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Lâcher-prise est une posture indispensable à toute vraie vie spirituelle, mais souvent quelque chose en nous a peur et veut bien lâcher-prise, mais tout en gardant les doubles commandes. En même temps nous avons le libre-arbitre !

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, la vérité et la méditation.
Tu as déjà tout en toi, il n'y a rien à inventer, tout juste à s'en rendre compte

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

Oui, lâcher-prise, tout est là, mais il ne suffit pas de le dire, il s'agit de le faire et quand on a commencé il n'y a qu'à continuer... Il y a, chez l'être-humain, une peur très forte, celle de faire un pas dans le vide. Mais il n'y a pas de vide, c'est un effet d'optique, comme dans les aventuriers de l'arche perdue, quand Indiana Jones doit traverser un ravin profond et qu'il semble n'y avoir que du vide... Indiana, se remémorant un psaume ; fait un pas en avant et son pied se pose sur une passerelle.

 

 

C'est la même chose avec la Grâce de Dieu : il semble n'y avoir que du rien et, quand la foi fait que l'on avance, on est entouré de Grâce, de Sa Guidance qui porte notre vie dans son harmonie. On veut bien lâcher-prise mais on voudrait, en même temps, voir le chemin se dessiner devant nous et garder le pied sur la pédale de frein. On veut les doubles commandes. C'est ça qui vous ralentit : vous avez quelque chose en vous qui vous retient. Théoriquement vous vous êtes habitué à la notion de lâcher-prise, vous en êtes d'accord, mais votre peur viscérale vous fait freiner irrésistiblement !

 

 

Là où il est le moins étrange de se laisser aller, c'est dans la méditation, cette notion y est à son aise. Un des quatre piliers qui sont la vie de l'initié, le service, couvre presque toute la journée, à travers tous ses aspects, même les plus familiers. Il est parfois difficile de se laisser aller à la béatitude, au travail, par exemple.

 

 

 

Le libre arbitre

 

 

 

L'âme a une tendance naturelle à être attirée vers Dieu, mais elle n'est pas seule, durant l'existence, elle est liée à l'ego. Ce mariage forcé et nécessaire a permis à l'âme d'avoir conscience d'elle-même. Ce n'est pas tout, en même temps que la conscience, elle a gagné, à ce mariage, le libre-arbitre et ce libre-arbitre contrarie sa tendance à se diriger vers Dieu. Il faut dire que c'est son but, au libre-arbitre : de faire que, lorsque l'âme va vers Dieu, ce par sa volonté délibérée. C'est la Lilà (le jeu) de Dieu.

 

 

Tout est là dans la Lilà : à chaque instant vous pouvez vous donner, mais vous pouvez aussi vous reprendre. Un don, pour qu'il soit signifiant, doit être fait en toute liberté. C'est ainsi et il n'y a pas de quoi vous mettre martel en tête, culpabiliser. Lâcher-prise c'est aussi ne pas se sentir coupable.

 

 

Pour ce qui concerne la méditation, il s'agit de fermer les yeux, de pratiquer les techniques comme vous les avez reçues au cours de la Révélation et de ne pas vous regarder méditer. La méditation, c'est un peu comme si vous étiez assis face à une rangée d'immeubles alignés face au front de mer, et que vous regardiez le coucher du soleil se reflétant sur le miroir de leurs vitrages. À un moment donné on vous dit : « Retourne-toi » et vous le faites, vous vous retournez et vous vous retrouvez face à la mer et au splendide coucher de soleil.

 

 

 

La contemplation

c'est simple

 

 

 

C'est simple ! Vous n'avez pas à fabriquer la mer, à allumer le soleil, à peindre les nuages ! Toute cette beauté est déjà là, il suffit de se retourner et d'admirer. C'est la même chose dans la méditation : vous regardez la lumière, grande ou petite, vous écoutez la musique, forte ou ténue, et le Saint-Nom, vous n'avez pas à les inventer, ils existent, il suffit de vous tourner dans la bonne direction. Ayez une posture de méditation confortable, que vous puissiez tenir longtemps, c'est important. C'est la seule mention qui est faite à propos de posture dans le Yogasûtra de ''Patanjali'', d'ailleurs, il est dit dans un verset  :

 

 

« Yama-niyamàsana-prànàyàma-pratyàhàra-dhàranà-

dhyàna-samàdhayo'stàv angàni.
 

Ces étapes sont « Yama » : le respect de ses devoirs

vis-à-vis des autres et de soi-même,

« Niyama » : l'autodiscipline,

« Asana » : avoir une posture stable et confortable en méditation,

« Prànàyàma » : garder son attention posée sur la respiration,

« Pratyàhàra » : placer ses sens en état de perception atténuée,

« Dhàranà » : garder son attention sur un seul point et ne pas bouger,

« Dhyàna » : méditation profonde

et pour finir le samadhi, entrer en contemplation

et se fondre dans la béatitude. »

 

Yogasûtra verset 2-29

 

 

 

C'est pourquoi je vous ai dit que si, pour la technique du Saint-Nom, vous vouliez vous allonger sur une sorte de méridienne, de transat confortable vous le pouvez. L'essentiel étant de pouvoir tenir longtemps, mais le risque est celui de vous endormir. Si vous êtes mieux en demi-lotus sur un zafu et un zafuton (coussins de méditation), vous pouvez le faire aussi. C'est vous qui voyez. La seule posture qui compte est intérieure. Les quatre techniques de méditation de La Voie ne sont pas des postures, et vous qui en avez reçu la Révélation, vous le savez.

 

 

Ces techniques sont tout au plus des mudras. Je veux dire à ceux qui lisent ce satsang et qui ne connaissent pas ces techniques, que les mudras dont je parle ici ne sont pas ces petits gestes connus pour leur esthétique et leur symbolisme. Ces mudras de La Voie sont très anciens et très peu connus et ils n'ont rien de symbolique ni d'esthétiques : ils sont les techniques qui permettent de voir la lumière intérieure et d'entendre la musique (les sons ou Nada) intérieure. « La méditation est une mine, la Grâce est le diamant qui s'y cache. » (Bhaktimàrga 2-4-25)

 

 

Quand vous avez fini de contempler le coucher de soleil, que vous retournez à votre hôtel, il est parfaitement inutile de gloser à propos du coucher de soleil. Vous le retrouverez le lendemain soir, comme tous les soirs. Il ne sert à rien d'en discuter. Il est question de contemplation, pas de conversation.

 

 

Si vous vous tournez vers le couchant, à la bonne heure vous pouvez contempler le coucher de soleil, il n'y a là rien que de très naturel ! C'est juste ça la pratique, mais il y a quelque chose en vous qui veut faire... contempler ne lui suffit pas. C'est pour ça que le lâcher-prise est si important. C'est ce que vous avez de plus important à apprendre, ce qui prend le plus de temps : le lâcher-prise en toute simplicité.

 

 

Avez-vous une ambition spirituelle ? Voulez-vous devenir guru à la place du guru ? Non, n'est-ce pas ? Alors restez cool et contemplez.

 

 

 

 

 


 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #satsang, #yoga, #yogaoriginel, #méditation, #agya, #spiritualité, #lavoie

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