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La Vérité, en vérité, n'est pas comme on dit qu'elle est...elle existe, cette vérité universelle, mais on ne peut pas la dire. On peut en profiter, en faisant ce qu'il faut, on peut la vivre mais il n'y a pas grand chose que l'on puisse dire à son sujet.

 

 

L'astérisque* renvoie au dico

 

 

La compréhension

 

 

Rien de ce que je dis, écris n'a le pouvoir de vous amener à l'intérieur

de ce centre de vous où la Paix réside. La vertu du Satsang*

est de vous inspirer à y aller. Les mots que je dis n'ont pas

autant d'importance que l'écho qu'ils éveillent en vous.

 

 

Si vous avez le germe de la compréhension, en vous, vous comprendrez sinon mes mots sont vains.

 

 

''Que celui qui a des oreilles pour entendre entende''

[Matthieu 11:15].

 

 

''Seuls ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent le Satsang''

[Bhaktimàrga 2-4-6].

 

 

''Le Satsang fait vibrer chez celui qui le reçoit

La même corde qui vibre chez celui qui le donne''

[Bhaktimàrga 2-4-8].

 

 

En écoutant, en lisant le Satsang vous pouvez voir

votre élan vers l'intérieur renouvelé. D'avoir ou de ne pas avoir ce germe

en vous n'est pas une affaire de capacité pas plus que de qualité,

c'est juste que tout le monde n'est pas au même endroit

au même moment sur le ''chemin du retour 1''.

 

Vous ne comprenez pas avec votre intellect, vos études ne vous donnent pas

la compréhension des subtilités paradoxales.

Comprendre est une évidence qui vient quand vous vous trouvez

suffisamment souvent au centre pour ''infuser'' dans la Vérité*.

Chacun est à un endroit différent,

 a un entendement différent en fonction de son évolution.

 

 

L'éléphant de la Vérité

 

 

Chacun voit la Vérité de manière différente en fonction de son regard...

c'est comme l'histoire de ces aveugles qui rencontrent un éléphant

et qui, pour l'appréhender, le touchent chacun en un endroit différent.

Celui qui touche sa trompe dit qu'un éléphant ressemble à une liane.

Celui qui lui touche une patte dit qu'il ressemble au tronc d'un arbre.

Celui, enfin, qui touche une de ses oreilles dit

qu'il ressemble à une grande feuille d'arbre.

 

 

''Il n'y a pas d'autres vérités que La Vérité''

[Bhaktimàrga 1-4-46]

 

 

La Vérité est la même, mais nous sommes tous en des endroits différents

et nous la voyons depuis notre point de vue, c'est ainsi que nous pouvons

tenir des discours différents à son propos. Sans doute que

tous ces discours sont vrais, du point de vue

de celui, de celle qui le tient.

 

Cette Paix*-intérieure est identique pour tous si les mots pour en parler

changent. Ne vous fiez pas seulement aux mots.

Les mots divisent souvent, c'est l'histoire de Babel.

Ce qui nous sépare est une illusion.

Nos divisions sont basées sur l'illusion*.

 

 

Il n'y a pas de modèle

 

 

Il n'y a pas un modèle d'amoureux de Dieu. L'important est d'aimer Dieu,

ou quel que soit le nom que vous lui donnez. Vous êtes sur la voie

et vous y restez et je n'ai pas à juger votre façon, façon que je ne connais pas

d’ailleurs, alors même si j'avais l'envie de la juger comment le pourrais-je ?

Mais il me faut tout de même vous dire: évitez d'être cérébral !

 

Je sais, je vous le dis souvent mais si vous saviez

à quel point c'est important ! Dans la vie de tous les jours

on est ou pas cérébral selon ses penchants et son goût,

mais pour ce qui concerne votre cheminement intérieur,

puisque vous m'avez accepté comme guide*, laissez-moi vous guider

et vous dire qu'il est vraiment essentiel de forcer votre ''nature''

quand vous êtes cérébral et de tout faire pour ne pas tomber

de ce côté où vous penchez.

 

Quand je dis cérébral je ne parle pas d'intellect seulement,

je ne parle pas de façon de parler, de centres d’intérêts...

je parle de mode de fonctionnement. Passer tout son ressenti

au filtre du cerveau est tout à fait contre productif

en terme de bien-être intérieur. Chaque fois que vous passez du temps

à analyser ce que vous croyez vivre sur cette voie

vous ne le passez pas à le vivre. C'est juste ça.

Jamais ça n'a permis à quiconque de connaître la Paix-intérieure

de réfléchir au pourquoi du comment...jamais. Vous le savez.

 

 

On ne peut pas réduire sa consommation

 

 

Quand on commence à réfléchir à soi, même si on commence juste un peu,

eh bien c'est comme pour le tabac: un gros fumeur ne peut pas dire:

''je vais réduire ma consommation'', il lui faut cesser complètement

et une fois qu'il ne fume plus ce n'est pas possible, pour lui,

de recommencer à fumer en se limitant à trois cigarettes par jour,

il va vite se retrouver à un paquet.

 

Rester trop longtemps dans ce genre de réflexion stérile

fait qu'à un moment vous vous retrouvez loin de la Paix intérieure,

dans le monde de la dualité* et du cortège de souffrances qui vont avec.

Profondément, une fois que vous revenez à l'unité, en revenant à la pratique

de la technique du Saint-Nom*, vous vous apercevez

que ce n'était pas si grave: que vous n'étiez pas allé si loin.

Il est en vous, le Saint-Nom et aussi loin de lui que vous vous soyez rendu

ce n'est jamais très loin, trop loin pour revenir.

 

 

Réfléchir pourquoi faire

 

 

Il n'y a pas à réfléchir à propos de la spiritualité* profonde.

La compréhension vient comme une évidence, au bon moment,

quand vous écoutez, lisez du Satsang et faite du Service*.

Elle vient là, la compréhension. Vous vous dites:

''bon sang, mais c'est bien sûr ! '' et vous êtes le premier

ou la première étonné(e). Ça vient au niveau du mental par capillarité,

comme le café ou le thé monte le long d'un morceau de sucre.

La compréhension ce n'est pas Sherlock-Holmes,

c'est plus Archimède, dans le style.

 

Qui réfléchit aux choses ? Vous ? Mais quel vous ? Est-ce un vous pérenne ?

Ou ce vous là va t-il changer encore à la prochaine mise à jour ?

De toutes façons ce vous qui réfléchit est un vous de scène,

un vous pour cette existence là, un vous de circonstances,

de représentation, il n'est pas un vous profond.

 

 

Le vrai soi

 

 

Tout ce qui n'est pas le vous profond relève de la personnalité

et votre personnalité est l'habit que vous avez maintenant

et s'il faut en tenir compte pour ce qui concerne la vie sociale,

mais pour ce qui est des affaires profondes, transcendantales

il ne peut vous être d'aucun secours: ce n'est pas de son domaine

de compétence et quand vous cogitez c'est ce vous là,

ce vous de circonstance qui cogite et il n'apporte aucune vraie réponse.

Ses réponses ne sont que des réponses de circonstances

et ne valent pas pour l'essentiel.

 

Pour ce qui est de votre cheminement vers plus de Conscience*

les réponses du mental* ne vous servent à rien,

elles ne font pas un viatique que vous pouvez amener avec vous.

Vous êtes là pour réaliser, pas pour apprendre.

Vous pouvez la vivre, ce n'est pas au dessus de vos capacités.

Seule votre soif est directrice.

 

La voie est unique, les Marcheurs* sont tous différents

et il n'y a pas de meilleure façon de marcher si ce n'est la votre, pour vous.

Tout le monde n'est pas un anachorète, un ermite ni un mystique

mais le but, la finalité est très profonde et il faut toujours viser profond.

Je vous parle de ça, pas de vous, pas de ce que votre libre-arbitre

ni de ce que votre état de conscience vous permet de vivre:

je ne puis en juger, ça ne concerne que vous.

 

 

Le sujet de vos préoccupations

 

 

Tant que vous serez votre principal sujet de préoccupation

vous recevrez les fruits de votre arbre. Plus vous vous oublierez

dans la Conscience profonde et plus vous vous y retrouverez.

Tant que vous vous regardez pratiquer vous ne pratiquez pas pleinement,

vous êtes en recul et vous recevez les fruits que vous autorise ce recul.

Ce n'est pas un problème: vous n'êtes pas noté et ce n'est pas un concours,

simplement, tant que vous vous contentez de ce que vous recevez,

alors c'est bien. C'est quand vous désirez recevoir plus que vous donnez

que naît la frustration et son cortège de souffrances:

incompréhension, sentiment d'injustice, auto-dépréciation etc.

 

Si vous êtes malades, fatigués, déprimés, allez consulter un médecin,

un spécialiste et, ensuite, un naturopathe, un acupuncteur

et toutes ces sortes de choses. Pour le reste vous ne devriez pas

vous focaliser: tous les jours ne se ressemblent pas

et vous n'êtes pas toujours au mieux, inutile de se pencher sur ces choses là,

ça va passer, en attendant il y a l'Observance* à...observer !

 

Le passé est passé et vous ne devriez pas y repenser et si ce passé

a laissé des traces qui vous font encore souffrir, eh bien souffrez

et consolez-vous dans la douceur intérieure, mais vous ne réglerez

pas les problèmes du passé en y réfléchissant.

La voie ne règle pas les problèmes, pas plus ceux du passé

que ceux du présent, sa pratique vous consolera et vous tournera

vers autre chose, ce qui est déjà beaucoup. Le but de la pratique

n'est pas un but de confort ni de guérison,

le but c'est l'approfondissement de votre Conscience.

 

 

La météo

 

 

Pour ma part, et si mon avis vous importe un peu, je me moque de savoir

si je vais bien ou moins bien ou mieux, si je suis épanoui ou pas épanoui

et toutes ces sortes de choses: je ne regarde ni la météo ni l'horoscope.

Ce qui m'importe c'est si je suis connecté ou non.

Je n'ai pas le loisir de m'occuper de mes "états-d'âme" !

 

Il fait beau, il fait moins beau, il fait chaud, il fait moins chaud,

il y a du vent, il y en a moins...qu'est-ce que ça peut faire ?

Je ne suis ni agriculteur ni marin. Je ne m’intéresse pas plus à la météo

du mental qu'à celle du ciel...qu'est-ce que ça change ?

l'important c'est d'être vivant et de suivre l'Agya*.

A chaque fois que je constate que je suis dans la confusion,

la dualité, je reviens au centre. Ce n'est pas plus difficile que ça !

Il n'y a pas à réfléchir. Croyez-moi, ça fait un bon moment

que je le fais, j'ai eu le temps de me rendre compte !

 

Ce que vous, ce que d'autres pensent de vous, ça ne vous apportera rien.

Vous avez toutes les armes possibles, vous n'en trouverez pas de meilleures,

il s'agit juste de le faire, maintenant. Personne ne le fera à votre place.

La vie est courte, vous n'avez pas tant de temps que ça

à perdre en vaines démarches.

 

C'est pour vous, seulement pour vous. Vivez et profitez-en !

 

 

1/''Le chemin du retour '': Autre nom du samsâra, le cycle des incarnations. Pour la voie la succession des incarnations a pour but de permettre à l'âme de revenir à son Créateur en toute Conscience.

 

La première incarnation permet, en mariant l'âme non-individualisée à l'ego d'avoir conscience d'elle même, de dire je. Cette âme mariée à l'ego se nomme âme-incarnée ou Témoin ou encore Conscience.

 

Une fois incarnée, individualisée, l'âme doit revenir se fondre à son Créateur, L'Un, sans perdre sa Conscience. Toutes les incarnations successives ont pour propos de rendre l'âme-incarnée ''déo-compatible''.



 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

Autres Satsang sur ce thème:

-A bon arbre bon fruit

-Simplicité et Unité

-Heureux les simples d'esprit

 

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Tag(s) : #satsang, #mental, #vanité, #détachement, #observance, #constance, #yogaoriginel, #lavoie

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