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Le bonheur ne se garde pas, il est dans l'instant et l'instant est tout de suite. Les pensées, les sentiments, les concepts ne se calment pas avec le mental, en leur courant après. Lâchez-prise, méditez et faites les choses dans le détachement et avec soin, alors l'harmonie règnera.

 

 

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet''

 

 

Je me souviens, j'avais vingt et un ans,

je travaillais pour le syndicat des jeunes agriculteurs du Rhône

et j'avais été envoyé chez un agriculteur qui était malade,

pour le remplacer durant sa maladie.

 

Cet agriculteur élevait des vaches laitières dans les monts du lyonnais,

et il les logeait dans une grande stabulation libre,

la journée elles allaient au pré.

Le premier soir il a fallut que je rentre les vaches, pour les traire.

C'était la première fois de ma vie que j'allais faire ça

et j'étais seul dans l'exploitation.

 

 

La course aux vaches

 

 

Je vais dans le pré, vers une vache pour la guider vers la stabulation,

elle s'en va à l'opposé, je vais en chercher une autre, qui s'échappe aussi...

alors je lui cours après mais elle coure plus vite que moi !

J'essaie avec un autre groupe de vaches,

elles s'égaillent rapidement et je n'arrive à rien.

Je suis épuisé. Je finis par m'arrêter de cavaler n'importe comment,

je m'assieds sur une motte d'herbe et je médite sur le Saint-Nom.

 

Le soleil commençait à se coucher,

le temps se rafraîchissait et il faisait déjà sombre :

il fallait vraiment que je rentre ces vaches !

J'ai cessé de méditer assis, je me suis levé calmement,

je suis allé vers la grande porte de la stabulation,

je l'ai ouverte et je me suis tenu immobile derrière.

Les vaches sont venues,

elles sont toutes entrées dans la stabulation

et j'ai refermé la porte.

 

Les vaches ne demandaient pas mieux que de rentrer chez elles !

Je leur faisais peur à leur courir derrière !

C'était comme si je devais aller chercher les vaches une par une.

Pour le mental c'est un peu la même chose :

pour atteindre la Réalisation le passage obligé c'est la maîtrise2,

comme il est dit dans le traité du yoga-originel1...

mais quelle maîtrise ? Celle des fluctuations du mental,

des pensées, des impressions, des sentiments.

 

 

La maîtrise du lâcher-prise

 

 

Paradoxalement la maîtrise c'est le lâcher-prise :

je m'assieds et je médite.

Celui qui doit maîtriser le mental ce n'est pas le mental !

 

 

Si je commence à courir après mes problèmes,

après mes pensées, après mes peurs, après mes doutes,

après mes concepts je vais courir toute ma vie !

Si j'essaie de répondre à mes questions,

il y en aura d'autres qui viendront et ça n'aura pas de fin.

Je m'assieds et je médite.

Comme les vaches ont cessé de courir,

je cesse de courir après mes pensées...

les vaches regagnent leur stabulation3,

je retrouve mon centre.

 

C'est ça le lâcher-prise dont je vous entretiens toujours :

ce n'est pas le rien faire mais c'est laisser faire l'harmonie...

cette harmonie est en vous

et si vous vous mettez en harmonie avec...l'harmonie

c'est elle qui fait les choses pour vous, à travers vos actions.

C'est aussi le non-agir et le Service.

 

Voyez les plongeurs sous-marin, quand ils doivent aller profond

pour trouver quelque chose, qu'importe, un câble, une épave, un objet quelconque :

quand ils sont arrivés au fond, moins ils bougent et plus leur vision est claire.

S'ils se mettent à s'agiter ils vont remuer la vase du fond

et très vite ils seront aveuglés par une sorte de brouillard.

C'est pareil pour la spiritualité.

 

 

A la queue leu-leu

 

 

S'arrêter de regarder son nombril,

de penser, de désirer ce que l'on n'a pas,

de se projeter dans l'avenir, de ressasser le passé,

de se faire mal c'est aussi ça le lâcher-prise, le détachement.

 

 

Vous avez des choses à faire :

faites-les une par une, à la queue leu-leu.

Ne cherchez pas à tout faire en même temps.

Faites les dans l'ordre, comme il le faut et sans vous ''prendre-la-tête''.

Des fois on se réveille le matin et on voit

tout ce qu'il nous faudra faire dans la journée...

se lever, aller faire sa toilette, s'habiller, se préparer

et prendre un petit-déjeuner, sortir, se rendre à son travail etc.

Alors on se sent découragé et on désire rester couché.

 

Finalement on se lève et on fait les choses une par une

et à chaque fois que l'on en a fait une, elle est faite,

il en reste moins à faire.

Les choses ne sont pas à faire toutes en même temps !

Finalement on enfile les choses comme des perles,

les unes après les autres et le soir venu tout a été fait .

 

Chaque jour est comme une perle, chaque jour recèle ses trésors.

Chaque matin une nouvelle journée commence

et l'opportunité d'être uni à Lui, en Conscience, vous est donnée.

Saisissez-la en observant l'Agya. N'accumulez rien.

Les choses du lundi appartiennent à ce lundi

mais le lendemain c'est mardi

et des choses du mardi vous seront proposées.

 

 

Le bonheur est un produit frais

 

 

N'accumulez pas le bonheur :

le bonheur est un produit frais qui ne supporte pas la conserve.

Il y en a chaque jour, il suffit de le savoir.

La béatitude ne peut pas se mettre de côté pour les jours où il n'y en aura pas.

Elle se consomme tout de suite et il n'en manque jamais,

juste parfois nous avons envie d'autres choses :

d'un repas entre amis, d'une ballade en auto, d'une bonne émission à la télé etc.

Le plus grand dévot n'est pas tout le temps en état de parfaite dévotion.

 

 

Vous qui êtes Marcheur,

qui avez reçu la Révélation

et qui observez l'Agya ,

vous pouvez aller à la pêche au bonheur spirituel chaque jour,

toute la journée selon votre convenance.

C'est vous qui décidez,

c'est vous qui dosez votre béatitude,

votre bonheur selon la soif que vous avez.

 

 

Plus vous vous agiterez pour faire les choses vous-même

et moins vous y arriverez, acceptez de lâcher-prise, de laisser faire la Grâce

non pas en ne rien faisant mais en faisant ce qu'il est bon de faire

et de la bonne façon. Qu'est-ce qu'il est bon de faire ?

D'observer l'Agya. Qu'elle est la bonne façon ?

La bonne façon est celle que je vous ai montrée.

Il s'agit d'être simple, humble et de faire montre de constance.

 

 

L'harmonie existe

et si vous avez soif d'elle,

fondez-vous dans l'harmonie,

ne la dérangez pas.

 

 

''Le non-agir est Grâce et harmonie ''

[Bhaktimàrga 2-3-4]

 

 

 

 

1/Traité du yoga-originel : c'est la traduction du sanskrit au français et à l'anglais que sri Hans yoganand a faite du Yogasûtra.

2/Maîtrise : vasïkàra.

3/Stabulation: sorte de grande étable où les vaches sont libres d'aller et de venir. L'équivalent d'un open-space pour les bureaux !

 

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous observez l'Agya. Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

D'autres Satsang dans cet esprit:

 

-Cool !

-Lézarder à Sa Lumière

-Ne plus gêner

 

Sur certaines tablettes et smartphones, le blog est moins confortable

si vous le pouvez, visitez-le depuis un ordinateur.

 

Tag(s) : #yogaoriginel, #satsang, #yoga, #spiritualité, #bonheur, #conscience, #simplicité, #paix, #vanité, #guidance

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