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Impossible d'aller en spiritualité si on  ne veut pas du détachement... Il y a une chose qui vient avant le détachement, c'est le lâcher-prise, mais lâcher-prise, se détacher ne veut pas dire tout oublier ni tout quitter, il y a une méthode pour bien faire ça !

Satsang de sri hans Yoganand à propos de la nostalgie, des souvenirs, du détachement.
Le détachement c'est bien, l'instant-présent aussi mais on peut aussi se souvenir

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Le vrai détachement, le lâcher-prise peuvent très bien vous plaire, vous pouvez aussi approuver ces principes, vous dire qu'ils sont importants pour une vie spirituelle profonde, comme il est important d'être simple, constant, humble, d'avoir soif de vérité, de paix et ça peut rester des théories, même si vous n'en avez pas conscience...que c'est resté des théories, des concepts, des vœux pieux. « Le détachement ouvre la porte du Royaume, l'indifférence la referme » (Bhaktimàrga 1-5-12)

 

 

Le lâcher-prise précède le détachement qui est le seul chemin vers la conscience. Vous ne pouvez pas faire l'économie du détachement si vous ambitionnez de vivre une vie spirituelle vraie et profonde. Pour ce qui est des postures « spiritualisantes » le détachement n'est pas utile : il vous suffit d'avoir un autel chez-vous, avec une ou plusieurs statuettes de Bouddha, des bambous dans un petit vase, des galets empilés, des encens et une fontaine à piles et de dire namasté à tout bout de champs en vous penchant en avant, sourire aux lèvres en disant « Je nous aime ».

 

 

Quelle est cette conscience dont je vous parle et vers laquelle la vraie vie spirituelle est censée mener ? C'est la pleine conscience dans l'instant. Je ne vous parle pas d'éveil ni de libération de l'âme, simplement de vivre comme il a été prévu que vous viviez, en voyant les choses telles qu'elles sont et en tournant votre attention vers plus important que vous. L'attachement vous empêche d'être dans l'instant en pleine conscience, d'où l’intérêt qu'il y a à s'en défaire ! Je vous ai dit que le lâcher-prise était ce qui venait avant le détachement : vous ne pouvez pas vous détacher si vous ne lâchez pas prise, si vous ne défaites pas le nœud. Lâcher prise ça signifie lâcher l'instant passé pour être dans celui qui est là, à l'instant.

 

 

Lâcher prise ça ne veut pas dire tout abandonner, votre travail, vos amis, votre famille, je vous parle d'une posture intérieure, le seul àsana indispensable dans la pratique de la méditation profonde. Une posture intérieure est un état d'esprit. Par exemple, sur La Voie, la posture intérieure est composée de la simplicité, de l'humilité, de la soif de vérité, de la constance et du détachement. Il n'est pas question de tout quitter et d'aller vivre au fond d'une grotte, nu, en se nourrissant du pràna sans jamais voir personne. Ce n'est pas du détachement, ce genre de comportement mais au contraire de l'attachement, celui aux concepts que l'on a sur ce que doit être une pratique spirituelle. Ces concepts sont dictés par l'ego-spirituel, qui est le faux-ego déguisé en moine.

 

 

Certains veulent mériter l'amour de Dieu en se privant de tout, en se faisant mal mais où ont-ils vu que Dieu voulait que l'on se prive et que l'on se fasse mal ? Réalisez : il vous a invité dans Sa Création (le monde), dans une incarnation (la vôtre), avec un corps et un esprit capables de relations humaines et de jouissance, et vous traitez ses cadeaux par le mépris, vous les ignorez préférant vos concepts masochistes à la réalité de la Lilà (le jeu) de Dieu !

 

 

« Qui s'impose une ascèse sévère

Mais non conforme à la sadhana,

Est guidé par l'ego-spirituel

Et torture l'âme comme le Malin fait »

Bhaktimàrga 2-2-23

 

 

Il y a des sportifs de la mystique qui tentent des records, ils veulent voir combien de temps ils peuvent tenir assis en lotus, les yeux fermés, au pied d'un figuier, ou combien de temps ils peuvent tenir sans manger, prétextant qu'ils ne se nourrissent que de pràna, tout ça pour susciter l’admiration, la reconnaissance des autres. Si ce n'est pas faire preuve de vanité, alors c'est que je ne sais plus ce qu'est la vanité ! Une vanité nue vaut bien une vanité vêtue de costumes luxueux.

 

 

S'il est trop difficile de faire que chaque instant soit nouveau commencez à faire que chaque jour soit nouveau et que vous ne soyez pas attaché à ce que vous croyez avoir compris la veille. Chaque jour recommencez de zéro. Vous effacez tout et vous recommencez. Il est une chose qui ne s’efface pas, c'est le degré de réalisation auquel vous êtes arrivé, mais la réalisation n'est pas de l'ordre des concepts, même justes, elle est de l'ordre de la pratique.

 

 

 

Le vrai détachement

 

 

 

Le vrai détachement vient jour après jour, à force de pratiquer les quatre piliers de l'agya. Il est comme l'humilité : vous ne pouvez pas le sortir (le vrai détachement) d'une boîte, il vient de l'intérieur et il faut le temps qu'il remonte à la surface. Je ne vous dirais pas combien de temps il faut, car ça dépend de chaque individu. Alors n'attendez pas que ça vienne, sinon, comment pourriez-vous être dans l'instant si vous avez votre attention occupée à cette attente ?

 

 

Je vais vous faire une suggestion, ne prêtez aucune attention à vos humeurs, à vos questionnements, à vos idées, vos convictions, vos concepts, à ce que vous croyez à propos de ceci et de cela. Si vous êtes disciple de La Voie, que vous avez reçu la Révélation, contentez-vous d'observer l'agya, de pratiquer dans l'instant : l'instant est éternel, en vous y blottissant vous connaîtrez la vie éternelle. « Le Tout est depuis et pour toujours tout entier dans l'instant » (Bhaktimàrga 1-1-11)

 

 

Attention, il n'est pas interdit ni contraire d'avoir des souvenirs et de se les remémorer, même avec nostalgie ! Vous êtes aussi fait, pour ce qui concerne la personne vivant aujourd'hui dans cette incarnation, de vos souvenirs, de vos connaissances apprises, de vos sentiments, de vos relations sociales... Je parle toujours pour ce qui concerne la spiritualité profonde, l'accomplissement de sa destinée spirituelle. Si vous vous souvenez de votre jeunesse, de votre premier amour que ce soit un bonbon, un plaisir mais que ce bonbon, ce plaisir ne vienne pas empêcher votre pratique.

 

 

 

Rester jeune

 

 

 

Restez autant que vous le pouvez dans le présent, ainsi vous ne vieillirez pas...votre corps vieillira, vous arriverez à vous désincarner un jour, comme tout le monde mais sans avoir vieilli. La vieillesse est un état d'esprit, comme la jeunesse...à ceux qui vous disent, si vous êtes une personne âgée, « De votre temps », répondez-leur « Mon temps c'est aujourd'hui ». Si vous vous laissez emprisonner dans le tas de vos souvenirs, de vos regrets, de vos certitudes, de vos concepts, alors vous vieillissez car vous êtes sclérosé, incapable de bouger. Mais en vivant chaque jour comme un nouveau jour, sans certitudes, dans l'improvisation et, pour les disciples de La Voie, dans l'Observance de l'agya, la pratique de ses quatre piliers vous êtes et restez jeune.

 

 

Le but n'est pas de rester jeune, mais savez-vous pourquoi c'est important de le rester ? Même si c'est un moyen sinon un but ? Parce que si vous n'allez pas au Royaume comme un petit enfant vous n'y entrerez pas. Alors le Royaume dont je vous parle, comme ce Royaume dont Jésus parlait quand il disait : « Le Royaume est au-dedans de vous... » (évangile selon Thomas, loggion 3), ce Royaume n'est pas un endroit dans le ciel, enceint de hauts murs et dont l'entrée est gardée par Saint Pierre, non, ce Royaume est autre chose, un état de conscience qu'en Inde on nomme Satçitananda.

 

 

« Quand tu ne seras plus distrait par l'illusion du monde,

quand tu seras absorbé dans l'Observance,

tu connaîtras Satçitananda, le Royaume. »

Bhaktimàrga 2-2-17

 

 

Si vous sentez grandir en vous ce besoin d'essentiel vous pouvez rendre grâce à Dieu parce que heureux les assoiffés car ils seront désaltérés. Si vous n'avez pas soif de vérité ne vous plaignez pas de ne pas la connaître, de ne pas la vivre et même de douter de son existence ! Chacun est servi selon ses mérites

 

 

« Pourquoi serait-ce la source qui devrait aller

au-devant des pèlerins ?

Le Pèlerin oublie parfois qu'il a des jambes pour marcher.

Il oublie que ce n'est pas la route qui défile sous lui

mais son esprit qui se projette vers l'horizon.

Demandez, si votre intention est de recevoir.

Lorsque la terre a soif, c'est elle qui doit appeler la pluie ».

 

L'évangile selon Marie-Madeleine

 

 

 

Trouver le vrai

 

 

 

Ce n'est que dans l'instant, dans le silence et le détachement que vous trouverez le vrai. Ailleurs vous trouverez peut-être des choses pertinentes, inspirantes, non dénuées de vérité mais ces choses ne seront pas vraies. Ce qui est vrai est ce qui est réel, tangible, que l'on peut vivre, et la vérité ne se vit que dans l'instant, dans le silence et le détachement. Ce qui est vrai est maintenant. Ce qui était vrai il y a dix minutes ne l'est plus maintenant, ce qui sera peut-être vrai dans une heure ne l'est pas encore, hors de l'instant point de salut !

 

 

Imaginez que vous venez de passer six heures à travailler sur votre ordinateur, par exemple à traduire un texte du sanskrit au français et que l'ordinateur plante, effaçant tout votre travail ! Vous devez le recommencer de zéro...c'est ça le détachement. Mais là, il s'agit d'effacer tout de façon volontaire ! Dingue, non ? Il est bon, dans la vie, de faire toujours place nette : il y a ceux qui accumulent et ceux qui jettent, alors, pour ce qui est de la vie intérieure, spirituelle il est bon de jeter afin d'être toujours capable de se remplir de choses nouvelles. Il n'y a rien à apprendre, à comprendre en spiritualité, il y a juste à le vivre, à se laisser prendre à bras-le-corps !

 

 

Toute ma vie, jusqu'à aujourd'hui, j'ai toujours tout jeté, tout perdu, rien gardé. Je n'ai aucune photo de mon passé, aucune photo de mes enfants, aucun objet du passé. J'ai tellement voyagé léger, sac au dos, que ce soit pour aller en Inde, en 1974 ou pour vivre à travers l'Europe depuis mon retour en 1978 et ce mode de vie n'est pas compatible avec la collection. Mon enfance, je l'ai vécue de cette même façon, de fermes en fermes, de pensions en aérium et d'aérium en pensions. Mais il y a une chose que je n'ai jamais perdue, une chose qui n'est jamais partie, que j'ai toujours gardée : le Saint-Nom.

 

 

Alors pour ce qui est du Saint-Nom ou Verbe, si vous ne le connaissez pas, je peux vous le montrer, si vous le voulez mais vous dire ce que c'est, ça je ne le peux pas : il n'est pas quelque chose que l'on peut dire ni expliquer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #spiritualité, #yogaoriginel, #yoga, #détachement, #lavoie, #méditation

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