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La voiture est usée mais le conducteur est toujours aussi jeune. Si vous vous identifiez à la voiture vous vous sentez usé, mais si vous vous identifiez au conducteur, vous restez jeune. Chaque fois que vous revenez au Saint-Nom, vous revenez au point de départ, vous vous réinitialisez.

 

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Je me souviens, quand j'étais plus jeune, j'avais dix-huit, dix-neuf ans et je partais en Inde attiré par je ne savais pas quoi, mais je n'avais aucun doute, il fallait que j'aille en Inde, alors je suis parti en stop, sac au dos, avec quelques vêtements, des fruits secs et une pièce de cinq francs. Après quelques péripéties je suis arrivé en Inde.

 

Bon, j'ai cherché en Inde, à Pondichéry, chez Sri Aurobindo où Satprem dirigeait l'ashram, ailleurs aussi et j'ai rencontré celui qui fut mon maître. Il m'a initié, j'ai vécu quelques temps en son ashram puis j'ai été obligé de revenir en France, faute d'un titre de séjour. Je me suis retrouvé à Paris, avec nulle part où aller, pas de famille, aucune relation, pas d'argent et chaque nuit je demandais à des passants s'ils pouvaient m'héberger, et chaque nuit quelqu'un acceptait de me recevoir chez-lui...pour une nuit ou plusieurs semaines parfois. C'était dans les années soixante-dix.

 

 

Guidé

 

 

J'étais vraiment comme un oiseau sur la branche et je ne vivais que par la Grâce...je ne me préoccupais pas de ma nourriture et pourtant je mangeais chaque jour, je ne me préoccupais pas de mes vêtements, et pourtant jamais aucun lys des champs ne fut habillé comme je l'étais...en Jeans et tunique indienne. J'étais complètement "space-out", la tête dans les nuages, les yeux pleins de la Lumière-intérieure et je me sentais guidé à chaque pas.

 

J'allais, confiant, sur une voie dont je ne connaissais ni le tracé ni la destination et qui se dessinait au grès des rencontres mais j'avais toujours la certitude que là où je marchais c'était le bon chemin, que là où j'allais c’était la bonne direction. Toute mon existence a été comme ça, excepté une période où je suis tombé dans un trou de confusion suite à un deuil, comme tout le monde, mais dès que je retrouvais la conscience de Sa Grâce les choses étaient ainsi, faites de certitude, de paix, de joie et de reconnaissance.

 

J'étais véritablement guidé. Je m'occupais d'abord de la pratique, des trois piliers de La Voie. Rien n'étais aussi important que d'être dans l'agya, de pratiquer les trois piliers et d'être en conscience du Saint-Nom (Esprit-Saint). Dormir, manger, m'habiller n'était pas ma première préoccupation, la Grâce y pourvoyait. Je n'avais rien, la Grâce me donnait tout. C'est quand on est dans le plus grand dénuement que l'on remarque le plus la Grâce. Ceci dit il n'est pas obligatoirement nécessaire de manquer de tout pour avoir conscience de la Grâce !

 

 

Ce qui ne change pas

 

 

J'ai plus de soixante ans et quand je suis dans la conscience du Saint-Nom, c'est à dire la plupart du temps, je suis le même qu'à dix-huit, dix-neuf, vingt ans...ou trente ans ou même quarante ! L'âge avance, le corps change mais il y a quelque chose en moi, comme en vous, qui reste le même. La pratique de la technique du Saint-Nom nous rebranche toujours sur ce qui ne change pas.

 

C'est devant cette permanence que l'on oublie l'impermanence, l'éphémère, l'illusion. On sait faire la distinction entre l'essentiel et le reste quand on fréquente régulièrement l'essentiel. Je suis de mon temps car je vis dans le présent qui seul existe vraiment. Ce qui n'empêche pas les souvenirs ni, parfois, un peu de douce nostalgie ! Mais le bonheur de maintenant est le même que le bonheur d'avant : il ne change pas.

 

Le bonheur venu du plus profond de soi ne vieillit pas, c'est toujours le même et il ne dépend de rien que de lui-même. Personne ne peut vous le retirer, sinon vous-même, en le quittant des yeux. Avec la bonne technique et la bonne posture intérieure vous goûtez à l'immortalité. C'est l'objet de La Voie, de sa pratique.

 

Le Saint-Nom ne change pas. Si vous faites de lui votre référence vous connaîtrez ce qui dure, ce qui ne change pas dans cette existence où tout bouge, tout change sans cesse.

 

La voiture est usée mais le conducteur est toujours aussi jeune. Si vous vous identifiez à la voiture vous vous sentez usé, mais si vous vous identifiez au conducteur, vous restez jeune. Chaque fois que vous revenez au Saint-Nom, vous revenez au point de départ, vous vous réinitialisez.

 

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya (maison du bonheur) , enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous observez l'Agya. Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

 

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