 

Des gens très riches demandent à une maison de parfums, comme Guerlain, de leur faire une formule bien à eux, sur-mesure. Le nez de la marque, le spécialiste des fragrances, va composer un jus sur demande. Le client paiera plus de quarante mille euros et il aura sa propre formule. De la même façon, j'ai ma propre formule pour le Saint-Nom. Cette formule a un nom, comme les parfums en ont un, mon parfum du Saint-Nom a un nom et c’est : « Mon enfance ».

 

 

 

Mon enfance

 

 

 

Dans cette formule, il y a plein de matières odorantes, de madeleines de Proust olfactives. Comme le parfum des mandarines à Noël, celui de la neige, du lilas, des violettes, du foin coupé, des champignons, de la fougère, de la résine. Comme la symphonie d’une basse-cour, avec le chant du coq et les gloussements des poules, le craquement des grands pins qu’agite le vent d’été. Comme les nuages blancs, voyageurs nonchalants du ciel bleu. Comme le bourdonnement d’une mouche prisonnière des rideaux, les rayons du soleil à travers la pénombre de ma chambre, avec les petites étoiles blanches qui s’y meuvent doucement, les tâches si claires que ces rayons font sur le plancher. Comme l’odeur de l’encre violette, de la craie, de la cire, des crayons, du papier des vieux livres et toutes ces petites choses composent la formule de « mon enfance ».

 

 

Ces parfums, ces musiques me ramènent au Saint-Nom comme l’odeur des madeleines renvoyait Proust à son enfance. Enfant, je passais des journées à ne rien faire et de l’ennui naissait la béatitude et cette béatitude avait ces parfums, ces musiques. « Celui qui s'unit à L'Unité connaît Satçitananda, la parfaite conscience de la béatitude. » (Bhaktimàrga 2-5-29)

 

 

 

Ce qui ne change pas

 

 

 

Maintenant je suis grand et je sais méditer sur le Saint-Nom et je le fais et à chaque fois me reviennent ces souvenirs d’enfance, car le Saint-Nom d’aujourd’hui est le même qu’à l’époque. Il est d’ailleurs la seule chose qui n’ait pas changé. Très régulièrement j’ai des bulles d’enfance qui me remontent à la mémoire et à chaque fois la cause en est le Saint-Nom : quand je suis dans le service, en méditation je me retrouve plus de cinquante ans en arrière… heureux les enfants !

 

 

Aujourd’hui, quand je marche sur une route de campagne, longeant des prés et qu’un souffle d’air chaud vient me chatouiller le nez avec un parfum d’herbe sèche, je me retrouve dans la béatitude. Ça fonctionne dans les deux sens, il y a deux entrées ! Alors je suis de nouveau l’enfant que je fus. Je réalise que l’âge n’est qu’une convention sociale, un concept, une idée préconçue et une réalité physiologique, physique, mais que l’âme n’est pas atteinte par cette maladie.

 

 

 

Le lâcher-prise

 

 

 

Ces remontées d’enfance me viennent quand je suis dans le détachement, le lâcher-prise, la confiance. Alors, est-ce que le détachement, le lâcher-prise, la confiance ont le même effet, sur mon âme, que le parfum des pins, de la violette, du Lilas, de l’herbe sèche ? Est-ce qu’ils ont une double entrée, comme les madeleines de Proust ? Je veux dire, est-ce que la confiance peut provoquer la béatitude, comme la béatitude provoque la confiance ? Est-ce que l’abandon à Dieu ou lâcher-prise peut provoquer la béatitude, comme la béatitude provoque le lâcher-prise ? Et ainsi de suite ? Je le crois !

 

 

De quoi est-on, alors, détaché, quand on lâche-prise ? De soi, on est détaché de soi. On est détaché de ce que l’on pense de soi. À propos des gens et des choses, des évènements, on est détaché des questions, des états d’âme… de la vanité et des désirs sans fin, des concepts et de toutes ces sortes de choses. Quand vous êtes toute la journée préoccupé de vous, eh bien vous n’êtes pas dans l’instant, vous ne lâchez pas prise et vous êtes confus, vous souffrez. C’est de ça dont La Voie, l’Observance de son agya, la pratique de ses quatre piliers vous libèrent… si vous le faites ! Avec le lâcher-prise chaque jour est neuf, tout recommence… mais vous devez lâcher ! Et personne ne peut vous y obliger. « Celui qui reste attaché au Saint-Nom connaît le vrai détachement » (Bhaktimàrga 2-2-18)

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #yoga, #béatitude, #enfant, #spiritualité, #détachement, #lavoie, #bonheur

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