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Ce Satsang met le doigt sur le besoin, la nécessité absolue qu'il y a, sur le chemin vers la Libération, de se détacher. Se détacher de quoi ? De l'attachement. Il se colle partout, l'attachement, comme un sparadrap tenace. Détachez-vous de votre vérité.

 

 

 

l'astérisque* renvoie au dico

 

 

 

 

 

Dans un film (la vallée),

des jeunes gens cherchaient le bonheur

dans une vallée inconnue de nouvelle-Guinée.

Sur les cartes cette vallée n'était qu'une zone blanche,

personne ne l'avait jamais explorée et,

recouverte constamment de nuages,

aucune photographie aérienne n'en révélait le contenu.

 

Ces jeunes pensaient que le paradis se trouvait dans cette vallée,

ils mettaient en elle tous leurs espoirs.

Le film raconte leurs aventures pour réussir à s'y rendre

et après de nombreuses galères, rebondissements

ils arrivèrent à la ligne de crête,

au sommet d'une montagne, d'où ils pouvaient voir

la vallée recouverte de son écran de nuages...

on ne sait pas ce qu'ils vont y trouver,

sans doute très exactement la même chose que

dans le reste de la forêt pluviale.

 

 

De quoi ont-ils peur ?

 

 

Beaucoup de gens sont ainsi:

ils préfèrent mettre leur espérance dans quelque chose d'inconnu

leur servant d'écran où projeter leurs fantasmes,

ce qu'ils imaginent

plutôt que de se mettre en marche pour s'y rendre.

Ils espèrent après la Vérité*

et quand ils la rencontrent n'en veulent pas,

de peur de perdre leurs rêves.

 

De quoi ont-ils peurs ?

Ils ont peur qu'une fois cette Vérité rencontrée,

connue elle ne ressemble pas à ce qu'ils en avaient imaginé.

Ils veulent garder leurs constructions conceptuelles de la Vérité,

de Dieu, de la vie après la mort, du paradis,

de ce qu'ils sont, de ce qu'ils doivent faire de leur vie.

 

Le film finit quand les jeunes arrivent au dessus de la vallée.

S'il avait continué il n'aurait montré que

la continuité de ce qu'il avait déjà montré:

des arbres, des plantes, des insectes et des animaux.

 

Beaucoup de gens s'imaginent des choses

à propos de la vie, de Dieu, de leur mission de vie,

alors soit ils se les imaginent en groupe

et ça fait une religion,

soit ils se les imaginent individuellement,

chacun dans son coin

et ça fait le new-âge.

 

La Vérité est ainsi,

elle est inconnue et on veut qu'elle le reste,

ainsi chacun peut se fabriquer la sienne.

Si vous acceptiez la Vérité,

au cas où vous la rencontreriez,

que feriez-vous de tout ce que vous avez construit,

comme vérité personnelle ?

Qu'allez-vous pouvoir faire de tout ce que vous avez imaginé ?

C'est ça le principal problème et vous savez,

cette peur relève de l'attachement*.

 

 

L'attachement

 

 

On préfère sa propre erreur à la Vérité

parce qu'au moins l’erreur est la notre.

C'est ça l'attachement...

c'est difficile de lâcher-prise,

de laisser s'écrouler les murs de nos châteaux en Espagne

et d'accepter les choses telles qu'elles sont.

Une erreur connue est plus rassurante

qu'une Vérité inconnue.

 

Si les jeunes étaient descendus dans cette vallée,

ils se seraient rendu compte qu'elle était

exactement la même que celles qu'ils avaient traversé pour s'y rendre

et que leurs efforts, leur voyage n'avaient pas de réelle utilité,

sinon celle de réaliser cette évidence.

Le voyage qui vaut le plus d'être entrepris

est un voyage intérieur.

 

La Vérité est dans cette vallée,

elle est aussi dans celles qu'ils avaient traversé

parce que partout où ils se trouvent la Vérité s'y trouve,

parce qu'ils la transportent avec eux...en eux.

Mais que de fatigue évitée,

que de risques non pris

s'ils avaient rencontré cette évidence avant de partir.

C'est comme les pèlerins,

ils transportent la Lumière* en eux

et quand ils parviennent à leur destination

ils la trouvent, cette lumière qu'ils ont amené avec eux.

 

 

 

Le Christ a dit que

Si le Royaume était dans le ciel, les oiseaux te devanceraient

Que s'il était dans la mer, les poissons te devanceraient

En Vérité le Royaume est en toi

[Bhaktimàrga 1-1-46]

 

 

 

Plus on est jeune et plus on met de l’espoir

en les choses et en soi-même

et plus on vieilli et moins on croit que le bonheur

est dans les choses, plus on se satisfait de peu

jusqu'à être heureux de simplement ne pas être mort,

assis sur un banc, à regarder les jeunes

courir à leurs occupations,

en sachant où elles vont les amener, finalement:

sur ce même banc.

 

 

 

la vraie satisfaction

 

 

Si à vingt ans on pouvait être aussi sage qu'à soixante

on serait initié,

on observerait l'Agya* tout le reste de notre vie

et on économiserait plusieurs vies.

Les gens ont besoin que la vie leur apprenne,

à grands coups de marteaux sur la tête,

que ce n'est pas par le travail,

ni par la possession de biens matériels,

ni par la politique,

ni par l'amour qu'ils trouveront le vrai bonheur,

la vraie satisfaction des aspirations de l'âme*.

 

Vous savez,

pour quelqu'un qui vit dans la rue,

juste d'avoir une petite chambre,

quatre murs, un toit, une porte qui ferme à clé et des toilettes, une douche

c'est déjà le plus grand bonheur !

Pouvoir dormir à l'abri des intempérie,

des regards et de la malveillance c'est déjà un tel luxe !

 

Pour une personne emprisonnée,

avec deux autres co-détenus,

dans une cellule de neuf mètres carrés,

et des toilettes à la turc sans cloison,

de pouvoir faire ses besoins seul c'est déjà un vrai bonheur !

 

 

Plus on a de possessions et plus il nous en faut...

le bonheur existentiel est comme un chewing-gum

dont le goût passerait trop vite.

Alors on remet une dragée dans notre bouche

et puis une autre et encore une autre.

La boule de gomme grossit dans notre bouche

mais la satisfaction nous échappe.

 

 

Quand on a été SDF longtemps

on rêve d'une chambre individuelle,

et quand on en a une, on rêve d'un studio

et puis d'un petit appartement et là,

après quelques semaines,

on se plaint du bruit des voisins.

 

Quand on a été sans emploi très longtemps

et que l'on trouve un travail,

on est heureux et après quelques temps on se plaint des horaires,

des collègues, des chefs, des clients.

 

 

La Vérité

 

 

Il nous faut trente ou quarante ans pour se rendre compte

que la satisfaction* ne viendra jamais des biens matériels

ni des gens ni même de ce que l'on fait.

Un chercheur* ne se satisfera pas

tant qu'il n'aura pas La réponse à ses questions

 

 

 

et La réponse c'est la Vérité...

pas sa vérité personnelle,

existentielle, philosophique, politique, non:

La Vérité universelle.

 

 

''Parmi des milliers d'hommes

Un seul cherchera la Vérité

Parmi ceux qui la trouveront

Rare celui qui s'oubliera pour Elle''

 

[Bhaktimàrga 2-4-17]

 

 

Plus on possède et plus on veut posséder...

quand on n'a presque rien il nous reste toujours la Vérité,

à l’intérieur de soi et elle, personne ne peut nous l'enlever.

Mais le plus souvent il faut être arrivé au bout de nos espoirs,

dans la plaine de la désespérance pour désirer aller au fond de soi,

à la rencontre de cette Vérité.

C'est dommage de devoir ainsi souffrir pour rencontrer la paix* intérieure

en acceptant de laisser tomber nos certitudes.

 

Quand on a un bon travail,

un conjoint, une maison on a peur de perdre notre travail,

on a peur que notre conjoint nous quitte,

on a peur de perdre notre maison

mais quand on est dans la rue, de quoi a-t-on peur ?

On n'a plus peur, on a juste besoin de manger,

de prendre une douche,

un café chaud

et de s’asseoir dans un endroit tranquille

à discuter avec des gens bienveillants.

 

Faut-il ainsi en être réduit à la misère pour ne plus avoir peur

et trouver quelque joie dans les choses simples de la vie ?

C'est là l’effet de l'attachement:

c'est notre attachement qui génère cette peur.

 

 

Les bonheurs du monde

 

 

Imaginez que vous soyez capable d'éprouver ce bonheur des petites choses

sans manquer de rien quelle joie vous éprouveriez !

C'est possible simplement en approfondissant votre Conscience*

et pour ça il est nécessaire de lâcher-prise.

C'est le détachement, le vrai détachement.

Vous êtes heureux de l'essentiel, en vous,

et le reste, l'amour, le travail, la maison, l'automobile c'est en plus !

 

 

''Préoccupez-vous en premier du Royaume (et de sa justice)

et tout le reste vous sera donné en plus ''.

[Matthieu 6:33]

 

 

Mais l'humain il faut qu'il galère

pour en arriver à demander du secours et à le recevoir car

''frappez et on vous ouvrira, demandez et on vous donnera '' [Matthieu 7/7].

Je suis venu vous dire qu'il n'est pas nécessaire de galérer,

vous pouvez demander aujourd'hui.

 

 

Je sais bien que vous espérez après tant de choses,

pour trouver le bonheur,

mais croyez-moi: il n'est pas dans ces choses

où vous mettez votre espérance.

Une fois trouvé le bonheur intérieur,

la vraie satisfaction*

vous pouvez profiter pleinement des joies que la vie,

dans le monde,

est capable de vous offrir.

 

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

 

D'autres Satsang dans cet esprit:

-La priorité de votre vie

-La pluie d'hier ou le bonheur de vivre

-Voir le monde tel qu'il est

 

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si vous le pouvez, visitez-le depuis un ordinateur.

Tag(s) : #satsang, #yogaoriginel, #bonheur, #conscience, #vérité, #spiritualité, #détachement

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