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Sur la voie tout est en subtilité et beaucoup de choses semblent, au début, être paradoxales, comme d'agir au mieux sans s'approprier ses actes (le non-agir), comme d'accepter, de lâcher-prise sans abandonner ni être passif. C'est une question de pratique.

 

[l'astérisque* renvoie au dico]

 

 

 

 

 

"Le détachement ouvre la porte du Royaume, l'indifférence la referme"

[Bhaktimàrga 1-5-12]

 

 

Vous savez que le yoga-originel de la voie n'est pas fait d'asàna,

de postures telles que dans le hatha-yoga.

D'ailleurs dans le Yogasûtra il n'est pas question de postures extérieures,

faites avec le corps physique mais plutôt d'une posture-intérieure...

d'un état-d'esprit préalable nécessaire à une vie spirituelle

profonde et féconde.

 

Parmi les constituants de la posture-intérieure

il y a le lâcher-prise, et dans le lâcher-prise

il est une de ses facettes sur laquelle je veux mettre l'accent, c'est l'acceptation.

Le lâcher-prise n'est pas seulement la décontraction,

bien sûr qu'il est bien de se décrisper pour espérer méditer

et observer l'Agya* comme il se doit mais c'est plus profond que ça.

Le but n'est pas d'être calme.

 

L'acceptation n'est pas le fatalisme.

Si on devait faire une typologie des pratiquants du yoga-originel,

on pourrait dire qu'il y a ceux qui vivent dans la société humaine,

en famille et qui sont investis dans une carrière.

Ils ont reçu la Révélation* des quatre techniques, après une période d'aspirant*,

et ils n'entrent jamais en contact avec le guide*.

On ne sait rien d'eux, ni s'ils observent l'Agya,

s'ils méditent régulièrement ou non etc.

 

Il y a ceux qui entrent en contact de temps en temps avec le guide

et dont on a des nouvelles.

Ils vivent dans le monde sans en espérer grand chose

et mettent leur espérance dans la Grâce*.

 

Il y a ceux, les Chela*, qui ont besoin du Satsang*

délivré par le guide pour les tenir dans l'Observance*

et ceux là qui ont mis toute leur espérance dans la Grâce et sa guidance*.

Il y a, enfin, les premie* qu'ils vivent à l'ashram ou en dehors.

Pour ceux là seule compte la conscience de la Grâce dans leur vie.

 

Plus vous lâchez-prise et plus vous approfondissez votre Conscience*.

Mais que faut-il lâcher ? Il faut lâcher la dualité*, le multiple, la confusion*.

Quoiqu'il en soit ce lâcher-prise ne peut-être provoqué artificiellement,

en y pensant et en prenant la résolution de le faire.

Pour lâcher ce qu'il faut lâcher il est nécessaire de comprendre quoi lâcher,

pourquoi et comment et la compréhension vient quand elle vient.

C'est une question d'évolution spirituelle de l'âme*.

 

Un, une élève de sixième n'en saura pas autant qu'un, qu'une élève de troisième

qui n'en saura pas autant qu'un, qu'une élève de première.

C'est ainsi.

 

 

Vous pouvez lâcher la cigarette, l'alcool puis la viande,

ou encore l'attachement* à votre apparence,

en n'allant plus chez le coiffeur et

en ne faisant plus les boutiques pour être à la mode.

Toutes ces choses sont la marque d'un lâcher-prise artificiel,

provoqué par le mental*,

conseillé en cela par l'ego-spirituel* et ses concepts*.

 

 

Lâchez l'illusion

 

 

L'acceptation c'est d'abord d'accepter d'être celui, celle que vous êtes

et d'en être là où vous en êtes.

C'est d'accepter le processus tel qu'il est.

Ne pas ambitionner d'être quelqu'un d'autre ailleurs à faire autre chose.

Vous avez un dharma* et l'Observance*,

vous pratiquez du mieux que vous le pouvez

et les choses se mettent en place petit à petit, à votre rythme.

 

Pour arriver à la conscience de l'Unité*,

qui est le vrai but de toute existence humaine,

il faut arriver au vrai détachement*.

Pour arriver au vrai détachement il est nécessaire de lâcher-prise.

Pour ça vous devez accepter.

Si vous n'acceptez pas votre vie, votre degré d'évolution, d'en être où vous en êtes,

vous ressentez de la frustration, vous culpabilisez

et vous ne pouvez pas vivre la voie comme il se doit.

 

C'est apparemment paradoxale: accepter sans fatalisme,

lâcher-prise sans passivité.

Plus on avance dans la profondeur de la conscience

et plus on comprend moins on voit de paradoxes

dans ces apparentes contradictions.

 

 

Ayez confiance et contentez-vous de faire ce que vous pouvez,

comme vous le devez et quand vous le devez.

Ainsi vous vous tricotez la guidance,

qui est la Grâce en action.

 

 

Le faux-ego*, ce menteur, celui-qui-sépare, se déguise souvent en dévot,

quand son hôte a un penchant pour Dieu et il lui dit,

en se faisant passer pour ses pensées,

des choses agréables à entendre: que Dieu est merveilleux,

que le faux-ego est méchant, que la guerre c'est pas bien,

que de couper un arbre c'est pas bien non plus,

que d'empiler des galets par trois et d'écouter glouglouter de l'eau

ça met dans la zénitude etc.

 

 

C'est vrai que la guerre c'est pas bien, pas plus que la haine

et que les bébés chats sont plus mignons

que les mamans moustiques

mais si le faux-ego se contentait de dire

ce genre de choses à son hôte penchant pour la spiritualité*,

ce serait moindre mal.

Non, il fait plus: il lui fait croire que Dieu est en lui et,

qu'en quelque sorte, ça fait qu'il est un peu Dieu lui même !

Alors cet hôte, ainsi berné, se met à dire:

"je n'ai pas besoin d'un guide, j'ai Dieu en moi ! "

C'est un peu comme si une éponge se prenait pour l'océan.

 

 

Le faux-ego est celui-qui-sépare et il fait son job: vous séparer,

vous laisser dans la confusion de la dualité, du multiple.

Ne l'écoutez-pas.

Tant que vous ne pourrez pas trier les pensées justes des fausses,

n'en n'écoutez aucune et contentez-vous d'observer l'Agya comme il faut

et si vous avez un problème, à ce sujet, demandez au guide de vous guider.

Le faux-ego ne veut pas que vous le fassiez, allez-vous lui obéir ?

Acceptez de ne pas savoir, acceptez d'avoir besoin d'aide

et demandez-la.

 

La Grâce nous tient debout, durant cette incarnation,

comme l'eau sous pression fait d'un tuyau souple une colonne rigide...

mais nous ne sommes pas l'eau qui coule en nous.

Reconnaissons la Grâce, sa guidance dans notre existence

et gardons foi en elle.

Ce que vous devez faire c'est juste

ce que vous pouvez le mieux possible, avec cœur.

Si vous avez soif vous boirez.

 

 

Si vous avez soif de dualité, du multiple,

de cette confusion pleine de vanité* et de plaisirs faciles,

alors vous boirez à la source de la société humaine,

si vous avez soif d'Unité, de Paix*, de L'Un*,

alors vous boirez à la source de l'Unité.

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

D'autres Satsang sur ce thème:

 

-Être calme n'est pas le but

-Foi n'est pas croyance

-Un deux trois méditez

 

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Tag(s) : #satsang, #agya, #fauxego, #yogaoriginel, #lavoie

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