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Le mental a aussi un pare-feu : c'est à nous d'autoriser une information extérieure à entrer dans notre bios, notre cerveau. Ceux qui ont un firewall puissant, quand on leur explique quelque chose restent campés sur leurs positions, n'en dévient pas d'un pouce ou reçoivent tout avec l'air de celui « à qui on ne la fait pas » se croyant ainsi des esprits-forts.

 

 

 

 

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Dans un ordinateur il y a ce qui est physique, le hardware...ce sont des pièces qui sont fabriquées dans des usines, comme les cartes-mères, cartes-vidéo, cartes-son, le disque-dur, le micro-processeur etc. Il y a aussi le software, le système d'exploitation, les drivers, les logiciels. Dans les software ; il y a aussi le fameux firewall, ou pare-feu censé empêcher l'entrée de données indésirables dans l'appareil.

 

De la même façon, sur les navigateurs, il y a des exclusions de sécurité, comme sur Firefox, chrome, Edge etc. C'est à vous d'autoriser ou d'interdire les popups. Vous les interdisez, pour vous protéger des intrusions de fenêtres de publicité qui apparaissent durant la consultation d'une page internet, mais si vous les interdisez toujours, certaines fonctions utiles, de sites ne fonctionneront plus. C'est à vous de choisir.

 

Pour le mental ça se passe très exactement de la même façon : c'est à nous d'autoriser une information extérieure à entrer dans notre bios, notre cerveau. Ce n'est pas évident. Les gens qui ont un firewall puissant se remarquent, parce que, quand on leur explique quelque chose, ils restent campés sur leurs positions, n'en dévient pas d'un pouce ou reçoivent tout avec l'air de celui « à qui on ne la fait pas » se croyant ainsi des esprits-forts. Les français ont souvent un énorme firewall et beaucoup d'interdictions de popups. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

 

Tout va bien quand cette sécurité s'exerce avec discernement, mais quand elle s'exerce pour tout, sans discernement, vis-à-vis du bon comme vis-à-vis du mauvais c'est tout de même un peu moins bien. On dit de telles personnes qu'elles sont psychorigides.

 

 

Vouloir partager

 

 

Pour le disciple, amoureux de sa pratique, et désireux de la partager de tels gens sont difficiles à toucher car, quand le disciple lui parle de son expérience, au mieux on l'écoute sans rien dire mais ce qu'il dit n'a aucun effet.

 

A propos de prosélytisme : quand vous êtes le disciple d'une voie spirituelle qui vous comble et que vous vous en ouvrez aux autres, certaines personnes se mettent aussitôt à s'écrier : « prosélytisme ! ». Disent-ils la même chose, quand quelqu'un, qui est allé voir un film au cinéma, que ce film l'a particulièrement touché  et qu'il lui conseille, avec enthousiasme, d'aller voir ce film ?

 

Voyez pour le débat à propos du régime alimentaire des êtres-humains, chaque camp reste sur sa position : les végétariens militants, les végans traitent les omnivores de « carnivores », omettant le reste de leur régime omnivore et le fait que l'Homme est omnivore depuis les tout débuts de l'humanité n'y changera rien : le végan a un firewall qui ne laisse passer aucune information n'allant pas dans son sens. C'est ainsi pour tant de sujets !

 

Aussi je dis à mes disciples : si quelqu'un vous rembarre agressivement quand vous lui parlez de La Voie, ne lui en parlez plus, ça ne sert à rien : il ne changera pas d'avis et puis nous n'avons pas besoin de disciples, sur La Voie. La Voie est un chemin individuel, vous n'avez pas besoin d'être nombreux pour y aller. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent. Faites attention à qui vous donnez votre confiture.

 

 

Cochez la case autoriser

 

 

Si vous voulez que l'enseignement d'un maître spirituel puisse vous toucher, il faut que vous ayez coché la case correspondante de votre mental qui autorisera votre pare-feu à laisser entrer ces informations. C'est pourquoi on ne peut pas faire croire ce que l'on veut aux gens sans leur consentement. Il faut autoriser l'enseignement du maître à entrer dans votre bios, c'est à dire dans votre construction intellectuelle de base.

 

Il y a quelque chose en nous qui n'aime pas ça du tout, qui crie au lavage de cerveau quand il ne s'agit que de reconditionnement. Pour accepter un enseignement il faut accepter de laisser tomber des pans entiers de ce que l'on croyait. C'est le principe de l'apprentissage. Un reconditionnement n'est pas, par définition, mauvais. Quand vous achetez un moteur reconditionné pour votre auto ancienne, c'est pour du mieux, pour retrouver un taux de compression correct, pas pour le pire. Mais comment reconnaître le bon du mauvais ? Le Christ disait, à ce propos : « tu reconnaîtras l'arbre à ses fruits ».

 

Pour qu'une information, un enseignement venu de l'extérieur s'inscrive dans les faits, dans vos faits, dans ce que vous faites, autrement dit pour que vous compreniez cet enseignement, que vous le réalisiez, que vous le rendiez réel dans votre existence pratique, il est nécessaire que vous le laissiez entrer, que vous ayez un à-priori bienveillant.

 

Comme il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, il n'y a pas meilleur élève que celui, que celle qui veut apprendre. Mais pour apprendre il faut accepter de ne pas savoir et ça c'est difficile pour beaucoup de gens. Comme si de ne pas savoir était une infamie, une honte !

 

Suivre un enseignement c'est accepter de changer d'avis sur certaines choses que l'on croyait vraies, c'est accepter de changer son comportement aussi. Car si vous suivez un enseignement c'est que votre comportement ne vous apportait pas toute la satisfaction que vous en attendiez.

 

Cela demande des dispositions d'esprit particulières, une sincérité, une soif, un discernement et un lâcher-prise peu communs. La peur d'être manipulé est si forte ! Comment réussir à faire confiance ? Comment réussir à lâcher-prise ? En faisant confiance mais comment faire confiance ? Il n'y a pas de recette, certains esprits seront accessibles à tel ou tel enseignement et d'autres complètement insensibles, c'est selon chacun. Le libre-arbitre s'exerce ici à plein.

 

Bien sûr que lorsqu'on a vu un film qui nous a particulièrement touché ou voudrait que tout le monde aille le voir et que l'on est un peu contrarié quand quelqu'un ne veut rien entendre, mais le détachement, le « non-agir » (du Tao-Te-King) , le Service c'est aussi ça : ne pas s'attacher aux résultats de ses actes tout en faisant tout le mieux possible.

 

 

On reconnaît un arbre à ses fruits

 

 

Quelque chose peut, tout de même,nous aider c'est le discernement : « tu reconnaîtras l'arbre à ses fruits » et quel est le fruit d'un maître ? Son enseignement ! Si l'enseignement est bon, qu'il n'alerte pas votre discernement c'est que le maître qui le dispense est bon et que vous pouvez lui faire confiance, tout simplement. A moins d'avoir l'esprit complètement enfermé derrière un mur pare-feu.

 

D'autres fruits du maître sont les disciples : quel incidence, sur ses disciples, l'enseignement du maître a-t-il ? Sont-ils plus éclairés, sont-ils toujours libres ou complètement enfermés dans un dogme ? Voient-ils leur existence changer pour du mieux ? Se sont-ils coupé du monde, de leurs proches ? Vivent-ils en marge ? Pour le savoir il faut les interroger. Avec les réseaux sociaux ce n'est pas très difficile. Il suffit d'aller sur un page Facebook d'un disciple, par exemple, et de chatter avec lui.

 

Une notion est difficile à accepter pour le commun des mortels, cette notion c'est la soumission. Une voie spirituelle, quelle qu'elle soit, taoïsme, bouddhisme, christianisme, yoga (un véritable yoga mystique) a une sàdhana, un ensemble de pratiques auxquelles son disciple, son pratiquant doit se soumettre. Il ne s'agit pas de se soumettre à un homme (ou une femme) mais à une sàdhana. La sàdhana de La Voie c'est d'une part son agya , comme redéfini dernièrement (pour le connaître, cliquez sur le mot) et d'autre part les trois piliers de la pratique.

 

Si vous voulez méditer de façon profonde, apprenez à vous soumettre, à soumettre votre mental. Dans le Yogasûtra de Patanjali, devenu le traité du yoga de La Voie par une nouvelle traduction, il est souvent mentionné le samyama, qui est la maîtrise du mental. Cette maîtrise est la soumission du mental. Ce n'est pas le mental qui se soumet, c'est l'âme, sa volonté qui soumet le mental.

 

 

"Par la maîtrise des tendances à la dispersion

Vient la méditation profonde

Et l'esprit, sans perdre sa nature

Peut dominer la confusion"

 

Yogasûtra 3:9

 

 

Toute personne refusant, par principe, toute soumission se verra dans l'impossibilité de méditer profondément, de suivre une sàdhana, une voie spirituelle capable de la remettre en cause. Si vous n'acceptez pas d'être remis en cause, alors passez votre chemin.

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya (maison du bonheur), enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation, qui observent l'agya et pratiquent les trois piliers. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous observez l'agya et pratiquez les trois piliers. Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

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Tag(s) : #lavoie, #yogaoriginel, #agya, #observance, #spiritualité, #bonheur, #vérité, #yoga, #humilité, #fauxego, #vanité, #comprendre

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